A Nous Paris n°627 25 nov 2013
A Nous Paris n°627 25 nov 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°627 de 25 nov 2013

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (235 x 285) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 17,2 Mo

  • Dans ce numéro : culte... ces objets so French!

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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scènes 38 affaires culturelles adaptation « Ravel » • S’il y a un spectacle à voir en ce moment, loin des poids lourds et des chauffards, c’est bien Ravel d’après Jean Echenoz ! Grande admiratrice de l’auteur, Anne-Marie Lazarini a souhaité faire entendre son écriture ciselée d’ironie douce, « faire théâtre à partir d’elle ». Défi relevé avec brio : conçue comme une chambre d’écho des dix dernières années de la vie de Maurice Ravel (1875-1937), cette proposition ensorcelle tel un songe ouaté. Une divine surprise pour ceux qui ont toujours rêvé de s’embusquer dans les coulisses de la vie du compositeur et de pénétrer l’antre complexe qui lui tenait lieu de cerveau. La rencontre passionne : que de relations prestigieuses (Léon-Paul Fargue, Arthur Honegger, Gershwin, Diaghilev, etc.), d’aventures et de vide pour ce petit bout d’homme (1,61 m), acclamé mais profondément seul ! Une boucle infinie, inspiration de Ravel pour son Boléro ? Photo Lot Sur la scène, d’un magnifique bleu Majorelle : une baignoire, une Peugeot 201 (celle d’Hélène Jourdan-Morhange), un transat, et un piano sur lequel Andy Emler, pianiste de jazz émérite, fait résonner une musique originale sans sacrifier les thèmes attendus (le Boléro ou le Concerto pour la main gauche). Anne-Marie Lazarini nous livre une partition savoureuse crépitant d’anecdotes : la triomphale tournée de Ravel aux États-Unis, son exaspération face au triomphe du Boléro, qu’il considérait comme « vide de musique » et, en point d’orgue, ses soucis neurologiques. Les comédiens jouent sur du velours : passeurs de récits, Coco Felgeirolles et Marc Schapira virevoltent dans le superbe décor de François Cabanat. Mais le cœur battant de cette fantaisie érudite est Michel Ouimet, promenant son élégance de dandy et son absence au monde. État de grâce décrété.Jusqu’au 31 décembre, lun. et ven. à 20 h 30, mar. à 20 h (20 h 30 le 31 décembre), mer. et jeu. à 19h, sam. à 16 h et 20 h 30, dim. à 16 h (relâche du 3 au 9 et du 16 et 24 déc.), au Théâtre Artistic-Athévains, 45 bis, rue Richard Lenoir, 11e. M o Voltaire. Loc. : 01 43 56 38 32. Places : de 10 à 30 €.
scènes 39 Textes : Myriem Hajoui danse hip hop Festival Kalypso• Pour vous, la danse hip hop se limite à tourner sur la tête ? Désolé, mais vous avez un temps de retard… Si, à ses débuts, cette culture était décrite comme éphémère, plus de trente ans après elle est encore bien vivante. Le succès du « temps fort hip hop » initié en 2012 au Centre chorégraphique national de Créteil et du Val-de-Marne est éloquent : cette pratique artistique est enfin sortie des ornières de la ghettoïsation en quittant la cité pour gagner les théâtres. Directeur du CCN depuis 2009, aujourd’hui à la tête d’une compagnie nomade, expérimentale et solaire, Mourad Merzouki a toujours considéré qu’il s’agissait d’une « danse populaire, émergente et métissée », un langage chorégraphique à part entière qu’il a su croiser avec le cirque, les arts martiaux, et enrichir avec la poésie surréaliste d’artistes tels que James Thierrée ou Joseph Nadj. Fort de ses collaborations fécondes avec Claudia Stavisky ou Nino d’Introna, cet explorateur de nouveaux territoires organise la première édition de Kalypso, avec une ambition : imposer le festival comme un pôle majeur d’accompagnement et de diffusion de la danse hip hop en Île-de-France. Objectif ? Braquer ses projecteurs sur des chorégraphes (jeunes ou expérimentés) s’attachant désormais davantage à l’écriture, au fond et au sens à réserver Du 4 décembre 2013 au 5 janvier 2014 « Perplexe » Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 15 h 30, le 31 décembre à 18 h 30. Relâche les 8 et 25 décembre, et le 1er janvier 2014. Théâtre du Rond-Point, 2 bis, avenue Franklin D. Roosevelt, 8e. Tél. : 01 44 95 98 21. Vous aimez quand le théâtre vous cisaille les nerfs ? Ce colin-maillard existentiel signé Marius von Mayenburg est pour vous ! La perplexité règne : mais qui joue quoi ? Qui est qui pour l’autre ? L’auteur imagine un Cluedo philosophique quatre quadras et Mieux vaut tôt que jamais ! exécute le carnaval des possibles, soit toutes les combinaisons qui peuvent réunir, séparer ou affoler ces êtres pris dans les rets de l’absurdité de la comédie humaine. Les aventures de ces quatre larrons seront portées par Valérie Bonneton, Samir Guesmi, Christophe Paou et Agnès Pontier, mis en scène par Frédéric Bélier-Garcia. Du 16 au 25 janvier 2014 « Prélude à l’agonie » À 21h, les dimanches à 15h. Théâtre du Rond-Point, 2 bis, avenue Franklin D. Roosevelt, 8e. Tél. : 01 44 95 98 21. affaires culturelles Double je(u) de la Cie Melting Spot/Farid Berki, programmé en ouverture du festival. Photo Laurent Philippe de leur danse. La programmation aligne des créations éclectiques : Autarcie par la Cie Par Terre/Anne Nguyen (le 26 novembre) ou Akasha par la Cie XX e Tribu/François Lamargot (le 29). Ne surtout pas manquer les propositions de Mourad Merzouki : Käfig Brasil, initiée avec onze danseurs cariocas devenus professionnels (le 26), ou Boxe Boxe, une création de 2010 pour huit danseurs exaltant l’excitation du combat et le trac de l’artiste (les 28, 29 et 30). Une invitation à la découverte par un ambassadeur du hip hop à la française, ça ne se refuse pas.Jusqu’au 30 novembre, à la Maison des arts, place Salvador Allende, Créteil (94). M o Créteil-Préfecture. Tél : 01 45 13 19 19. Places : 5 € (petite salle), de 8 à 20 € (grande salle). La Compagnie du Zerepfaçonne des spectacles où se chevauchent les styles, entre danse, références musicales et performance. Articulée autour d’un cercle de piliers (Sophie Lenoir et Stéphane Roger, rejoints selon les projets par Gilles-Gaston Dreyfus, Françoise Klein…) et de collaborateurs divers, la troupe réinvente l’aventure du Far West à sa singulière manière. À tous les postes (conception, texte, mise en scène et scénographie), Sophie Perez et Xavier Boussiron devraient ravir les nostalgiques de Sergio Leone, de danseuses de saloon et de lancers de couteau. Tasmanian Museum and Art Gallery/MONA Museum of Old and New Art, Hobart, Tasmania, Australia Théâtre Monde du 19.10.13 – 12.01.14 la maison rouge 10 bd de la bastille 75012 paris www.lamaisonrouge.org les collections de David Walsh/MONA et du Tasmanian Museum and Art Gallery commissaire de l’exposition : Jean-Hubert Martin



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