[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°37 jun/jui/aoû 2015
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°37 jun/jui/aoû 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°37 de jun/jui/aoû 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : Casino, épicier sans frontières.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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rZhôneAIpes

TRIBUNE LIBRE
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N°37 — ÉTÉ 2015

LA RÉPARTITION DES FORCES POLITIQUES DU CONSEIL RÉGIONAL

Front de gauche
ité jor Ma

11 36 46
Parti socialiste, écologiste et apparentés

15 6 40

2 Non apparentés

FN

'3d 6

Europe ÉcologieLes Verts
e

Union de la Droite et du Centre
Total  : 156 sièges

.

gauc he

'99 sièges 99 sièges

:

PRG-GE

PSEA

PARTI SOCIALISTE, ÉCOLOGISTE ET APPARENTÉS

Nous voulons cette union, et nous la préparons déjà  !
Le 1er janvier 2016, la nouvelle Région AuvergneRhône-Alpes prendra sa place dans le paysage institutionnel français. Ce sera la 2e Région de France, tant en terme économique que démographique. Plus forte, avec des compétences élargies et renforcées, des entreprises d’envergure internationale, des centres de recherche et des universités à la pointe, Auvergne-Rhône-Alpes aura les moyens de faire plus pour vos études, pour vos emplois, pour votre territoire. Cette union n’est pas subie. Elle est logique, cohérente, et très largement acceptée par les Auvergnats et les Rhônalpins. Nous la voulons, et nous la préparons activement. Dès l’annonce de la nouvelle carte des régions françaises, nous avons pris le contre-pied des opposants qui ne s’estimaient pas satisfaits de cette nouvelle géographie. Les conseillers régionaux socialistes et les Présidents Jean-Jack Queyranne et René Souchon ont préféré la réflexion et l’action aux critiques stériles. Nous nous sommes pleinement engagés dans la définition d’une nouvelle administration, dans la mise en place de projets et actions en commun pour qu’une nouvelle administration soit en ordre de marche et mise à votre service, dès janvier 2016. Cette union prend tout son sens après un bref comparatif des politiques menées au sein des deux Régions, suffisamment proches et complémentaires pour envisager des synergies. Nous avons d’ores et déjà enclenché ce rapprochement avec la création d’une école de cancérologie au sein du cancéropole CLARA qui mobilisera toutes les forces vives du Centre Jean Perrin de Clermont-Ferrand, du Centre Léon Bérard à Lyon, du Centre Lucien Neuwirth à Saint-Étienne et du Centre Albert Bonniot à Grenoble. Plus globalement, qu’il s’agisse d’environnement, de soutien aux entreprises où nous agissons pour le maintien et la création d’emplois, de jeunesse où nous permettons aux jeunes de s’autonomiser et de s’émanciper, de lutte contre les inégalités territoriales où nous œuvrons pour maintenir les services publics sur les territoires, Auvergne et Rhône-Alpes sont très proches et disposent de bases solides bâties sur une culture commune  : donner plus à ceux qui en ont le moins. Cette union sera l’occasion de prendre le meilleur de chaque politique, à votre bénéfice. La Région Auvergne-Rhône-Alpes ne sera pas un grand ensemble institutionnel éloigné des citoyens et de leurs préoccupations. Sixième Région européenne, de la taille d’un pays, Auvergne-Rhône-Alpes tiendra son rôle et sa place de grande région européenne, mais elle devra rester connectée avec vos besoins. En Rhône-Alpes, cette proximité s’illustre avec les Espaces Rhône-Alpes présents dans chaque département pour rapprocher l’administration des citoyens. Elle s’exprime également par les politiques régionales telles que le soutien aux maisons et centres de santé pour garantir des soins à tous dans chaque territoire, la rénovation des lignes de chemin de fer, des rames de TER et des lycées, le développement du numérique, et bien d’autres politiques qui placent l’action de la Région au plus près des citoyens. Cette union rendra nécessaire le renforcement de ces dispositifs et services publics de proximité. Complémentarités, synergies, proximité, nous ne voyons que des avantages à cette union. Là où nos opposants politiques abordent cette dernière sous un angle négatif, dépourvus d’ambition, dans le seul but d’agglomérer les mécontentements, nous, élus socialistes, avons choisi de penser cette future grande Région pour en faire rapidement un outil performant.
> www.psrhonealpes.fr

