20 Minutes France n°3284 14 mai 2018
20 Minutes France n°3284 14 mai 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3284 de 14 mai 2018

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 5,5 Mo

  • Dans ce numéro : attentat au couteau, un profil troublant...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Grand Paris La pierre massive se rebâtit une réputation en béton Architecture Un ensemble de logements sociaux contruits dans cette matière première est inauguré ce lundi Impossible de rester de marbre face au numéro 62 de la rue Oberkampf, à Paris (11 e). Ce lundi, dix-sept logements sociaux et un commerce réalisés en pierre massive y seront inaugurés. Les architectes, Thibaut Barrault et Cyril Pressacco, n’ont eu recours au béton que pour des parties très spécifiques du bâtiment. Production locale Misant sur la pierre pour les façades et le bois pour les planchers, les constructeurs ont souhaité promouvoir le développement durable, la production locale et assurer la pérennité de la structure. Des choix qui leur ont permis de remporter Agence Barrault et Pressacco Le 62, rue Oberkampf à Paris (11 e). le concours organisé par la régie immobilière de Paris en 2012, avec un budget de 3,2 millions d’euros pour 1 085 m². « L’intérêt principal de Tombée dans l’oubli Dans les années 1950, l’industrialisation de la région Ile-de-France a contribué à la forte utilisation du béton. La pierre massive est tombée dans l’oubli et de nombreuses carrières ont été vendues. la pierre reste sa proximité, à moins de 80 km », estime Cyril Pressacco. Tout comme le bois et la terre crue, la pierre fait l’objet d’un regain d’intérêt chez les architectes aujourd’hui. « On n’assiste pas à un retour de la pierre pour des raisons patrimoniales ou traditionnelles. A l’heure de la COP 21, le béton et son empreinte carbone sont remis en question, précise Cyril Pressacco. Nous tentons aujourd’hui de provoquer un renversement des tendances avec ce matériau. Nous souhaitons que les matières avec une empreinte carbone forte soient utilisées avec parcimonie. » Caroline Sénécal, *5 € offert à partir de 10 € d'achat pour toute première commande. Offre valable jusqu'au 01/07/2018 Inspirée par Badoit, boisson à l'eau minérale naturelle de Saint Alban et au jus de citrons à base de concentré (7%) MANGEZ 8 ! Ell, 30 FOODCHÉRI FOODCHERI.00 2 Lundi 14 mai 2018 Bachelier à 12 ans et docteur à 17 Education Il n’était pas encore majeur qu’il avait déjà un doctorat. Hugo Sbai, né en région parisienne le 12 mai 2000 de parents informaticiens, a soutenu le 20 avril avec succès son travail sur un « système de vidéosurveillance intelligent et adaptatif » à l’université de Lille (Nord). Diplômé du bac scientifique à 12 ans, il a « sauté » six classes. Il est ensuite allé pendant quatre ans à l’Ecole polytechnique de Lausanne, en Suisse, pour un master en informatique générale. « J’ai aussi passé un master de droit à la Sorbonne en même temps », précise-t-il. Même s’il a préparé son doctorat en informatique en un an seulement, contre trois habituellement, il ne se définit pas comme un surdoué. « J’ai eu la chance d’être accompagné dans mes études par mes tantes qui sont toutes deux docteures », explique-t-il. Aujourd’hui, Hugo Sbai est inscrit à Oxford (Grande-Bretagne), pour « un nouveau projet de recherche sur la cybersécurité ». Pourtant, il se voit bien avocat plus tard  : « Je ne ferme aucune porte. » A Lille, Mikael Libert DU PRODUCTEUR ÀL’ASSIETTE Cuisiné avec àMontreuil Livré en 3clics Pour votre santé, mangez au moins 5 fruits et légumes par jour. www.mangerbouger.fr
Grand Paris « J’ai l’impression d’être une demi-victime » Justice A l’image du cas d’Amélie*, de nombreuses plaintes pour viol digital sont correctionnalisées « Je l’ai senti caresser à l’intérieur de moi. J’ai senti des doigts et ses ongles. » C’est par ces mots, ceux d’une ado alors âgée de 14 ans, qu’Amélie* a expliqué dans sa plainte ce dont elle accusait un ami de son père. Une pénétration digitale, un acte dont elle n’avait à l’époque pas conscience qu’il relevait du viol. La jeune fille a même tenté d’enregistrer des aveux (lire ci-dessous). Mais, fin avril, après deux ans d’instruction, la plainte pour viol a été disqualifiée en « agression sexuelle », un délit donc, et non plus un crime. « On envoie aux assises lorsqu’on est quasiment sûr de gagner. » Un magistrat L’enregistrement du suspect n’a pas suffi « – Pourquoi tu m’as touchée dans la culotte ? Tu sais qu’il y a personne qui m’a touchée. C’est ça que je te dis. Je suis une enfant, personne m’a touchée, alors pourquoi toi