20 Minutes France n°3344ES 6 nov 2018
20 Minutes France n°3344ES 6 nov 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3344ES de 6 nov 2018

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : PSG, ultra inquiets...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ActuAlité Noailles dénonce l’habitat indigne Marseille Trois immeubles se sont effondrés lundi dans un quartier populaire Presque un édifice sur deux. Dans le quartier de Noailles, l’un des plus pauvres de la cité phocéenne, 48% des immeubles peuvent être considérés comme du bâti indécent ou dégradé, selon La Marseillaise. Et, parmi eux, 20% sont en dégradation avancée, en procédure d’insalubrité ou de péril. L’immeuble situé au 63 de la rue d’Aubagne était d’ailleurs dans ce dernier cas, après un arrêté pris par la mairie en 2008. Aujourd’hui, il n’en reste que des décombres. Lundi matin, le bâtiment s’est effondré, entraînant dans sa chute un autre immeuble, au numéro 65, avec, à l’intérieur, une dizaine de logements – au moins 7 habitants étaient « recensés manquants » lundi soir, selon le président de la région Renaud Muselier. Peu après l’effondrement de ces deux immeubles mitoyens, un troisième, au 67, s’écroulait à son tour. 21 17 20 14. 19 71— 76 15 15 20 14. eze 17 la 18 "P9C. Paris/Sipa Des procédures très lentes Un article de Marsactu datant de 2016 rappelait que, à cette date, le 63, rue d’Aubagne attendait encore la fin de sa réhabilitation dans le cadre d’un plan d’éradication de l’habitat indigne lancé des années auparavant. Deux ans plus tard, les habitants du quartier laissent éclater leur colère. « J’habite en face du 63, indique Frédéric. Cet immeuble était dans un état catastrophique depuis des années, lézardé de partout, tenu par des morceaux de bois. J’ai contacté la mairie à de nombreuses reprises. Les pouvoirs publics rachètent des immeubles, mais ils ne font pas les travaux nécessaires. » Julien, qui travaille dans le secteur, renchérit  : « Tous les murs de la rue sont fissurés, et la pluie des derniers jours les a fait gonfler. Le béton est décrépi, les parties en bois sont pourries… Ça fait six ans que j’emprunte cette rue, et je l’ai toujours connue comme ça. » Jean-Luc Mélenchon, le député du secteur, tranche  : « Si cela a touché la maison des pauvres, ce n’est pas un hasard. Il y a des poches de pauvreté en France avec des copropriétés Comparez 3 sources météo en un seul coup d'oeil, likFuten.1.rx po, isWerLicleiPropstore C-C.431 9 ##JEV#171-80-https://bit.ly/2D1ZZXy##JEV# louées par des marchands de sommeil en toute impunité. Et il y a une indifférence des pouvoirs publics envers les gens qui vivent dans des taudis. » Selon l’adjointe au logement, Arlette Fructus, la situation dans le quartier est la conséquence de longues procédures qu’imposait la loi pour acquérir les immeubles et procéder à des expropriations. Il aurait fallu ainsi près de dix ans à la mairie pour acheter le 63, rue d’Aubagne. Quant au 65, toujours selon l’élue, une expertise était en cours pour pouvoir mener les travaux nécessaires. Devant la presse, le ministre du Logement a défendu la ville… et le gouvernement. « J’étais il y a quinze jours 2 Mardi 6 novembre 2018 Rue d’Aubagne, lundi soir, au moins sept habitants étaient « recensés manquants », selon le président de la région. Les pluies se renforcent dans le Sud-Est La perturbation se décale entre la Corse du Sud et les Alpes, en passant par la Côte d’Azur, avec des pluies encore localement soutenues et de fortes chutes de neige en montagne. A l’opposé, une autre perturbation arrive par la Bretagne. ici, à Marseille, pour annoncer une politique volontariste de lutte contre l’habitat indigne, rappelle Julien Denormandie. On sait que c’est une problématique importante. » La mairie a engagé en 2011 un vaste plan de requalification du centre-ville, mais sans pouvoir véritablement remédier au problème. Selon un rapport remis au gouvernement en 2015, le logement indigne menace la santé ou la sécurité de « quelque 