A Nous Paris n°658 15 sep 2014
A Nous Paris n°658 15 sep 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°658 de 15 sep 2014

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (235 x 285) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 11,9 Mo

  • Dans ce numéro : le flexing, la nouvelle danse qui secoue Brooklyn.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 2 - 3  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
2 3
28 DÉCEMBRE 24 SEPTEMBRE 24 SEPTEMBRE - 28 DÉCEMBRE CIRQUE PLUME fnac.com - villette.com FÊTE SES 30 ANS fnac.com - villette.com Des numéros beaux comme des mirages et des exploits pur cirque ! Le Monde
édito 03 Objets de première nécessité La Paris Design Week vient de s’achever, nous laissant à la fois riches d’un nombre immense de découvertes et conscients d’être trop pauvres pour assouvir nos désirs les plus fous de mobilier ou de pièces audacieusement décoratives, désormais inscrites de façon indélébile sur notre wish list idéale. À côté d’eux, un vélo profilé, une paire de chaussures impraticables, un téléphone récemment dévoilé… Bien sûr, nous voudrions n’être que de purs esprits se contentant de l’essentiel, mais nous avons souvent une passion dévorante, et une convoitise à l’avenant, pour les objets en tout genre. Qu’on les aime tout simples comme ceux que l’enseigne nippone MUJI s’apprête à nous proposer dans son tout nouveau flagship du Forum des Halles, griffés, fabriqués par les petites mains de quelqu’un qui nous chérit ou encore insolites comme ceux que nous cherchons régulièrement pour nourrir nos pages, nous en voulons parfois toujours plus (êtes-vous… syllogomane ?), mais surtout, toujours mieux. C’est en tout cas ce que l’on nous explique chez Merci, le concept store proposant actuellement une exposition de rentrée intitulée Matos, the Right Stuff, emplie de produits beaux et fonctionnels pour devenir, avec les quelques outils qu’il faut, le meilleur 15/09/14 A NOUS ouvrier possible en son propre logis. Au soin que l’on porte à ce que l’on a, les raisons sont multiples. Dans son essai intitulé Comment l’esprit vient aux objets, le psychiatre et psychanalyste Serge Tisseron expliquait ainsi : « Certains des objets qui nous entourent nous aident à nous déplacer, d’autres à nous protéger et d’autres encore à communiquer. Mais il y en a aussi qui nous aident à nous endormir, à rêver, à aimer, et à nous sentir aimés. » Pour aller plus loin encore, une exposition inédite en son genre, et surtout en ces murs, se tient en ce moment et jusqu’au 1er février au très sélect Victoria & Albert Museum à Londres. Disobedient Objects, ou « Objets désobéissants », propose ainsi un panorama d’une centaine de créations diverses nées de mouvements contestataires pour exprimer leur rébellion. Des tapisseries des femmes chiliennes en réponse à la dictature aux boucliers en forme de livres imaginés il y a peu par des étudiants italiens, en passant par les tasses à thé subversives des suffragettes ou les simples résistances de radio portées au revers de la veste des militants du mouvement Solidarité en Pologne, on découvre comment la nécessité de faire passer un message important peut souvent booster l’imagination collective. Ou comment, à l’inverse des idées communément admises, il faut parfois construire pour détruire. Dans l’enceinte de l’événement sont proposées de petites fiches aux allures de modes d’emploi, pour créer à notre tour notre propre panoplie d’activiste. Pas sûr que l’on se mette tout de suite à fabriquer des bombes à tracts ou des masques à gaz, mais l’on comprend bien le discours selon lequel le prémâché n’est pas tout, et qu’avec trois fois rien, on peut soi-même faire beaucoup. Pendant ce temps, à la toujours très addictive boutique du musée, les produits qui disent « non », dérivés de l’exposition, rencontrent un franc succès. Parce qu’un objet doté d’une âme, évidemment, c’est encore mieux qu’un simple objet.Carine Chenaux Rédactrice en chef @CarineChenaux Orta Water, unité de stockage mobile d’eau purifiée : une installation des artistes britanniques Lucy et Jorge Orta, à voir lors de l’événement Street Food Temple, du 19 au 21 septembre au Carreau du Temple, 3e. Gino Gabrieli- Fondazione Bevilacqua, La Masa, Venise



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :