20 Minutes France n°3430ES 11 jun 2019
20 Minutes France n°3430ES 11 jun 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3430ES de 11 jun 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 11

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : les urgences au plus mal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ActuAlité La faim justifiera les moyens Alimentation « 20 Minutes » s’est penché sur la façon dont la ville du futur pourra nourrir ses habitants « Vous avez devant vous un lieu unique au monde, où l’on prépare un monde plus durable », vante Yohan Hubert. Sur le toit du centre commercial So Ouest, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), le fondateur de la start-up Sous les fraises embrasse du regard les allées où poussent depuis juin 2018, sans pesticides et hors sol, des tomates, des poivrons, de la menthe, des fraises et diverses plantes aromatiques. « Nous avons récolté 1,2 t de fruits et légumes la première année », précise Yohan Hubert, qui espère accroître la production de 30% pour la saison qui s’ouvre. A l’avenir, ces fermes sur les toits nourriront-elles les villes ? La question sera jeudi sur la table du festival Futur.e.s*, qui s’intéresse cette année à la ville durable, et dont 20 Minutes est partenaire. « Agriculture connectée en ville ou reconnectée à ses campagnes ? », voilà pour l’intitulé du débat. Des quantités suffisantes ? « Une chose est certaine, commence Yuna Chiffoleau, directrice de recherche à l’Inra et autrice des Circuits courts alimentaires, entre marché et innovation sociale (éditions Erès). Les villes vont devoir revoir la façon dont elles s’approvisionnent en nourriture. » L’Inra a déjà travaillé sur la question après la So Ouest pénurie de beurre dans les supermarchés français (octobre 2017). Le défi est majeur  : 4,2 milliards de personnes habitent d’ores et déjà en centre urbain, auxquels il faudra ajouter 2,5 milliards citadins de plus d’ici à 2050, selon l’ONU. Les fermes urbaines sont l’une des pistes pour réduire cette vulnérabilité. Elles sont en plein essor. Au printemps 2020, le Parc des expositions de Paris (15 e) devrait ouvrir sur ses toits une ferme de 14 000 m² ; Agricool, elle, a investi des conteneurs pour y cultiver ses fraises ; Romainville est en train de construire une tour où pousseront des champignons dans les sous-sols et des fruits et légumes dans les étages. De quoi nourrir 200 familles, ambitionne la ville de Seine-Saint-Denis. Mais même mises bout à bout, les quantités d’aliments produites par ces projets restent minimes. Reconnecter les villes à leurs campagnes proches – autrement dit, développer les circuits courts – est une autre piste pour sécuriser l’approvisionnement de la ville du futur. C’est celle que creuse Maxime Bussy avec Le Bricheton, boulangerie qui remet au goût du jour des pains anciens et utilise pour ce faire des farines issues de céréales paysannes et locales. Les 2 Mardi 11 juin 2019 Des fruits, légumes et plantes aromatiques sont cultivés sur le toit de ce centre commercial des Hauts-de-Seine. circuits courts, ce sont ce que les Amap (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) privilégient aussi. Mais, là encore, Yuna Chiffoleau doute « qu’ils puissent un jour suffire à nourrir les grandes villes ». Yohan Hubert, lui, invite à ne pas opposer circuits courts et agriculture urbaine. « Ces deux voies participent à reconnecter les villes à leurs campagnes », assure-t-il. Surtout, elles ont une vocation essentielle  : faire de la pédagogie, sensibiliser les citadins à ce qu’ils mangent et à la façon dont les aliments sont produits. Fabrice Pouliquen * Au Mobilier national (Paris, 13 e). Gratuit. La météo en France Les Sables-d’Olonne honorent ses trois sauveteurs décédés en mer Averses, fraîcheur et grisaille au programme Naufrage Des fleurs à la main, les yeux embués de larmes, 15 000 personnes, habitant Les Sables-d’Olonne Le temps est