[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°37 jun/jui/aoû 2015
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°37 jun/jui/aoû 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°37 de jun/jui/aoû 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : Casino, épicier sans frontières.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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RHÔNE-ALPES-AUVERGNE

N°37 — ÉTÉ 2015

Entre deux régions, portraits 
Manon, future «  pro  » du canyon
« 

T

oute petite, déjà, j’étais « bougebouge »  : je faisais du basket, du ski de rando… » Mais c’est en préparant un bac option escalade au lycée du Diois que Manon Roche, originaire de Mirabel-et-Blacons dans la Drôme, a décidé de faire du sport son métier. Avec un projet bien particulier, celui de « l’associer au social ». C’est pourquoi elle a d’abord passé, à l’IUT 2 de Grenoble, un diplôme d’éducatrice spécialisée. Puis, forte de stages dans une institution pour enfants en difficulté sociale, elle a souhaité se qualifier pour l’encadrement d’activités sportives  : « Ces jeunes ne sont plus les mêmes sur une paroi rocheuse. On peut alors leur apprendre plus facilement la vie en groupe, l’entraide », assure-t-elle. En

Alexa Brunet

septembre dernier, Manon a ainsi intégré le Creps, Centre de ressources, d’expertise et de performance sportive de Rhône-Alpes, à Vallon-Pont-d’Arc, en Ardèche. Elle y prépare, en un peu plus d’un an, le diplôme d’État d’éducateur sportif « canyon »  : « Nous passons huit semaines à l’extérieur pour pratiquer et s’entraîner à encadrer des groupes, et neuf autres au Creps même ». Manon apprend la pédagogie, les manipulations de secours… L’étudiante est aussi accompagnée dans le montage de son projet personnel. « Avant de créer mon activité, il me manquera encore le diplôme d’État en spéléologie  : je le préparerai l’année prochaine, toujours au Creps. Après, je me lance ! »
Véronique Vigne-Lepage

TER  : bientôt une liaison directe Lyon-Clermont

Rapprocher par le rail les deux capitales régionales, telle est l’idée des deux présidents de Région. À leur demande, la SNCF étudie la possibilité de faire circuler un TER direct, sans arrêt, entre Clermont-Ferrand et Lyon. Dès le début du service annuel 2016, l’aller partirait de Clermont à 7 h 05 pour arriver à Lyon Part-Dieu à 9 h 18. À partir de juillet 2016, le retour serait fixé à 19 h 40 en gare de la PartDieu pour atteindre Clermont à 21 h 53. La possibilité d’un second aller et retour est étudiée pour 2017.

« Dans le TER, je me sens un peu chez moi »
n 2013, Mickaël Chailloux, Clermontois alors âgé de 21 ans, a dû s’installer à Lyon  : il venait de réussir le concours d’entrée en 4e année de Sciences-Po Lyon. Objectif  : décrocher un master en journalisme. « Ma copine l’a réussi également, raconte-t-il. Alors nous avons pris un appartement ensemble. » Jusqu’ici, Michaël n’avait pas beaucoup voyagé  : élève au lycée Fénelon puis étudiant en faculté d’histoire à Clermont-Ferrand, il s’était découvert un intérêt pour le journalisme dans la métropole auvergnate. « Pendant deux ans, le samedi matin à l’heure où mes copains se réveillaient, j’ai animé, sur Radio Campus, une émission matinale de musique country », rapporte le jeune homme en souriant. Depuis deux ans, Michaël apprend donc le métier qu’il s’est choisi  : journaliste, de préférence à la radio. Il rentre chez lui, à ClermontFerrand, une fois tous les mois ou à défaut, en période de stage, tous les deux mois. « Au début, habitant avenue Berthelot, à Lyon, je préférais aller prendre le train à Perrache, explique-t-il. Cette gare était plus facile d’accès pour moi et… il y a moins de monde ! » Ayant déménagé dans le quartier des États-Unis, il opte désormais pour la gare de la Part-Dieu. « Je fais un trajet sans changement via Tarare, Roanne, Vichy et Riom, cela prend deux heures et demie au lieu d’une

E

heure et demie en voiture, mais c’est plus confortable et moins fatigant. ». Bien qu’il ait réussi, en décembre dernier, son permis de conduire et acheté une voiture, Michaël ne renonce pas au train. « Lorsque je monte dans le TER, je me sens déjà un peu chez moi. J’aime son design, bien reconnaissable, et un message audio me souhaite la bienvenue de la part du Conseil régional Auvergne ! »
V. V.-L.
Mickaël Chailloux, clermontois et étudiant à l’Institut d’études politiques de Lyon.

