A Nous Paris n°666 10 nov 2014
A Nous Paris n°666 10 nov 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°666 de 10 nov 2014

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (235 x 285) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 26,6 Mo

  • Dans ce numéro : spécial Mois de la photo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MARTINI PESSIONE100INO-ITA0 AMEPICANO L'ABUS D'ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ. À CONSOMMER AVEC MODÉRATION
édito 03 10/11/14 A NOUS Qui me regarde ? Novembre, c’est le Mois de la photo et les fans de fameux noms du genre comme les aficionados de grandes rétrospectives en profiteront sûrement pour s’immerger dans le monde de l’image de haut vol, rattrapant même au passage des expositions déjà commencées, remises en lumière pour l’occasion. Pensez donc, passer de Sabine Weiss à William Eggleston, en s’arrêtant au passage chez Garry Winogrand ou Alberto García-Alix, le bonheur de l’amateur Mais les semaines à venir donneront aussi matière à de belles découvertes pour les défricheurs, qui auront un travail fou au vu de la liste des possibles, que l’on s’intéresse au photojournalisme, que l’on ne jure que par les clichés de rue ou que l’on ait un intérêt particulier pour le portrait. Inévitable issue, on ne verra pas tout… Reste que les plus curieux et les plus rêveurs d’entre nous pourraient bien se laisser happer par une autre catégorie de photographes plus ou moins talentueux, mais complètement à part : les inconnus. Pas de ceux à qui la chance d’exposer enfin offrirait l’opportunité de sortir de l’anonymat, non. Simplement des individus comme tant d’autres qui ont, un jour lointain, immortalisé un instant avant de disparaître, tout comme leurs modèles, dont l’identité restera tout aussi mystérieuse. Mais les photos demeurent. Et certains se sont fait un devoir de les faire sortir de l’oubli, comme l’historien de l’image Michel Frizot, ou encore de leur donner une seconde vie. À la MEP, on s’arrête ainsi devant une petite fille à l’attitude, si ce n’est à l’habit, étonnamment moderne et espiègle, quoique saisie en 1910, ou sur une femme au regard étrange qui joue avec l’objectif en 1895. À la Maison de la photographie Robert-Doisneau, on s’interroge sur une famille mal cadrée qui semble fuir on ne sait quoi. Et quelqu’un se souvient-il encore des personnages apparaissant sur des portraits d’identité de la fin du XIX e siècle, que Sylvie Meunier, à la galerie TSL, a reproduits sur un support en tissu ? Ou de ces visages nippons réapparus dans une valise jetée et exposés sur des tissus traditionnels à la galerie Hug ? À les voir tous, évidemment, on échafaude bien des hypothèses, on imagine des scénarios, mais aussi, on pense à sa propre histoire. C’est que, selon Michel Frizot, ces photos, souvent esthétiquement imparfaites, nous renvoient plus à nous-mêmes et à notre passé que des œuvres d’art reconnues et incontestables. Touchantes, ces images d’un autre temps nous font aussi nous demander, un peu, comme ça, ce qu’il adviendra un jour, non pas des quelques, mais des milliers de clichés que l’on stocke aujourd’hui dans nos machines. Et de ceux que, fier du résultat, on a décidé d’imprimer, parfois.Carine Chenaux Rédactrice en chef @CarineChenaux À gauche : Rosetta, on se pose sur la comète, un événement spatial à vivre en direct sur grand écran à la Cité des sciences et de l’industrie, le 12 novembre. AOES Medialab À droite : L’OPA, bar-club de la rue Biscornet qui s’est agrandi l’été dernier pour faire plus de place aux danseurs. Photo Jesse Richard



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