FDG

FRONT DE GAUCHE

Une fusion pour quoi faire  ?
Les régions Rhône-Alpes et Auvergne ne formeront bientôt plus qu’une. Que vont donc y gagner leurs habitante-s ? Plus de démocratie ? 58% d’entre eux auraient voulu être consultés avant. Sur proposition du Front de gauche, le Conseil régional s’était prononcé pour l’organisation d’un vaste débat dans la population conclu par un référendum. Non ! La fusion des Régions passe à marche forcée. Plus de services publics ? Le seul but affiché par le Gouvernement est de réaliser des économies. Il prend 28 milliards aux collectivités pour arroser le patronat de dizaines de milliards d’euros de cadeaux fiscaux (crédits d’impôts recherche, pour la compétitivité et l’emploi etc...) sans aucune contrepartie. La conséquence est connue  : disparition de services publics de proximité, place au privé pour pallier les manquements, tout cela au détriment des besoins des usagers et de leur portefeuille. Plus d’égalité territoriale ? Le but est de concentrer l’activité dans les métropoles d’affaires au risque de renforcer le sentiment d’abandon des territoires périphériques et éloignés. Les inégalités déjà insupportables vont s’accroître. Plus grandes mais privées de moyens avec la baisse des dotations de l’État, les Régions vont être poussées à une logique de concurrence. Alors que notre République se fissure du pouvoir confisqué par ceux qui ont l’argent, alors que la transition énergétique est l’urgence, l’intérêt général dicte de rendre le pouvoir aux citoyens et de renforcer l’action publique. Dans ce contexte, les élus FdG se battront plus que jamais pour que la Région ne s’inscrive pas dans les ornières de l’austérité, du recul des services publics, de l’éloignement des lieux de décision des citoyens et de leurs représentants élus.

PRG-GE

PARTI RADICAL DE GAUCHE ET APPARENTÉS

Rhône-Alpes-Auvergne  : une union à faire grandir
Si le regroupement de petites Régions à fin de leur donner une taille critique pouvait avoir du sens pour les Radicaux, l’union entre Rhône-Alpes et l’Auvergne a constitué une certaine surprise. La loi étant la loi, et cette union étant actée, il convient désormais de tout faire pour qu’elle prenne toute sa dimension au bénéfice des Rhônalpins et des Auvergnats. Les chantiers ne manquent pas, il est vrai, pour créer des synergies entre deux territoires aux atouts très différents, sans parler de leur géographie. Rappelons que l’objectif affiché dans le cadre de la loi est de simplifier le « mille-feuilles » administratif et donc de générer des économies. Un objectif que l’on peut partager, à condition qu’il ne se conçoive pas au détriment des citoyens, lesquels ont été trop peu associés à ce nouveau découpage territorial. À ce titre, la nouvelle grande Région aura de grands défis à relever, en particulier celui de n’oublier personne, en matière de services publics, d’infrastructures, aussi bien en zone urbaine qu’en territoire rural ou de montagne. Rhône-Alpes Auvergne n’aura ainsi de sens que si elle assure l’équité territoriale, aux côtés des Métropoles dont il conviendra de s’assurer qu’elles ne captent pas l’essentiel des aides publiques. Affirmer ou réaffirmer le fait régional constituera à ce titre l’un des chantiers majeurs de la nouvelle mandature.
> prg-ge@rhonalpes.fr