humide et frais sur la plus grande partie (Vendée) ou venues de plus loin, ont du pays. Les nuages dominent rendu lundi un hommage poignant aux trois sauveteurs de la SNSM qui ont les éclaircies et s’accompagnent péri en mer, vendredi, en portant secours à un chalutier en détresse, dont le parfois d’averses. La neige fait son retour marin était toujours porté disparu lundi. sur les Pyrénées. La fraîcheur Quatre autres sauveteurs, qui étaient est presque généralisée. présents sur le Jack-Morisseau, la vedette de la SNSM, ont pu regagner le rivage à la nage. Le monde de la mer avait également constité une flottille composée d’une centaine de bateaux au large de la longue plage de la station balnéaire. Durant la marche, qui a duré une heure, sous un soleil qui contrastait avec la tempête qui a secoué la côte quatre jours plus tôt, des applaudissements ont résonné au passage de la centaine de sauveteurs de la SNSM, tous vêtus en orange. Le cortège s’est dirigé vers la plage du Tanchet, d’où l’épave du Jack- Morisseau a été retirée durant le weekend. Les navires de la flottille, complétée par un imposant navire militaire, ont lâché des fumigènes, puis ont fait retentir le bruit grave de leur sirène. Sur un chemin surplombant cette plage, les sauveteurs ont accroché à une barrière une banderole de la SNSM. La marche s’est terminée par un dépôt de gerbes. Samedi, Emmanuel Macron a annoncé qu’il nommait chevaliers dans l’ordre national de la Légion d’honneur les trois sauveteurs décédés, à titre posthume. Il sera présent aux Sables-d’Olonne jeudi, a annoncé l’Elysée lundi soir.
ActuAlité Arrêt sur imagerie médicale Santé Une nouvelle technologie permet des diagnostics plus précis en cancérologie C’est une machine avant-gardiste, qui souffle ses deux bougies en ce mois de juin. Son petit nom  : TEP/IRM, pour Tomographie par émission de positons (TEP) et Imagerie par résonance magnétique (IRM), deux techniques d’imagerie. Pour comprendre son fonctionnement et savoir en quoi elle peut changer la vie des patients, 20 Minutes s’est rendu à l’hôpital Henri-Mondor (AP-HP) de Créteil (Val-de-Marne), dans le service de médecine nucléaire, qui utilise la radioactivité pour diagnostiquer et traiter les cancers. Depuis les années 1980, l’examen le plus courant en médecine nucléaire est le TEP. On injecte de la matière radioactive, composée d’un radio-isotope et de glucose, dans une veine de la main ou du bras du patient. « Après l’injection du traceur, on met le patient radioactif sous une caméra pour obtenir une cartographie du métabolisme des organes », résume Emmanuel Itti, chef de service de médecine nucléaire. On peut ainsi mesurer la consommation de glucose, d’acides aminés, d’acides gras, autant d’informations importantes pour certains cancers. La grande innovation de cet examen est d’avoir couplé le TEP avec l’IRM. En clair, le tube dans lequel on couche le patient qui va passer une IRM contient un gros aimant à l’intérieur duquel se trouve un anneau de détection de médecine nucléaire (TEP). Une véritable prouesse technique, car cet anneau électronique doit être insensible au champ magnétique extrêmement puissant de l’IRM. Le but  : obtenir O. Gabriel/20 Minutes la machine tEP/iRM de l’hôpital Henri-Mondor, dans le Val-de-Marne. une image en simultané, à la fois moléculaire avec la TEP, et morphologique et fonctionnelle avec l’IRM, plutôt que « Il va falloir que l’on prouve que, au niveau économique, c’est un bénéfice. » Alain Luciani, radiologue deux clichés à superposer. Ces deux outils se complètent parfaitement  : l’IRM donne une image très précise des tissus, la TEP une cartographie du métabolisme. « On a moins de risques de passer à côté de petites tumeurs et on optimise donc la prise en charge des patients », souligne Alain Luciani, radiologue à Henri-Mondor, qui a porté ce projet avec le P r Itti. Ce dernier précise  : « Pour des personnes souffrant d’un cancer du