[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°37 jun/jui/aoû 2015
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°37 jun/jui/aoû 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°37 de jun/jui/aoû 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : Casino, épicier sans frontières.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ÉCONOMIE

N°37 — ÉTÉ 2015

Deux succès régionaux de la vente en ligne
Spartoo marche sur la ville

C

Boris Saragaglia, PDG de Spartoo.

e doit être les deux o de la réussite sur Internet, comme ceux de Google ou de Yahoo !. Moins de dix ans après sa création, en 2006 à Grenoble, Spartoo, entreprise de vente de chaussures en ligne, réalise 130 millions d’euros de chiffre d’affaires et vend 2,5 millions de paires par an, dont la moitié à l’étranger. L’entreprise qui salarie déjà 200 personnes, doit intégrer fin 2015 une centaine de collaborateurs dans ses entrepôts logistiques, à Saint-Quentin-Fallavier, où sont stockées plus d’un million de paires. « Cette année, nous créons des boutiques en ville, annonce Boris Saragaglia, PDG, qui a créé Spartoo avec deux copains toujours présents, Paul Lorne et Jérémie Touchard, comme lui ingénieurs. Nous voulons humaniser la relation avec le client, réduire nos coûts de marketing et utiliser toutes nos connaissances sur Internet pour mieux aiguiller les gens ». Ainsi, dans les boutiques, le client pourra-t-il essayer des chaussures sur place et repartir avec, ou choisir et commander sur écran le même modèle d’une autre

couleur. Après l’ouverture d’une première boutique, en mars dans le centre de Grenoble, le jeune patron compte poursuivre la création de magasins en Rhône-Alpes, « selon une stratégie en escargot, en rayonnant à partir de Grenoble ». Si l’offre, grâce aux données collectées sur la Toile, sera adaptée aux us de la ville, elle bénéficiera aussi de la force de frappe de Spartoo. L’enseigne revendique un catalogue de 2 500 marques et, pour chacune, de multiples modèles. En 2010 puis en 2013, le site d’e-commerce a complété sa gamme, et les tenues de ses clientes, par des sacs, puis des vêtements. Aujourd’hui, l’entreprise vient même de créer ses propres marques, Moony Mood pour le style urbain branché, BT London pour la mode fantaisie et Fericelli en « luxe accessible ». Objectif de Boris Saragaglia  : doubler le chiffre d’affaires d’ici à 2019.
Créé en 2006, à Grenoble, le site de vente de chaussures en ligne ouvre cette année des boutiques en dur.
Juan Robert

Florence roux

Pecheur.com fait mouche
a pêche, ringarde ? Certainement pas ! La société Fugam et son site d’e-commerce pecheur.com en sont la meilleure preuve. Créée en 2004 à Gannat dans l’Allier, l’entreprise est installée dans 3 000 m² tout neufs et extensibles au besoin. « Nous avons déménagé 6 ou 7 fois au fil de notre croissance », rapporte Olivier Bernasson, président et pêcheur à la mouche. Une croissance exponentielle  : de 480 000 euros en 2004, le chiffre d’affaires est passé à 18 millions d’euros cette année et devrait s’envoler vers les 200 millions d’euros d’ici à dix ans ! « À l’initiative de Décathlon, notre actionnaire majoritaire depuis 2010, nous misons tout sur l’international », ajoute-t-il. Le site propose plus de 220 000 références de produits, depuis les cannes à pêche et moulinets aux épuisettes, en passant par les détecteurs électroniques de touche, les tentes de camouflage. Une part importante des 52 salariés travaille donc à la gestion de l’e-cata-

L

L’entreprise, créée en 2004, est installée à Gannat, dans l’Allier.

Marc Chatelain

logue, aux relations avec les clients et à l’informatique. « Le cœur du réacteur, c’est la logistique », assure Olivier Bernasson. C’est pourquoi tous les employés des bureaux, dirigeants compris, travaillent à l’entrepôt deux heures par semaine, histoire de remplacer un absent ou de prendre conscience, par exemple, que la promotion « festival de cannes » prévue par le service marketing tombe mal dans le planning des expéditions. « C’est aussi sur la logistique qu’on gagne ou qu’on perd de l’argent », commente le président, qui liste quelques solutions d’optimisation  : une préparation des commandes en deux étapes, qui évite aux opérateurs de courir d’un coin à l’autre de l’entrepôt, la création d’un logiciel pronostiquant le stock idéal, la fabrication en interne d’emballages carton en triangle, moins coûteux que les rectangulaires… Ou encore une organisation du travail stimulante pour aller à la pêche en fin de journée !
Véronique Vigne-lepage