> www.frontdegauche-rhonealpes.fr

N°37 — ÉTÉ 2015

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UDC

UNION DE LA DROITE, DU CENTRE ET APPARENTÉS

Rhône-Alpes Auvergne  : une chance à saisir
L’Assemblée nationale puis le Conseil constitutionnel ont récemment validé le redécoupage de la France en 13 régions contre 22 jusqu’ici. Cette réforme entrera en vigueur début 2016 et scelle donc l’union de nos régions Auvergne et Rhône-Alpes. Dans le discours comme sur le papier, cette future grande région Rhône-Alpes Auvergne, est sans aucun doute un regroupement qui ne manque pas de sens. En effet, Rhône-Alpes est, de loin, le principal partenaire commercial de l’Auvergne, loin devant la Bourgogne, le Centre et Midi-Pyrénées. Il est d’ailleurs intéressant de noter que depuis de nombreuses années, plusieurs entreprises, publiques comme privées, ne s’y sont pas trompées, en créant une seule direction régionale pour nos deux territoires, le plus souvent basée sur l’agglomération lyonnaise. Ce rapprochement puise aussi ses racines dans l’histoire. En raison de leur proximité géographique, nos deux régions entretiennent historiquement des liens privilégiés. Mais si ce rapprochement semble géographiquement naturel, il ne se suffit pas à luimême. C’est à nous, élus régionaux, d’imaginer et de bâtir cette future grande région et lui donnant une âme et du sens. Pour cela, il nous faudra mettre en commun le meilleur de nos territoires respectifs  : Nous appuyer sur un tissu économique de tout premier plan, avec, outre de nombreuses PME, quelques « champions régionaux » à l’image de Michelin ou des laboratoires Mérieux. Valoriser et développer nos filières agricoles qui sont aujourd’hui parmi les plus performantes. S’appuyer sur nos atouts touristiques indéniables. Aménager notre territoire de manière harmonieuse en conjuguant un réseau de villes pertinent avec une ruralité active et dynamique. Mais a contrario, il faudra aussi surmonter quelques faiblesses qui pourraient lourdement nous pénaliser dans les années à venir. Il s’agit notamment de la gestion calamiteuse des 2 exécutifs régionaux actuels qui souffrent de la même folie des grandeurs. C’est ainsi qu’ils ont construit ces 4 dernières années, 2 hôtels de région flambants neufs, pour un montant total de près de 300 millions d’euros. Dans le même ordre d’idées, les 2 exécutifs actuels cultivent ensemble un goût immodéré pour la dépense publique et la dette  : c’est ainsi que la dette cumulée de nos 2 régions atteint aujourd’hui les 3 milliards d’euros… dont plus de 130 millions d’euros d’emprunts toxiques contractés par la Région Auvergne. Il est grand temps de revenir à une gestion beaucoup plus économe de l’argent public, et de profiter de cette réforme pour dégager des économies d’échelle. Enfin, pour que cette union soit un succès, il est essentiel d’y donner un véritable sens, et nourrir pour notre grande région une formidable ambition basée sur l’excellence dans tous ses domaines de compétence  : apprentissage, transports, lycées ou enseignement supérieur. Autrement dit, réaffirmer une véritable identité régionale qui se projette dans l’avenir avec confiance et sérénité. Et ainsi faire de notre grande région un exemple pour les autres, pour demain pouvoir paraphraser le Général de Gaulle et André Malraux  : « La région Rhône-Alpes Auvergne n’est jamais aussi grande que lorsqu’elle montre la voie… ».
> Retrouvez l’actualité du Groupe Union de la Droite et du Centre et Apparentés sur www.udcap-rhonealpes.fr

