[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°37 jun/jui/aoû 2015
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°37 jun/jui/aoû 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°37 de jun/jui/aoû 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : Casino, épicier sans frontières.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ILS FONT RHÔNE-ALPES-AUVERGNE

N°37 — ÉTÉ 2015

Renaud Lavillenie  : un nouveautsar au pays des volcans
Le perchiste le plus haut du monde vit et s’entraîne en Auvergne, où il a trouvé les infrastructures et les conditions de travail propices au très haut niveau.

Alexa Brunet

« Sa course d’élan est phénoménale et sa maîtrise technique parfaite. »
Sergueï Bubka

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rujba Arena, Donetsk, Ukraine, 15 février 2014. La ville accueille un concours de saut à la perche créé par l’enfant du pays, l’un des plus grands perchistes de tous les temps  : Sergueï Bubka. Renaud Lavillenie a déjà compétition gagnée et, comme à chaque fois, il s’élance pour battre le record du « Tsar »  : 6,16m. Cette fois-ci, ça passe. La salle exulte, Renaud Lavillenie se prend la tête à deux mains. Sa vie vient de changer. En un saut, le licencié au Clermont Athlétisme Auvergne a effacé la marque mythique et vient d’entrer dans la légende. Championnats d’Europe, du monde en salle, Jeux olympiques… Renaud Lavillenie a tout gagné. Ou presque. Un seul titre manque encore à son palmarès, celui de champion du monde en plein air (il termine 2e en 2013). Installé depuis 2008 à ClermontFerrand, il semble avoir trouvé

au pied des volcans ce qui lui fallait pour atteindre les sommets  : une des plus belles structures d’athlétisme de France  : le stadium Jean-Pellez, une ville accueillante et bienveillante, une équipe de rugby à supporter, l’ASM, et des centaines de petites routes à parcourir à moto, son autre passion, qu’il pratique en compétition.

Un grand meeting de perche à Clermont  ?

D’un profil moins impressionnant que les Bubka ou Galfione, Renaud Lavillenie n’en est pas moins un « monstre physique » qui s’aligne sur le 110 m haies ou le saut en longueur dans les compétitions interclubs. Travailleur infatigable et dur au mal, Renaud Lavillenie est certes doué mais passe des heures à peaufiner sa condition physique et sa technique. « Sa course d’élan est phénoménale et sa maîtrise technique, notamment pour le transfert d’énergie

de la course à la perche, est parfaite », remarque d’ailleurs Sergueï Bubka. Beaucoup d’anecdotes circulent sur le personnage. Certaines, peu flatteuses, évoquent un champion trop haut perché, distant et plutôt dur dans ses relations humaines. D’autres révèlent encore plus l’étendue du talent, de la folie… du génie de Lavillenie. Il y a bien sûr la fameuse piste de saut installée dans son jardin. Ou encore celle d’une piste d’élan trop courte qu’il a fallu rallonger avec des planches sur la fosse de saut en longueur… La guerre civile a déchiré l’Ukraine, et le Drujba Arena a brûlé. Mais il se murmure que Renaud Lavillenie travaille à faire renaître pour cet hiver, à la maison des sports de ClermontFerrand, le meeting de perche de Donetsk avec les partenaires de Bubka. Un passage de relais entre grands athlètes.
Laurent Diennet



N°37 — ÉTÉ 2015

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L’étudiante aux glaçons portables
aroline Badré se voyait pilote de chasse. Après un passage au lycée militaire de Grenoble, elle doit renoncer à son rêve et atterrit à l’Insa de Lyon. Cette future ingénieure en génie mécanique des procédés plasturgiques n’a qu’une idée en tête  : monter sa boîte. Elle mène de front stage de fin d’études, au sein du cabinet en ingénierie Extia, et création d’entreprise. Avec deux associés, elle prépare la commercialisation d’un procédé innovant  : Ice Stick, grand comme un rouge à lèvres, peut maintenir une canette à 11-13 °C pendant une heure. « Idéal pour refroidir sa boisson sur la plage », affirme cette Marseillaise d’origine. L’innovation, toujours en cours de développement au Centre énergétique et thermique de Lyon, trouverait jusqu’à cent applications différentes, de la restauration à la santé. Ice Stick a déjà remporté le concours Campus Création 2014, qui lui a ouvert les portes de Créalys, l’incubateur de l’université de Lyon. « Un appui indispensable pour lancer notre produit l’été prochain », se réjouit la jeune femme, qui ambitionne aussi d’ancrer l’esprit d’entreprise dans l’enseignement supérieur.
L.t
> www.pulsalys.fr
Caroline Badré.