tu me touches ? – Je sais pas, je t’ai dit. Mais si t’es énervée, il faut m’excuser. » Le 1er septembre 2016, lorsqu’Amélie* décroche son téléphone, elle n’a qu’une idée en tête  : faire avouer l’ami M. Gile/Sipa (illustration) Selon une sociologue, seule une plainte pour viol sur dix aboutit aux assises. de son père qu’elle accuse de viol. Selon son récit, l’agression a eu lieu dans la voiture de son père. « J’étais tétanisée, je ne savais pas quoi faire et puis je le connais depuis toujours », précise-t-elle d’une voix hésitante. Le soir même, l’adolescente et sa mère tentent de faire avouer cet homme et d’enregistrer la conversation avant de porter plainte. « C’est dur de prouver un viol, je me suis « J’ai l’impression que, cette décision, ça signifie que je suis une demivictime », déplore Amélie. L’enquête a bien permis de mettre en lumière des « actes de nature sexuelle » à son encontre, mais aucune « trace objective » de la pénétration digitale n’a été relevée lors de l’examen gynécologique. « Il existe un doute », écrit la juge d’instruction dans l’ordonnance de disqualification. Et le doute profite toujours au mis en cause. Amélie et ses parents ont fait appel devant la chambre de l’instruction. « Je n’ai pas de souvenirs d’un procès devant une cour d’assises pour une pénétration digitale », remarque Véronique Le Goaziou. Cette sociologue de la délinquance, chercheuse associée au Lames-CNRS, s’est penchée sur quelque 600 plaintes pour viol afin d’étudier leur traitement judiciaire. Ses travaux ont permis d’établir que les deux tiers des plaintes sont classées sans suite, souvent parce que l’infraction n’est pas suffisamment caractérisée. Sur le tiers restant, environ 30% des affaires sont criminalisées, les autres sont renvoyées devant un tribunal correctionnel. « On envoie aux assises lorsqu’on est quasiment sûr de gagner », abonde une magistrate. Et, pour gagner, s’il n’y a pas d’aveux, mieux vaut être bien armé  : ADN, traces de GHB (drogue dite « du violeur ») , expertises médicales… C’est là toute la difficulté pour les viols digitaux  : dans la majorité des dossiers, ces éléments manquent cruellement. « Si on a plus de chance d’obtenir une condamnation en correctionnelle car on estime que l’agression sexuelle est plus qualifiée que le viol, on privilégie cette voie », poursuit un autre magistrat. En clair  : mieux vaut une condamnation pour agression sexuelle qu’un acquittement. Une partie des correctionnalisations se fait d’ailleurs d’un commun accord avec les plaignants. La procédure est plus rapide, le procès (un peu) moins éprouvant. L’interprétation d’un jury d’assises est également redoutée. « Dans les représentations collectives, un viol digital ne va pas être considéré comme aussi grave qu’un viol pénien », assure Véronique Le Goaziou. Bientôt, la question ne se posera peut-être plus. Le gouvernement s’apprête à tester des tribunaux criminels, composés de magistrats professionnels, sans jurés. Objectif  : désengorger les cours d’assises, mais également limiter les correctionnalisations. Caroline Politi * Le prénom a été changé. dit qu’avec l’enregistrement on serait plus fortes », explique la mère d’Amélie. L’initiative n’a pas suffi à préciser la nature de l’agression et la juge d’instruction s’est prononcée en faveur d’un renvoi du dossier devant le tribunal correctionnel. Dans l’enregistrement, l’homme n’a pas contesté les accusations, mais ne les a pas reconnus non plus. Pendant l’enquête, en revanche, il a nié en bloc. C.Po. H. Retamal/AFP II I F—D LU vous minutes u Cu minute, https://www.20minutes.fr/paris 3 Lundi 14 mai 2018 @20minutesparis @20minutesparis Rendez-vous en bas des articles de la rubrique Paris vingt.minutes avec Tous les jours, suivez l’actualité de votre région et participez ! fb.com/20MinutesParis in fr.linkedin.com/company/20-minutes www.pinterest.fr/20minutesnnCu secondes Accident grave lors d’une raveparty. Deux jeunes femmes ont été grièvement blessées après une chute de 12m, dimanche. Elles participaient à une rave-party dans un bâtiment désaffecté à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Un Picasso prêté. Vendue mardi aux enchères à New York pour 115 millions de dollars (96 millions d’euros), la Fillette à la corbeille fleurie, de Pablo Picasso, va être prêtée au musée d’Orsay pour l’exposition « Picasso. Bleu et rose » (à partir du 18 septembre). LE CHIFFRE 8 Au moins huit recours ont été déposés pour demander l’annulation de l’arrêté d’Anne Hidalgo fermant la berge de Seine rive droite aux automobiles.



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