LGV  : le scénario médian

Juan Robert

Vis-à-vis du projet de ligne à grande vitesse POCL pour ParisOrléans-Clermont-Ferrand-Lyon, les deux Régions souhaitent que le scénario médian soit retenu, de manière à desservir Roanne et Clermont via Vichy.

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croisés
King apprend à concevoir des avions au lycée
pour cela. En 5e, j’ai eu le déclic des maths, grâce à un professeur de physique ». Au lycée clermontois, dont les classes professionnelles jouxtent l’aéroport d’Aulnat, l’élève se passionne pour les sciences et les nouvelles technologies. En 1re, il choisit une spécialisation « avionique », tournée vers l’électronique et l’électricité, et compte ensuite préparer un BTS aéronautique, toujours à Roger-Claustres. L’établissement professionnel, créé en 1948, a peu à peu complété ses formations pour répondre aux besoins de l’Auvergne, où 13 000 personnes et une centaine d’entreprises travaillent pour l’aéronautique  : CAP dans les années 1990, bac pro en 2007, BTS plus récemment. En septembre dernier, le lycée a installé une partie de ses enseignements sur le Campus aéronautique Auvergne qui, avec d’autres écoles supérieures, offre un cursus complet dans la filière, du CAP au doctorat. King est au bon endroit pour réaliser son rêve.
FLorence roux

Elle l’a dit
Farida Boudaoud, vice-présidente à la culture et à la lutte contre les discriminations

Juan Robert

C

’est peu dire que King Samba Sunda, élève de seconde aéronautique au lycée Roger-Claustres, à Clermont-Ferrand, avait rêvé de suivre le cursus où il excelle aujourd’hui. « Enfant, au Congo, je voulais comprendre comment volent les avions et je voulais en construire, confie le jeune homme, venu seul en France pour étudier il y a un an et demi. Mais on me disait qu’il fallait être meilleur élève

Fabien Combronde, un transporteur tous modes
a fusion de l’Auvergne et de Rhône-Alpes réjouit Fabien Combronde, transporteur à Thiers. Le jeune homme a ses racines en Auvergne où son grand-père a créé en 1945 l’entreprise qu’il dirige aujourd’hui avec son père, François, et sa sœur, Céline. Elle emploie 650 personnes. « J’ai étudié à Villette d’Anthon, dans le Nord-Isère et j’ai travaillé un an et demi à Villeurbanne, explique-t-il. J’ai des amis à Lyon et, depuis que l’A 89 nous a rapprochés de cette ville, j’y vais plus souvent faire du shopping. » À titre professionnel, le dirigeant vient aussi souvent en Rhône-Alpes. Le groupe Combronde y a beaucoup de clients et possède des agences à Vénissieux dans le Rhône et à Veauche dans la Loire, cette dernière étant connectée au réseau ferré. « Nous avons cinq plateformes multimodales qui relient les ports de Fos-sur-Mer et du Havre et évitent de mettre 15 000 camions sur les routes, note-t-il. En Rhône-Alpes, nous aimerions bien développer ce concept. » Dans cette perspective, la fusion offre de nouveaux débouchés à son entreprise, qui mutualise les flux dans des trains pour la longue distance, puis utilise le camion pour les livraisons dans un rayon de 150 km. Le premier transporteur auvergnat compte porter à 50% de son activité (contre 30% aujourd’hui) la part des transports régionaux. Réalisés, si possible au gaz ou avec des énergies « propres ».
F.r.

L

Marc Chatelain

Grâce à la culture, RhôneAlpes et Auvergne entretiennent des relations étroites depuis longtemps. L’offre culturelle des deux régions est en effet foisonnante et parfaitement complémentaire  : les Rhônalpins sont nombreux à fréquenter le Festival international de court-métrage de Clermont-Ferrand, le Festival international de théâtre de rue d’Aurillac, le festival de musiques actuelles Europavox organisé par la Coopérative de Mai, ou encore le prestigieux Festival de La Chaise-Dieu… Les Auvergnats, de leur côté, sont présents dans la plupart des grands rendez-vous rhônalpins, qu’il s’agisse des Biennales de Lyon, du Festival international du film d’animation d’Annecy ou du Festival Lumière. Les professionnels de la culture sont un trait d’union entre nos territoires  : ils bâtissent des projets avec pour dénominateur commun « l’humain », sans tenir compte des frontières, comme au Chambon-sur-Lignon avec les Lectures sous l’arbre et le formidable travail de Cheyne éditeur sur la poésie contemporaine, ou à l’Hostellerie de Pontempeyrat à travers des résidences d’artistes en milieu rural. Ces projets donnent d’ores et déjà corps à la future entité régionale, et laissent augurer de beaux lendemains.

Laurence Danière




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