20 Minutes France n°3139ES 9 mai 2017
20 Minutes France n°3139ES 9 mai 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3139ES de 9 mai 2017

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 10

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : premier ministre, tous sur le pont de Matignon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 Présidentielle ##JEV#145-100-http://www.20minutes.fr/tv/afp-actus/277865-m##JEV# « Au moins, c’est plus ensoleillé qu’il y a cinq ans », sourit Benjamin, venu assister, lundi, à la commémoration du 8-Mai 1945, place de l’Etoile à Paris (8 e). On se souvient effectivement qu’en 2012, la première cérémonie officielle du président fraîchement élu, François Hollande, s’était déroulée sous la pluie. A l’inverse, les premiers pas d’Emmanuel Macron en tant que nouveau chef de l’Etat ont bénéficié, eux, d’un temps ensoleillé et d’un climat visiblement chaleureux. Après une poignée de mains et une accolade, les deux dirigeants ont déposé ensemble une gerbe devant la tombe du soldat inconnu et rallumé la flamme sous Mardi 9 mai 2017 LÉGISLATIVES Le nouveau président n’entend pas modifier son programme en vue des élections Une majorité à gagner sans se renier Thibaut Le Gal Elu à la tête de l’Etat français avec 66,1% des voix, dimanche, Emmanuel Macron pourra-t-il appliquer le programme qu’il a porté pendant la campagne ? Son mouvement, rebaptisé La République en marche, espère obtenir la majorité absolue des sièges à l’Assemblée, soit 289 sur 577, le 18 juin. Mais « Emmanuel Macron ne bénéficie pas d’un vote d’adhésion, assure à 20 Minutes l’historien Jean Garrigues. Nous ne sommes plus dans une logique aussi claire que d’habitude, l’hypothèse d’une majorité de droite n’étant d’ailleurs pas à écarter, car son socle idéologique reste fort. » La droite espère toujours obliger le nouveau président à une cohabitation. Les Républicains ont de leur côté prévu d’adoucir le projet de François Fillon, en oubliant la hausse de la TVA et en proposant la défiscalisation des heures supp, notamment. Pas de compromis Faut-il s’attendre à voir évoluer le programme d’Emmanuel Macron ? « On garde la cohérence de notre projet, celui qui nous a permis d’arriver en tête au premier tour, répond l’ancienne juppéiste et membre du comité politique du mouvement Aurore Bergé. La droite nous accusait d’être flous, mais c’est elle, qui, à un mois des législatives, décide de changer son programme. PDN/Sipa LA MÉTÉO EN FRANCE La République en marche espère obtenir 289 sièges sur 577 à l’Assemblée nationale en juin. Pareil pour le PS qui nous dit maintenant que le projet de Benoît Hamon doit évoluer. » Reste que le prochain locataire de l’Elysée l’a reconnu lui-même  : ses 66,1% ne représentent pas intégralement un vote d’adhésion. « Nous sommes conscients que des gens ont voté contre l’extrême droite. Emmanuel Macron Ah, la belle parenthèse printanière ! Après les épisodes pluvieux de ces derniers jours, les éclaircies finissent par s’imposer largement. Ainsi, le soleil brille du nord de la Loire à l’Aquitaine en passant par la Méditerranée. Seul bémol, les nuages résistent du Centre-Est à la Bretagne. sait qu’il ne dispose pas de blancseing », reconnaît l’élue LR des Yvelines, qui reste, malgré tout, inflexible  : « L’enjeu est de convaincre du bienfondé de notre projet et je crois à la cohérence des Français. Que nous diraient-ils si nous modifions déjà notre programme ? » L’ensemble des candidats investis par le mouvement sera connu avant jeudi midi. Y aura-t-il des poids lourds de droite et de gauche ? « Il n’y a pas d’accord d’appareil [sauf avec le Modem de Bayrou], mais ceux et celles qui veulent nous rejoindre sont les bienvenus. » Une chose est sûre  : c’est le Premier ministre qui mènera la bataille. Son nom sera connu en début de semaine prochaine. W CÉRÉMONIE DU 8-MAI Hollande et Macron se passent le flambeau avant l’heure l’Arc de triomphe. François Hollande a déclaré ressentir « beaucoup d’émotion » à donner, lors de ces cérémonies, « la marche à suivre » à Emmanuel Macron, qui, dans son parcours politique, l’a « suivi » puis « s’est émancipé » (lorsqu’il a quitté le gouvernement pour fonder En marche ! en vue de se présenter à la présidentielle), sans trahir. Au côté de son « mentor » pour écouter La Marseillaise,notamment, Emmanuel Macron a laissé percevoir son émotion, les yeux parfois clos. Prochaines épreuves du feu pour lui  : la Journée nationale des mémoires de l’esclavage, mercredi, avant, dimanche, la passation des pouvoirs. W
