[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°6 mai/jun/jui 2007
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°6 mai/jun/jui 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de mai/jun/jui 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (275 x 355) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : la diversité des montagnes de Rhône-Alpes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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RhôneAlpes Été 2007 Portrait l’organisation de la société. « J’aime bien la bivalence des sociétés d’économie mixte qui allient la rigueur de l’entreprise au sens du service à la collectivité », souligne ce directeur qui se voit comme un « technicien ». Il veut aider les élus à faire des choix, par exemple en donnant son avis sur le plan local d’urbanisme actuellement à l’étude ou en se prononçant sur les projets immobiliers. « On ne veut pas vendre notre âme au diable, précise-t-il, mais maîtriser le développement de la station. Dans les dix ans, il faudrait construire deux ou trois résidences de tourisme bien intégrées dans le paysage, s’ouvrir un peu à cette formule d’accueil qui n’est pas présente ici. » Après avoir travaillé, au cours de ses deux dernières années universitaires, à Toulouse – au service d’études et d’aménagement touristique de la montagne, du ministère de l’Équipement –, puis pendant quatre ans aux Sept-Laux, auprès de l’ancien directeur, Georges Marchand, qui lui a appris son métier, il ne tient pas à tout chambouler. Il veut sauvegarder la qualité de service d’une station à taille humaine tout en modernisant le parc de remontées mécaniques. Comme, cet été, les deux téléskis du Planay. Ce renouvellement ira de pair avec l’installation d’une dizaine de canons à neige, dont la capacité est suffisante pour permettre un retour à ski « Les gens d’ici savent bien que leur unique patrimoine, c’est l’environnement. Ils sont très attentifs à sa conservation. » Vertes pistes Jeune directeur des remontées mécaniques d’Arêches-Beaufort, Julien Noël plaide pour une évolution harmonieuse de cette station-village, conciliant tourisme et agriculture. ARÊCHES-BEAUFORT, sa station-village, ses pâturages. Ici, entre 1 050 met 2 300 m d’altitude, tourisme et agriculture font bon ménage. Au printemps, les pissenlits pointent sous la neige, tapissent les pistes, régénèrent des alpages où, en été, paissent des vaches dont le lait est transformé en fromage d’origine contrôlée : le Beaufort. Cette double activité a permis de sauvegarder une agriculture de montagne, de préserver l’architecture traditionnelle, de faire vivre les gens au pays. « Ce développement harmonieux, durable avant l’heure, est un atout pour les années futures. Il contribue à nous donner un coup d’avance sur nos concurrents. » Un an après avoir pris la direction de la Société d’économie mixte d’Arêches- Beaufort (Semab), Julien Noël mesure cet avantage. « Les gens d’ici savent bien que leur unique patrimoine,c’est l’environnement.Ils sont très attentifs à sa conservation. » Ce qui impose au directeur de la station de trouver « les bons compromis » lorsqu’il s’agit de réaliser des travaux d’aménagement ou de tracer une nouvelle piste forestière, qui conviennent à la fois aux randonneurs, aux alpagistes et, l’hiver, aux équipes de maintenance des appareils. « Mon job, c’est de bien caler le planning des travaux avec les propriétaires des parcelles traversées, de prévenir les agriculteurs, de tenir compte de leurs activités et de veiller, après la saison d’hiver, à laisser les alpages propres pour qu’ils puissent bien travailler l’été. » À son poste, Julien Noël doit avoir une vue d’ensemble. Après un hiver de transition, il tente d’améliorer les performances économiques de la Semab : il travaille à l’élaboration d’un programme pluriannuel d’investissements et à St-Étienne Lyon Valence.