100 000 Marseillais ». A Marseille, Mathilde Ceilles et Jean Saint-Marc La météo en France L’appel au secours des juges des enfants de Seine-Saint-Denis Justice Les quinze juges des enfants du tribunal de Bobigny (Seine- Saint-Denis) ont signé une tribune, publiée lundi par Le Monde et sur le site de France Inter, afin de dénoncer le manque de moyens dont ils disposent pour exercer leur métier. Faute de personnel en nombre suffisant dans le secteur associatif chargé d’appliquer leurs décisions, les magistrats affirment qu’il s’écoule « jusqu’à dix-huit mois » entre l’audience au cours de laquelle une mesure d’assistance éducative est prise et l’affectation du suivi à un éducateur. En conséquence, « 900 mesures, soit 900 familles, sont en attente. Nous sommes devenus les juges des mesures fictives… » Secrétaire générale Vidéo Le déploiement des secours dans le quartier de Noailles de l’Union syndicale des magistrats, Céline Parisot assure que les mineurs « en situation d’extrême danger » continuent à être placés, « mais ceux qui ont besoin d’un placement moins urgent se retrouvent démunis. C’est scandaleux ! » Les mineurs délinquants sont eux aussi concernés par les problèmes des juges des enfants. « Les jugements pénaux sont notifiés dans des délais (environ un an) qui leur ôtent véritablement tout sens », écrivent encore les magistrats. Sans nier la responsabilité de l’Etat, Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, a répondu sur France Inter que « la mise en œuvre des décisions de nature civile appart[enait] au département ». Vincent Vantighem
ActuAlité Le cuivre dégoûte du bio Viticulture Certains jugent ce pesticide d’origine naturelle trop polluant pour les sols Le vice-président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) Bernard Farges avait lancé une petite bombe le 15 octobre, en annonçant qu’il y aurait des « déconversions du bio en 2019 ». En cause  : une année 2018 très compliquée pour les viticulteurs, entre les orages de grêle et les attaques de mildiou. Et qui faisait suite à une année 2017 déjà difficile en raison du gel. Les viticulteurs n’allaient donc « pas prendre le risque d’une troisième récolte déficitaire » en 2019, anticipait Bernard Farges. Basile Tesseron, à la tête du domaine Lafon-Rochet (grand cru classé 1855) à Saint-Estèphe, dans le Médoc, a effectivement choisi d’arrêter la viticulture bio, à laquelle il s’est converti il y a plusieurs années, sans pour autant en demander la certification. Une décision prise avant les difficultés de cette année, dès février. Pourquoi ? Parce que « la grande majorité des traitements bio se font à base de cuivre », un « produit miracle » contre le mildiou. Or, souligne Basile Tesseron, le cuivre « fait partie de la catégorie des métaux lourds, donc il ne s’évapore pas, au contraire, il s’accumule dans le sol. Pour moi, ce n’était plus une solution pérenne. » Par ailleurs, « il y a de fortes chances que l’Europe interdise ce produit, après avoir déjà décidé d’encadrer davantage son utilisation », anticipe le vigneron, qui estime que « les produits dits naturels ne sont pas systématiquement les meilleurs. » Le cuivre le texte doit être débattu à l’Assemblée à partir de ce mardi. Lafon-Rocher N. Messyasz/Sipa (illustration) le château lafon-Rochet, dans le Médoc, va arrêter la culture en bio. est ainsi sujet à discussions. « Des concentrations excédentaires ont des effets néfastes sur la croissance et le développement de la plupart des plantes, sur les communautés microbiennes et la faune des sols », notait en janvier l’Inra, dans une expertise scientifique pour « réduire l’usage du cuivre en protection des usages biologiques ». Financer la recherche L’homologation actuelle du cuivre arrive à son terme en janvier. Si la menace de l’interdiction pure et simple de ce produit semble écartée, son utilisation devrait être bientôt limitée. « Nous sommes dans l’hypocrisie la plus complète », s’agace pour sa part Bernard Farges, pour lequel « il n’y a pas