Mardi 9 mai 2017 Présidentielle 3 ORGANIGRAMME Macron a prévenu que son épouse aurait un rôle à part entière durant son mandat La dame de cœur a une carte à jouer Fabrice Pouliquen Laissé vacant depuis la séparation de François Hollande d’avec Valérie Trierweiler, en janvier 2014, le poste de première dame devrait à nouveau être pourvu. Brigitte, l’épouse d’Emmanuel Macron, élu dimanche à la tête de l’Etat, « aura très certainement un rôle assez important au sein de la machine Elysée », affirme la journaliste Caroline Derrien, coauteure du livre Les Macron (Fayard). Comme durant cette campagne. En disponibilité de l’Education nationale, Brigitte Macron a participé à la gestion de l’agenda du candidat d’En marche !, assisté à des réunions internes, retouché parfois ses discours… Emmanuel Macron le confirmait dès le 3 mars  : « Elle aura un rôle, elle ne sera pas cachée parce qu’elle partage ma vie (...) et que la fonction présidentielle emporte quelque chose qui a une dimension personnelle. » « Un rôle », mais lequel précisément ? Emmanuel Macron n’a pas dévoilé les détails sur ce point, précisant seulement qu’elle ne serait pas rémunérée par la République et qu’il entendait « clarifier » le statut de première dame. « Sinon, on se retrouve dans des pratiques de dissimulation, qui sont impossibles à vivre pour la personne intéressée. » Education et handicap ? Sans que cela soit écrit, les premières dames ont jusque-là toutes assumé un rôle protocolaire, relève Armelle Le Bras-Chopard, politologue et auteure de Première dame, second rôle (éd. du Seuil). « Accompagner le président, s’occuper de son courrier, être aux dîners officiels... Carla Bruni ou Valérie Trierweiler n’ont pas failli à la règle. » Ces premières dames ont pu aussi faire de la politique. « Cécilia Sarkozy s’était particulièrement engagée pour la libération des infirmières bulgares en Libye, au point qu’on lui a reproché SONDAGES « On nous a délégitimés » Dans la tourmente depuis plusieurs mois, les instituts de sondages ont vu pourtant juste sur le résultat de la présidentielle. Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop, revient sur cette période et les enseignements tirés de cette crise de confiance. Remis en cause après le Brexit ou l’élection de Trump, les instituts de sondage ont-ils pris leur revanche avec la présidentielle ? Nous ne nous sommes pas trompés sur cette élection, mais je ne suis pas triomphaliste. Je n’ai jamais refusé la critique sur notre travail. Mais je dois dire que j’ai été choqué par la façon dont les instituts ont été traités. Certains politiques, comme Fillon, Le Pen ou Mélenchon, ont instrumentalisé notre travail. Cela nous aura permis de rappeler que ce ne sont pas les sondeurs qui font les sondages, mais les Français que l’on interroge. On vous a beaucoup opposé au Big Data, ces instituts qui se fondent notamment sur les réseaux sociaux. Que pensez-vous de leur travail ? Le Big Data est quelque chose d’extraordinaire, qu’on utilise aussi pour B. Guay/AFP compléter notre travail. Il ne s’agit pas d’un affrontement entre modernes et anciens. Je pense que nos travaux sont complémentaires. Pensez-vous avoir fait les frais du climat délétère de cette campagne ? D’une certaine manière, nous faisons partie du « système » que certains candidats dénonçaient. Donc, oui, nous avons aussi fait l’objet de ce travail de délégitimation. W Propos recueillis par Vincent Vantighem « Ce sont les Français qui font les sondages », martèle Frédéric Dabi. J.-M. Haedrich/Sipa Brigitte Macron lors du dernier meeting de son mari, le 4 mai, à Albi. d’avoir outrepassé son rôle », rappelle Armelle Le Bras-Chopard. Mais quid de Brigitte Macron ? « Elle n’est pas de nature réservée, mais est au contraire enjouée, prolixe… J’ai eu l’impression que les pièges de la politique peuvent l’angoisser et qu’elle ne cherche pas constamment à se mettre en avant, estime Caroline Derrien. Mais en même temps, elle ne boude pas son plaisir quand elle est sur scène. » Et si elle utilisait son nouveau ##JEL#171-229-http://www.20minutes.fr/elections/resultats/##JEL# Présidentielle 2017 Retrouvez tous les résultats de l'élection présidentielle sur 20minutes.fr statut pour défendre des causes qui lui sont chères, quelles seraient-elles ? « Au regard de son métier [professeur de français], elle est très sensible aux questions d’éducation ou de culture, poursuit la journaliste. Mais pendant l’entre-deux-tours, elle nous a fait comprendre qu’elle était aussi très sensible à la question du handicap, en particulier de l’autisme, et que ces deux sujets pourraient faire partie de ses priorités à l’Elysée. » W

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