foie, on a modifié le traitement de 21% des personnes qui ont bénéficié d’un examen par la TEP/IRM. » Surtout, passer par une TEP/IRM fait gagner du temps au patient. Au lieu de faire deux examens à un mois d’écart, voire davantage, il aura ses résultats en une seule fois. Pour le moment, trois hôpitaux franciliens et un lyonnais disposent de cette technologie, mais seul Henri-Mondor l’utilise avec des patients et non uniquement pour la recherche. « Il va falloir que l’on prouve que, au niveau économique, c’est un bénéfice », avoue Alain Luciani. En effet, cette machine coûte entre 4 et 5 millions d’euros. Et seulement 2 200 patients (sur les 161 000 traités chaque année à Henri- Mondor) ont jusqu’à présent bénéficié de l’examen. Oihana Gabriel Un village dogon rayé de la carte dans le centre du Mali Djihadisme « C’est un choc, une tragédie », a confié le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), Mahamat Saleh Annadif, dans les couloirs des Nations unies à New York, alors que se répandait la nouvelle. Une centaine de morts, des maisons incendiées, des animaux abattus  : dans la nuit de dimanche à lundi, un village dogon a été « quasiment rasé » dans le centre du Mali. Cette tuerie fait suite au massacre, le 23 mars, de quelque 160 Peuls par de présumés chasseurs dogons dans cette région, proche de la frontière avec le Burkina Faso et devenue la plus violente du pays. Depuis l’apparition en 2015 du groupe djihadiste du prédicateur Amadou Koufa, recrutant parmi les Peuls, des éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogonne, pratiquant essentiellement l’agriculture, qui ont créé leurs « groupes d’autodéfense ». Une réunion sur les pays contributeurs de troupes à la Minusma est prévue mercredi aux Nations unies. Son Conseil de sécurité doit se prononcer le 27 juin sur le mandat de cette mission. 3 Mardi 11 juin 2019 Latifa Ibn Ziaten cible de menaces pro-Merah Terrorisme Le domicile de Latifa Ibn Ziaten, mère de la première victime du djihadiste MohamedMerah, qui, en mars 2012, a tué trois soldats, puis quatre personnes dans l’école juive Ozar-Hatorah à Toulouse, a été tagué dans la nuit de dimanche à lundi près de Rouen (Seine-Maritime). Sur les murs, des menaces et des inscriptions telles que « C’est bientôt à toi salle juif » (sic) ou « Vive Merah ». « J’ai déposé plainte. J’espère que les coupables seront retrouvés et punis de leur acte haineux », a d’abord tweeté Latifa Ibn Ziaten. « Ce n’est pas la première fois que je suis menacée, ça fait peur, demain, ça sera peut-être des balles », s’est-elle émue auprès de l’AFP lundi après-midi, à la sortie de son audition par la police à Rouen, où le parquet a ouvert une enquête. Très présente dans les médias, Latifa Ibn Ziaten est devenue un symbole de la lutte contre la radicalisation. En 2016, elle avait été menacée à Carcassonne par Radouane Lakdim qui, en mars 2018, a tué quatre personnes, dont le gendarme Arnaud Beltrame, à Trèbes (Aude). Dix prétendants pour succéder à Theresa May. Les candidats au poste de chef du Parti conservateur britannique ont déposé officiellement leurs candidatures lundi. Il y en a dix  : Andrea Leadsom, Esther McVey, Boris Johnson, Sajid Javid, Dominic Raab, Michael Gove, Jeremy Hunt, Mark Harper, Rory Stewart et Matt Hancock. Le successeur de la Première ministre Theresa May, qui a démissionné vendredi, sera choisi d’ici à fin juillet. La théorie du genre ne passe pas auprès du Vatican. Privilégier le dialogue et l’ouverture. Le Vatican a publié un texte, lundi, destiné à aider les enseignants dans les écoles catholiques à contrer la théorie du genre, qui « nie la différence naturelle entre un homme et une femme ». Le Canada sans plastiques à usage unique dès 2021. Pailles, sacs et autres objets en plastique à usage unique seront interdits dès 2021 au Canada, a annoncé lundi le Premier ministre, Justin Trudeau.



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