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Alexa Brunet

Claudia Bortolino  : « Il y a peu de femmes réalisatrices, hormis Jane Campion. »

22 ans et déjà réalisatrice
lle vient de signer, à 22 ans, son troisième court-métrage. Et si elle ne recevra qu’en septembre son certificat professionnel supérieur en réalisation et scénario, Claudia Bortolino est promise à un bel avenir cinématographique. Depuis ses 5 ans, elle écrit des histoires, qui deviennent des scénarios. Grâce à ses parents qui l’ont emmenée très jeune voir ses premiers films, Claudia se prend de passion pour l’univers du cinéma. « J’ai tout de suite été sensible à l’histoire mais aussi au médium  : les couleurs, le décor, les costumes, le rythme… » En 2011, Claudia entre à l’Arfis, école des professionnels de l’image au sein du pôle Pixel, à Villeurbanne. Après un diplôme de technicien image cinéma et audiovisuel, elle se spécialise dans la réalisation  : « Il y a peu de femmes réalisatrices, hormis Jane Campion et les actrices passées derrière la caméra. » Elle ne se satisfait pas de la place des femmes dans le cinéma actuel  : « Dans la plupart des films, elles sont un prétexte à l’histoire mais ne sont pas au centre de celle-ci. » Ce n’est donc pas un

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hasard si ses trois courts-métrages mettent en scène des femmes. Son dernier film1 traite du passage de l’enfance à l’âge adulte. Un sujet grave, parfois, mais abordé avec légèreté. L’an dernier, elle est la seule élève féminine à présenter un projet de film au jury de l’école, qui l’accepte sans réserve. Après avoir bouclé son budget (7 000 euros), elle enchaîne deux mois de préparation intense, sept jour s de tour n age à Lyon et Charbonnières, où elle dirige sans jamais hausser le ton une équipe de quinze personnes. Suivent quatre mois de montagemixage avant le rendu final du film au jury, fin juin, et des projections dans des salles de la région. Ensuite ? Cette jeune passionnée de littérature américaine compte bien faire ses preuves outre-Atlantique.
ChantaL Féminier

1. Nobody, even not the rain, http://nobodynoteventherain.com. Projections le 13 juin au matin au Comœdia, à Lyon, le 20 juin à 11 h 15 au Zola, à Villeurbanne.

BGene, la génétique en création
octeure en physiologie cardio-vasculaire, Marie-Gabrielle Jouan a pourtant choisi un autre champ de la biologie pour créer BGene, à Grenoble, en 2011  : la biologie synthétique, qui optimise les micro-organismes en modifiant leur code génétique. « J’ai créé l’entreprise avec Caroline Ranquet, spécialiste en adaptation et pathogénie des micro-organismes, explique-t-elle. Je travaillais pour l’université Joseph-Fournier à la valorisation de la recherche, quand j’ai constaté que nos compétences intéressaient

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Juan Robert

Marie-Gabrielle Jouan a créé BGene, une start-up, à Grenoble.

beaucoup d’entreprises. Alors nous nous sommes lancées ! » Avec leur start-up, les deux scientifiques démultiplient les propriétés des bactéries, pour un laboratoire pharmaceutique, un producteur de bioéthanol ou un fabricant de fragrances. La grande région RhôneAlpes-Auvergne est déjà une réalité  : elles ont engagé un partenariat avec NeoBioSys, une start-up clermontoise complémentaire de BGene qui développe des solutions à l’échelle industrielle.
FLorenCe roux

Alexa Brunet




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