A Nous Paris n°761 13 fév 2017
A Nous Paris n°761 13 fév 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°761 de 13 fév 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (222 x 285) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : quoi de neuf à la montagne ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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édito 03 A NOUS PARIS Ça va pas ? Qu’est-ski a ? Alors oui, on n’avait pas skié depuis fort, fort (fort ?) longtemps. Mais on avait commencé tôt, ce qui avait laissé au bon sens populaire et à ses expressions chéries tout le loisir de s’exprimer. Le ski, c’était comme le vélo, ça ne s’oubliait pas. Après un passage toléré mais éclair au club des nains, histoire de revoir les bases, mais aussi de se targuer de dominer le monde du haut de son mètre soixante-treize, l’heure était venue de se confronter aux vraies pistes vertes, puis aux pistes tout court, donc. À la nuit tombante, un rapatriement par les sauveteurs agréés, néanmoins épatés par d’inattendues performances sur une « noire » tout en aspérités, aurait pu nous dissuader de goûter de nouveau à la discipline. Las, au son des « mais si, tu skies hyper bien », on se retrouvait, en moins de temps qu’il n’en aurait fallu pour se plaindre, en haut d’une piste, ou plutôt d’une falaise honteusement estampillée « bleue », glossy comme un bec de reine des neiges old school et complètement verglacée, pour tout dire. À notre « NON » ferme et définitif, on s’était vu opposer un argument pas négligeable, du genre qu’il n’y avait pas d’autre chemin pour descendre, et on s’était lancé en mode « j’y vais, mais j’ai peur » pour s’exploser les fesses sur la glace, du genre de douleur qui vous fait encore souffrir aujourd’hui par temps de pluie, alors que c’était il y a fort, fort longtemps aussi. On aurait pu noter encore cette fois où l’on suscitait l’admiration de tous, tellement on allait vite et tellement on avait fait des progrès, tandis qu’on se battait pour tracer des « S » amples et tout aplatis, pour finir, faute de parvenir à ralentir, par s’emplafonner dans des filets heureusement dressés entre nous et les troncs massifs de bon gros sapins centenaires. Mais il aura fallu l’apothéose d’une engueulade mémorable parce qu’on n’aura pas voulu emprunter le dernier remonte-pente de la journée pour se faire une ultime descente alors qu’on n’y voyait plus le bout de ses pieds et qu’il faisait super froid, pour oser déchausser et enfin dire… « Euh, non ». En tournant les talons avec le plus de dignité qu’on pouvait en conserver en traînant des skis censés se transporter sur l’épaule comme une plume, et en clopinant avec ces f… chaussures en bois, on aura enfin décidé d’assumer son amour de la montagne en hiver tel qu’il était. Et de lister les points de notre nouveau manifeste. Oui aux chalets cosy, aux marques de lunettes ostentatoires, à l’ange dans la neige, à l’abus de fromage fondu, aux après-skis en moumoute et aux bonnets à pompons, aux terrasses ensoleillées et aux boissons chaudes avec de l’alcool et du sucre dedans. Quant à la fameuse adrénaline du sport, sans prendre de décision qui nous emmènerait au-delà de la prochaine décennie, on aura prudemment choisi de se dire qu’on aura tout le loisir de rempiler un jour, pour peu que l’envie nous en reprenne. D’ici là, qu’importe le potentiellement long manque de pratique ; il y a des choses comme ça, paraît, qui ne s’oublient pas.Carine Chenaux Rédactrice en chef @CarineChenaux Alpe d’Huez (voir p.8) Laurent Salino/Alpe d'Huez Tourisme



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