• Annecy Arêches- Beaufort Grenoble 1979 Naissance à Chambéry 2000 Maîtrise de marketing sportif 2001 DESS d’aménagement touristique à Toulouse 2002 - 2006 En poste aux Sept-Laux Depuis juillet 2006 Directeur de la Société d’économie mixte d’Arêches-Beaufort. vers la station. Ils seront branchés à une adduction d’eau reliée au lac de Roselend. Cette option a été préférée à l’aménagement d’une retenue collinaire, d’un coût comparable. Arêches ne cultive pas la neige à foison. Son enneigement est garanti par sa situation : les nuages sont bloqués par le Mont-Blanc. Julien Noël veut préserver l’authenticité d’Arêches- Beaufort, ne pas créer un Luna Park. S’il devait développer de nouvelles activités estivales, il miserait sur le paysage et les activités « douces », comme la randonnée. Bien dans l’esprit de ce village de 2 500 habitants, fief de la famille Frison- Roche, converti au ski à la fin des années 1940. Les premières installations furent financées et gérées par des habitants. À la fin de la décennie 1960, la commune investit le Planay, avant de reprendre l’exploitation de toutes les remontées mécaniques au sein d’une société d’économie mixte et d’installer l’un des premiers télésièges débrayables en France. Aujourd’hui, la Semab exploite 15 remontées mécaniques et emploie 79 personnes, dont 16 à l’année. « Une petite structure qui a la capacité de réagir très vite dès que la neige est là », aux dires de son jeune directeur, qui assume la responsabilité des salariés et des skieurs et n’hésite pas à tendre les perches s’il le faut. « Je suis toujours en première ligne, celui qui prend la décision d’ouvrir ou de fermer une piste. » À l’intersaison, il ne chôme pas non plus. En mai, il prépare la saison à venir, arrête la nouvelle stratégie commerciale et de communication. Entre juin et novembre, il supervise les travaux et l’entretien des équipements, « toujours bichonnés » par les saisonniers, très impliqués dans la maintenance de « leurs » installations. Vincent Charbonnier ➜ En savoir plus : www.areches-beaufort.com
La montagne et le tourisme, état des lieux LA RÉGION A ADOPTÉ UN PLAN DE DÉVELOPPEMENT ET DE PROTECTION POUR SES MONTAGNES 73% du territoire rhônalpin est classé en zone de massif et concerne une population de près de 3 MILLIONS d’habitants. LA RÉPARTITION DES 2,9 MILLIONS D'HABITANTS VIVANT DANS LES SIX GRANDS ESPACES MONTAGNARDS DE RHÔNE-ALPES 2,1% Montagne drômoise 3,6% Montagne ardéchoise 28,3% Montagnes de la Loire et du Rhône 7,3% Jura 50,8% Sillon alpin 7,9% Haute montagne RhôneAlpes Été 2007 3 Rhône-Alpes est la deuxième destination touristique de France, après la région Paca, en termes de nuitées touristiques. Avec 148 MILLIONS de nuitées, elle réalise 11,5% de la fréquentation nationale. REPORTAGE : UNE FORMATION AUX MÉTIERS DE LA MONTAGNE À l’école de la nature Ce vendredi après-midi, quelques dizaines de jeunes pensionnaires du Centre de formation aux métiers de la montagne (CFMM) de Thônes, en Haute-Savoie, se dirigent bruyamment vers le parking où les attendent car et voitures. Ils sont contents de rentrer chez eux et le font savoir. Pourtant, tous reviendront lundi avec le même enthousiasme : « Nos élèves sont heureux de venir à l’école », confirme Luc Humeau, le directeur de cet établissement reconnu dans la France entière. La demande est très importante, notamment pour les BTS, avec 80 candidatures pour 25 places disponibles à la rentrée de septembre 2007. Le CFMM adhère à la Fédération des maisons familiales et rurales et recrute des jeunes à partir de la 3 e pour préparer un BEPA, le brevet d’études professionnelles agricoles option aménagement des espaces naturels et ruraux. Il propose un cursus complet en alternance, jusqu’au BTS (gestion et protection de la nature), avec le baccalauréat sciences et technologies de l’agronomie du vivant. Pour chaque niveau, l’objectif est la pluralité : « Un élève type sera plus tard moniteur de ski ou pisteur secouriste l’hiver,accompagnateur en montagne l’été et spécialiste de l’entretien des espaces naturels au printemps et à l’automne. Nos jeunes savent manier une tronçonneuse et travailler dehors dans les intempéries. » Et pour cause : les travaux pratiques se déroulent en majeure partie à l’extérieur, dans la montagne. Chantal Féminier ➜ En savoir plus : http://mfcfmm.hautesavoie.net LES TROIS MASSIFS DE RHÔNE-ALPES COUVRENT 73% DE LA RÉGION FRANCHE-COMTE Léronr1 L6 [TFIONON• ROANNE AIL LEf RANCHE- 511R•5A6NE y r n I>< Ü BOURG- EN-BRESSE J Pkyr ° d9 f:r.x °7'L..