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La recherche agronomique aux avant-postes
Rhône-Alpes et l’Auvergne sont deux grandes régions agricoles, très proches dans le domaine de l’élevage et des labels de qualité, et vont, ensemble, faire avancer l’agronomie. Avec un an d’avance sur le calendrier des Régions, l’Inra, l’Institut national de la recherche agronomique, a scellé l’union de ses directions Rhône-Alpes et Auvergne. Depuis le 1er janvier, les unités rhônalpines de Lyon, de Thonon-lesBains et de Grenoble ont été rattachées au siège auvergnat de Theix, dans le Puy-de-Dôme. Fort de ses 1 300 salariés, ce nouvel ensemble interrégional est le premier centre Inra hors Ile-de-France et axe ses recherches sur l’élevage, la nutrition préventive et la biologie intégrative.
> www.clermont.inra.fr

Des centaines de traitements du cancer mis au point d’ici dix ans
Trois questions au Dr Amaury Martin, secrétaire général du Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes (Clara)
Le Clara fédère depuis plus de dix ans les entreprises, les chercheurs et les médecins spécialisés en cancérologie de Rhône-Alpes et d’Auvergne. Pourquoi ? Avec 70 entreprises, 3 200 chercheurs et soignants spécialisés en cancérologie, ce périmètre a la taille critique pour travailler sur toutes les facettes de cette maladie. L’Auvergne a déjà beaucoup apporté, notamment sur la nutrition ou l’oncogénétique, et Rhône-Alpes, sur la compréhension du développement des cancers, la prise en charge des tumeurs rares, les technologies de diagnostic ou la chirurgie. Le Cancéropôle favorise les croisements de savoirs, par exemple pour la compréhension de l’impact des comportements et de l’environnement sur les cancers. Le but est-il d’en faire un secteur économique d’excellence ? Pour que les découvertes bénéficient au plus vite aux malades, il faut des entreprises. Or la cancérologie est le secteur de la santé dans lequel la compétition internationale est la plus forte et la recherche la plus dynamique  : plusieurs centaines de traitements devraient être mis au point dans les dix ans, contre 70 actuellement. Dans nos programmes, 15 millions d’euros de subventions des collectivités locales et de l’Europe ont déjà permis de lever 225 millions d’euros de fonds privés et ainsi d’attirer ou de soutenir 25 entreprises, dont 50% sont des créations. Or une start-up peut devenir une multinationale !

Un pôle de compétitivité précurseur
Dès sa création en 2005, le pôle de compétitivité Viaméca s’est investi en Rhône-Alpes et dans le territoire du Massif central en fédérant entreprises de mécanique, centres de recherche et de formation. Dans cette zone, 4 000 entreprises, 235 000 salariés, soit 20% des effectifs français, travaillent dans la filière. Installé à Clermont-Ferrand, Viaméca fête aujourd’hui ses 10 ans et plus de 81% de ses adhérents ont d’ores et déjà des implantations interrégionales.
> www.viameca.fr

Le Clara porte le projet d’une école de cancérologie  : de quoi s’agit-il exactement ? La réflexion, amorcée en juillet 2014 avec les universités et les deux Régions, est un vrai challenge, unique en France à une telle échelle ! Il s’agit de créer des liens entre les formations universitaires de biologie, de physique, de mathématiques, de chimie, de médecine, de sciences humaines, pour qu’un étudiant inscrit à Grenoble puisse suiv re certains cours à Clermont-Ferrand, effectuer un stage dans un hôpital à Saint-Étienne ou mener sa thèse en entreprise à Lyon. Plus qu’une « école », ce sera un label, un réseau, une pépinière de talents.
propos recueillis par Véronique Vigne-lepage
> www.canceropole-clara.com

Picture ou trois garçons dans le vent
’est l’histoire de Vincent André, de Julien Durant et de Jérémy Rochette, trois copains de Clermont et des environs qui passaient leur temps en snowboard du côté de Besse ou des monts Dore, et en skateboard dans les rues de la capitale auvergnate. En 2008, ils décident de concrétiser leur rêve  : créer leur marque de vêtements de glisse, à la fois techniques, beaux et les plus respectueux possible de l’environnement. « On a commencé par une veste, explique Vincent André. Elle était faite des bouts de ce qu’on préférait dans nos vestes personnelles et qu’on avait cou-

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DR

Les trois copains de Clermont ont créé plusieurs lignes de vêtements recyclables.

sus. » L’énergie et les valeurs défendues par les trois garçons séduisent alors des investisseurs locaux, qui leur permettent de commencer une production et leur prodiguent également de sages et nombreux conseils. Picture Organic Clothing était née. Aujourd’hui, avec plus de 400 points de vente, plusieurs lignes de vêtements et accessoires recyclables et recyclés, en tout cas en partie, Picture emploie quinze personnes à Gerzat, dans la banlieue de Clermont et quatre à Annecy, pas très loin des pistes…
laurent Diennet

Alexa Brunet


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