de substitution possible au cuivre quand on est en bio. On va limiter sa quantité, alors qu’on sait pertinemment qu’il y a des zones, ou des années, où ça ne passera pas. » Basile Tesseron, lui, estime que, « à ce jour, il n’y a pas de solution satisfaisante pour traiter la vigne ». Il plaide donc pour que « les viticulteurs financent les recherches, menées entre autres par l’Institut des sciences de la vigne et du vin ou l’Inra », pour trouver d’autres produits. « Le bio est un axe, mais il y en a beaucoup d’autres, résume, optimiste, Allan Sichel, président du CIVB. Dans les dix ans à venir, de nouvelles pistes vont s’ouvrir pour fortement réduire l’utilisation des pesticides. » A Bordeaux, Mickaël Bosredon Bientôt un SMS pour informer sur le statut carcéral de son agresseur ? Justice « Monsieur X a exécuté sa peine et sera libéré le 8 novembre prochain. » Ce message adressé par téléphone, notification ou SMS à la victime d’une agression sera-t-il bientôt possible en France ? C’est ce qu’ont proposé 20 sénateurs dans un amendement déposé le 10 octobre et intégré au projet de loi justice. Ce texte, adopté en première lecture au Sénat, doit être examiné à partir de ce mardi à l’Assemblée par les députés de la commission des Lois. Aujourd’hui, une victime peut être informée, « si elle le souhaite », de la fin de l’exécution d’une « peine privative de liberté ». Mais, pour le sénateur LR Henri Leroy à l’origine de l’amendement inspiré d’une mesure américaine (le logiciel Vine, pour Victim Information Notification Everyday), cette disposition est trop souvent laissée à l’appréciation des juridictions  : « Il faut améliorer le droit des victimes (...) et donner plus d’informations sur l’exécution de la peine. » « Nous ne sommes pas hostiles sur le principe », glisse une source au ministère. Le syndicat Unité Magistrats non plus, à condition que les moyens suivent. Hélène Sergent 3 Mardi 6 novembre 2018 La justice ordonne des expertises médicales Levothyrox Perte de cheveux, dépression, douleurs musculaires. Après avoir pris la nouvelle formule du Levothyrox, prescrit contre l’hypothyroïdie, plusieurs milliers de patients ont été victimes d’effets indésirables. Pour faire reconnaître ces conséquences, 42 d’entre eux ont, en septembre, assigné les laboratoires Merck devant le tribunal de grande instance de Toulouse. Ils demandaient 30 000  € chacun d’indemnités au titre du préjudice moral et d’anxiété. Avant de reconnaître un éventuel préjudice, la justice toulousaine a décidé, lundi, de nommer des experts médicaux. Un médecin généraliste, un endocrinologue, un ingénieur chimiste et un pharmacien ont un an pour examiner 22 des 42 malades à l’origine du recours. Ils devront dire, notamment, « s’il existe un lien de causalité direct et certain entre la prise de Levothyrox nouvelle formule et l’apparition ou l’aggravation de leurs troubles », indique le jugement. Par ailleurs, Merck va devoir mettre à disposition l’ancienne formule du médicament, même après le 1er janvier. A Toulouse, Béatrice ColinnnCu secondes Les produits à base de métamsodium définitivement interdits. Lundi, l’Anses a définitivement interdit les produits à base de métam-sodium. En cause  : les risques que ce pesticide, employé dans l’agriculture maraîchère notamment, représente pour la santé et l’environnement. Plusieurs cas d’intoxication ont été relevés dans l’Ouest récemment. Un garde républicain retrouvé mort dans les jardins de Matignon. Un gendarme de la Garde républicaine âgé de 45 ans a été retrouvé mort lundi matin dans les jardins de Matignon. La thèse du suicide à l’aide de son arme de service est privilégiée. Gérard Collombs’est réinstallé dans son fauteuil de maire. Sans surprise, l’ex-ministre de l’Intérieur Gérard Collomba été réélu maire de Lyon lundi. Le scrutin a été marqué par de nombreuses abstentions et bulletins nuls alors que son retour précipité pour préparer les élections de 2020 est critiqué.

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