•% cExi TLES•&1IN 5 R de bowl VaT° Y ‘ a)., yGENcVE C ° (SUISSE NANiLiAllnrr"sf t F• a y SfJ VLIEN• N- GENEVOIS S° + BONNEVILLE• b 7+ tt1 ANNECY ^V > ▪ I 6 l' ! (0 Crf dinrru `r BELLEY B sif 11a3 dr..,• $, L'1 ALBERTVILLE. $airrs Bradfarfrll f 9 Y @ MONtBRISON Kir} 6•0'6 ST- ETIENNE irila ! r VIENNE Drdror dr roni„r f LA TOUR-DU-PIN Trrrrf froid v ? 5't":6CHAMBERY cz) ` a n » GRENOBLE 1"...1 p 5 a`'tS5 [rt)f ST-IEPN- 4,4) OE-MAURIENNE U V N•.. f• S TOBRNON- SUR•RHONE ITALIE VALENCE ifauN drrau rJFrhals LARLENTIE. C ordr:hn r drdrrhr mrridiancie LANGUEDOC-ROUSSILLON VAS Mvntéli• PROVENCE-ALPES- CÔTE-D'AZUR OD latitude [carta019e -91/7 10 19 19 « La Région accompagne un tourisme diversifié » INTERVIEW La Région a voté en décembre dernier des orientations pour la montagne. Pourquoi ? Nous attachons beaucoup d’importance à la montagne. L’une de nos premières actions a d’ailleurs été de créer, dès 2004, une vice-présidence à la montagne. 73% du territoire régional est en zone de massif : il présente de formidables atouts, dont la Région souhaite accompagner la valorisation et la préservation. Il connaît aussi des difficultés. Le réchauffement climatique touche de plein fouet les stations de moyenne montagne, qui s’interrogent sur leur devenir. Ailleurs, ce sont les services au public qui peuvent disparaître. Dans le Massif central, l’aide à l’installation de nouveaux actifs est l’une des priorités. SYLVIE GILLET DE THOREY, vice-présidente au tourisme et à la montagne Le travail saisonnier, l’accès via des moyens de transport collectif sont des questions auxquelles sont confrontées la plupart des communes de montagne. Comment la Région peut-elle intervenir pour aider une station de moyenne montagne à se reconvertir ? La Région est à l’écoute des demandes locales et peut accompagner progressivement les inéluctables évolutions vers un tourisme diversifié, durant les quatre saisons. Nous ne sommes plus dans la phase du tout-ski. Beaucoup de stations l’ont compris et se tournent vers des activités touristiques de pleine nature. Nous sommes prêts à aider les territoires de moyenne montagne à aller dans ce sens. Pourquoi avoir demandé le classement du massif du Mont-Blanc et du lac d’Annecy au patrimoine mondial de l’Unesco ? Ce sont des joyaux de notre patrimoine. Le Mont-Blanc fait l’objet d’une protection partielle par la création de réserves. Nous voulons qu’il soit réellement protégé, que cette inscription favorise la réduction de la circulation des camions et l’aménagement de la liaison ferroviaire Lyon-Turin. Le lac d’Annecy connaît depuis 1957 des mesures de réhabilitation écologique, mais le démantèlement de la loi littoral nous fait craindre une urbanisation plus forte. Voilà pourquoi nous appuyons la demande de candidature présentée par le Syndicat intercommunal du lac, en la conditionnant au respect strict de la loi littoral. LES GRANDS OBJECTIFS DU PLAN RÉGIONAL Ouvrir la montagne sur l’extérieur en renforçant les solidarités à l’intérieur, en investissant dans la formation professionnelle, en facilitant l’accueil des nouveaux actifs, en encourageant la coopération entre ville et montagne et à l’échelle europeénne, telle est la première volonté de la Région. Elle souhaite aussi diversifier les activités économiques en montagne, notamment à travers un tourisme durable, une agriculture de qualité, une forêt mieux valorisée. Enfin, elle promeut la préservation des ressources avec une politique innovante pour les transports, en gérant les risques naturels, en garantissant la ressource en eau et en favorisant l’essor d’une culture vivante. En savoir plus : www.rhonealpes.fr Contact : mission montagne - 04 72 59 41 20



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