A Nous Paris n°734 30 mai 2016
A Nous Paris n°734 30 mai 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°734 de 30 mai 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (222 x 285) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 14,3 Mo

  • Dans ce numéro : zoom sur le festival We Love Green les 4 et 5 juin.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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La vie est un sport magnifique
édito 03 Back dans les bacs À cette période, toujours, ce sont les mêmes pensées qui nous animent. Joie de voir l’année se finir, car même si nous n’allons plus à l’école depuis un moment, le mois de juin n’en annonce pas moins les vacances d’été. Frottage de mains à l’idée de suivre les matchs de Roland-Garros, à la télévision ou, pour les plus chanceux, in situ. Bonheur de voir le soleil revenir, le jour durer de plus en plus longtemps et les terrasses comme les festivals nous tendre les bras. De quoi réaliser qu’à côté de toute cette allégresse et autres promesses de réjouissances, nous n’avons même eu aucune pensée pour soutenir ces pauvres élèves qui s’apprêtent à plonger dans les méandres des épreuves du baccalauréat. Aucune fiche récapitulative, aucune citation bien sentie… Si, une, peutêtre, mais à ne pas réutiliser à moins d’espérer faire vraiment la différence : « Les diplômes sont faits pour les gens qui n’ont pas de talent. Vous avez du talent ? Ne vous emmerdez pas à passer le bac ». Celle-ci, que l’on doit aux Fonds de tiroir de Pierre Desproges est aussi tirée d’un essai du sociologue Michel Fize, Le Bac inutile, paru il y a quelques années, qui expliquait pourquoi ledit examen lui semblait très surfait. Une considération qui nous paraissait déjà bien évidente à l’époque où nous étions concernés et où nous voyions ceux qui préféraient passer la fin de leur adolescence à s’intéresser à la pisciculture au Japon plutôt que d’aller voir ce qui se passait dehors, comme d’ennuyeuses personnes qui tourneraient mal à coup sûr. Reste que l’auteur avait tout de même d’autres arguments plus construits. Ainsi, outre le fait que l’examen coûte cher (des dizaines de millions d’euros), qu’il est obtenu par plus de 80% des candidats à son obtention, celui-ci ne serait même pas gage de connaissances. Ainsi, avec le fameux procédé du bachotage, il ressemblerait davantage à une assimilation rapide de connaissances éphémères qu’à une vraie acquisition de savoirs. Ceux qui auront en leur temps appris tous leurs commentaires de textes pour l’oral de russe en phonétique et qui, il y a quelques années à peine étaient incollables au sujet du système digestif humain ne diront pas le contraire, incapables qu’ils sont aujourd’hui d’étayer leurs propos en s’appuyant sur un quelconque savoir valable. Si l’on ajoute à cela le fait que l’examen propose une compétition individuelle alors que l’avenir offrira le plus souvent des occasions de travailler en équipe, qu’un diplôme, s’il est une clé d’entrée pour rencontrer un employeur, arrivera, au rang dans les critères de sélection, loin derrière la motivation, la personnalité et la présentation, ou que nombre de personnalités à l’instar d’André Malraux ou Sacha Guitry se sont bien passés de l’obtention du bac, les arguments, justes, ont toujours tout de même de quoi provoquer quelque rébellion dans les familles. Reste qu’en attendant la révolution, ceux qui l’ont déjà se féliciteront toujours d’en être sortis glorieux, un jour d’une fin d’année difficile emplie d’angoisse et de conseils divers, tandis que ceux qui s’y préparent aujourd’hui n’auront encore pour le moment qu’à faire au mieux pour obtenir celui que l’on qualifie aussi de « passeport pour la liberté ». Bravo à tous les anciens donc et bonne chance aux futurs (et peutêtre derniers ?) bacheliers.Carine Chenaux Rédactrice en chef @CarineChenaux 1Alice mania (voir p.18) : Curious de Kei Acedera. 26,5 x 41 cm. Gouache. À la galerie Arludik 12-14, rue Saint- Louis en l'Île, 4e. Kei Acedera 2D’Days (voir p.12) : Chard, œuvre végétale de Gretchen Roehrs, à voir à la Galerie Joseph 116, rue de Turenne, 3e. Gretchen Roehrs A NOUS PARIS 1 2



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