EELV

EUROPE ÉCOLOGIE-LES VERTS

FN

FRONT NATIONAL

Solidarité et écologie doivent être au cœur de l’union des deux régions
Le 1er janvier 2016, c’est dans une nouvelle Région à 12 départements que se réveilleront les citoyens de Rhône-Alpes et d’Auvergne. Au-delà de la course aux additions de superficie, de PIB ou d’habitants, au-delà des rêves de grandeur, quelle est la place du citoyen dans ces nouvelles superstructures ? Pour les écologistes, l’objectif de cette fusion régionale doit être de répondre aux besoins de nos concitoyens dans un contexte particulièrement difficile d’une crise économique, écologique et démocratique. Pour répondre à ce triple enjeu, la fusion de Rhône-Alpes et de l’Auvergne peut permettre d’engager nos territoires dans une transition écologique qui les tire vers le haut. Pour mettre fin à la défiance citoyenne face au politique, rendons l’action publique lisible et rapprochons le lieu de prise de décision du citoyen. La Région doit décentraliser ses services au plus près des besoins. Tout ne peut pas se décider de Lyon. Dans une Région qui s’étale d’Aurillac à Annecy ou de Valence à Montluçon, l’équilibre des territoires devient un enjeu crucial pour les années à venir. L’organisation des transports, compétence majeure de la Région, est un des principaux leviers pour soutenir les territoires situés en dehors des grandes agglomérations. Le maillage du réseau doit se resserrer, les liaisons entre les villes moyennes doivent être privilégiées aux lignes à grande vitesse qui ne relient que les métropoles déjà bien dotées. Les tarifs sociaux des TER rhônalpins permettant aux plus démunis ou précaires de se déplacer à bas coûts doivent être étendus à l’Auvergne. On conjuguera ainsi la solidarité aux déplacements responsables. En cette année dédiée à la lutte contre le changement climatique, une question s’impose à nous  : quelles peuvent en être les conséquences à l’échelle d’une région comme Rhône-Alpes/Auvergne ? Pour mieux appréhender nos stratégies d’adaptation au changement climatique en Rhône-Alpes et Auvergne les écologistes ont fait adopter la création d’un GIEC régional. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) fournit régulièrement des évaluations détaillées de l’état des connaissances scientifiques sur les changements climatiques, leurs causes, leurs répercussions potentielles et les stratégies de parade. Avec une structure similaire en Rhône-Alpes Auvergne, nous pourrons accélérer la transition vers une grande Région soutenable. Cette transition a été engagée dans nos deux régions. Par exemple, l’agriculture et la montagne sont des atouts importants pour l’Auvergne et Rhône-Alpes. Sur ces deux sujets les élus écologistes ont travaillé pour améliorer le quotidien des habitants  : tourisme durable, soutien à l’agriculture bio et locale. La fusion doit permettre de faire converger ces politiques exemplaires pour tirer nos territoires vers le haut. Les écologistes agiront dans les mois qui viennent pour une région forte, organisatrice de la solidarité entre territoires, engagée pour répondre aux défis climatiques et économiques et plus proche de ses citoyens.
> http://elus-rhonealpes.eelv.fr

Finissons-en de l’hypertrophie bureaucratique  !
« C’est promis, la fusion Auvergne Rhône-Alpes engendrera des économies… », assurent en chœur les élus UMPS infantilisés à une Commission Européenne dogmatique. En réalité, cette fusion coûtera cher au contribuable, très cher. Le rapprochement administratif décidé sur un coin de table par le gouvernement exigera en effet une réorganisation complexe et coûteuse des services, avec par exemple l’alignement des salaires des fonctionnaires et des élus. Traduisez  : « gonflement », puisqu’ils seront alignés sur les plus élevés. Il en est de même pour les aides dispensées par les collectivités  : obligatoirement ordonnées sur les plus fortes dans l’ensemble du territoire. Rien ne prédispose ces futures Euro-Régions technocratiques à stopper l’hémorragie financière orchestrée par les élus régionaux en place depuis 30 ans ; bien au contraire ! Le Front National veut clarifier, simplifier et revenir à trois niveaux d’administration dont les ressources, les compétences et le fonctionnement sont clairement individualisés. La région doit être une coordination de départements, pour davantage de proximité et de subsidiarité. Exigeons une Région Auvergne Rhône-Alpes à l’écoute des réalités historiques, géographiques et culturelles du territoire. Le Front National défend les territoires dans leurs richesses et leurs diversités. Nous soutenons le patrimoine et l’authenticité. Sans diversité, pas de complémentarité possible  : que la nouvelle Région Auvergne Rhône-Alpes permette la coordination des départements de ses deux anciennes régions. Que la nouvelle Région ne soit pas une copie de celles que nous avons aujourd’hui en Auvergne et Rhône-Alpes  : simples strates administratives prenant leurs ordres de Bruxelles et leurs finances dans nos poches. Auvergnats et Rhônalpins pris en otages par une administration idéologue et déconnectée du réel, spectateurs impuissants d’une fusion infligée, portons un coup d’arrêt au mépris de nos identités !
> www.fnra.fr




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