[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°32 mar/avr/mai 2014
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°32 mar/avr/mai 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°32 de mar/avr/mai 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : le numérique branche les Rhônalpins.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 NUMÉRIQUE ET TERRITOIRES N°32 — PRINTEMPS 2014 En bref Les investissements dans les tuyaux Depuis cinq ans, le syndicat mixte ADN, créé par les conseils généraux de l’Ardèche, la Drôme et la Région Rhône-Alpes, a déployé un réseau de fibre optique appelé « routes départementales numériques » en raccordant notamment les zones d’activités économiques. Prochaine étape : déployer la fibre à la maison pour tous en dix ans. Le projet s’élève à 280 millions d’euros pour 163 000 prises. En Haute-Savoie, le Syane a lancé, fin 2012, les travaux de construction du réseau d’initiative publique départemental très haut débit. Objectif : raccorder à la fibre optique, d’ici à cinq ans, 90% des entreprises de plus de six salariés et près de la moitié des Hauts-Savoyards, puis 90% des foyers d’ici à douze ans. Ce projet atteint pour la première phase 131,5 M €, dont 63,2 M € de participations publiques, le complément étant financé par emprunt amortissable grâce à la redevance d’exploitation du réseau. Il est cofinancé par les intercommunalités (7,2 M €), la Haute-Savoie (12 M €), Rhône- Alpes (12 M €) et l’État (26,5 M €). Quand la fibre crée du lien social À Saint-Julien-en-Quint, dans une vallée isolée du Diois, l’Espace public Internet transcende les générations. Juan Robert Ain : 90% des foyers raccordables Dans les agglomérations d’Annecy et d’Annemasse, ainsi que les communes de Thonon-les-Bains et de Cluses, les particuliers seront desservis par les réseaux des opérateurs privés. Douze communes seront couvertes par d’autres initiatives publiques locales (communautés de communes de Faucigny-Glières et de la vallée de Chamonix, et commune de Sallanches). Dans l’Ain, précurseur en France, le Syndicat intercommunal d’énergie et de @-communication (SIEA) a installé un réseau sur 200 communes. Ainsi, 25 opérateurs proposent déjà un accès Internet par la fibre optique ! Dès 2015, près de 90% des foyers seront potentiellement raccordables.L. T. > Particuliers et entreprises peuvent s’abonner et se renseigner sur : www.reso-liain.fr S ur les contreforts du Vercors, dans la vallée de Quint, 300 habitants peuplent quatre villages, dont Saint-Julien, situé à vingt minutes de Die en voiture. Une église, un temple protestant, une mairie, une classe unique, mais aucun commerce alimentaire, ni poste, ni café. Et pourtant, dès 2004, le village bénéficie du haut débit par satellite et Wi-Fi, grâce à un projet du Parc naturel régional du Vercors. La fibre optique arrive en 2009 jusqu’à la mairie grâce au programme Ardèche Drôme Numérique, cofinancé par la Région Rhône- Alpes et l’Europe. L’ancien maire, Gérard Dellinger, et son conseil municipal ont aussi aménagé un Espace public Internet. Les lieux sont animés par Juliette Pintault, engagée depuis juin dernier par l’association Valdec’Quint, qui compte 150 adhérents. Ce mercredi-là, deux jeunes garçons s’installent autour des ordinateurs, rejoints par un troisième. « Ils ne viennent pas forcément pour Internet, mais pour se retrouver », note Juliette qui les accueille au quotidien. Le jeudi, ce sont des retraitées qui viennent jouer aux cartes. Elles se passent les nouvelles des voisins, évoquent la prochaine animation, « une fête pour les enfants dans un monastère ». Il y a aussi l’ancien animateur de l’Espace, Mehdi, en rendez-vous avec une Quintoise qui ne s’en sort pas toute seule avec son ordinateur. Un atelier numérique itinérant « L’Espace public Internet anime des ateliers numériques, ouvre son réseau Wi-Fi aux touristes. Mais c’est aussi un lieu de convivialité où naissent des projets : une chasse à l’œuf, une fête d’Halloween, des concerts, un spectacle de cirque en plein air », précise Juliette. L’association Valdec’Quint gère aussi un bar, propose à la vente des produits locaux, assure un point relais de la médiathèque de Die et, cet été, reprendra à son compte le marché estival « Bee ô festif » de Sainte-Croix. Cette année, ses administrateurs veulent délocaliser davantage les activités dans la vallée. Juliette a proposé un atelier numérique itinérant avec portables et tablette : « J’aide des agriculteurs obligés d’établir leur déclaration Télé- Pac sur Internet ou un commerçant à créer son blog. » Ensemble, ils travaillent aussi avec la caisse d’Allocations familiales pour décrocher le label « Espace de vie sociale » et pérenniser le poste de l’animatrice. LAURENCE TOURNECUILLERT > Contacts Tél. : 09 64 47 82 18 epi@valdecquint.fr
N°32 — PRINTEMPS 2014 NUMÉRIQUE RhôneAlpes 17 « Notre maintien à Mirmande passait par le très haut débit » Marc Velu est directeur commercial et export de CAN, un groupe de plus de 200 personnes. Alexa Brunet Spécialisée dans les travaux d’accès difficile, la Corde à nœuds (CAN) est implantée à Mirmande depuis la fin des années 1970. Quelles sont les activités de la Corde à nœuds ? La CAN est un groupe de sociétés spécialisées dans les travaux d’accès difficile, en terrain vertical sur des falaises ou sous l’eau pour des travaux subaquatiques avec notre filiale O’Can au Pouzin, en Ardèche. Nous avons d’autres filiales au Luxembourg, en Algérie, aux Antilles, et pris une participation dans une société brésilienne. Nous sommes en cours d’établissement au Congo. Le groupe emploie un peu plus de 200 personnes, pour un chiffre d’affaires de 38 millions d’euros, sans compter le volume d’activité de nos filiales, de l’ordre de 15 millions d’euros. En quoi votre raccordement à un réseau très haut débit est-il crucial ? Nos multiples implantations en France et à l’étranger, nécessitent des connexions de qualité pour le reporting quotidien des activités, le suivi des comptabilités par exemple. Nous échangeons de plus en plus de données où le très haut débit est indispensable. Notre maintien à Mirmande passait par le raccordement de notre siège à la fibre optique. Nous avons pu le faire grâce au soutien actif du maire de Mirmande et de la Communauté de communes du Val de Drôme. L’infrastructure a été mise en place par le syndicat mixte Ardèche Drôme Numérique (ADN). Sinon, nous avions envisagé de déménager. Quels développements attendez-vous aujourd’hui de cette infrastructure ? Avec le très haut débit, nous pouvons organiser des visioconférences avec le Brésil et l’Algérie, demain avec le Congo. Nous souhaitons également mettre en place des formations à distance, de chefs de chantier notamment, à partir de notre centre de formation de Mirmande. Le très haut débit est aussi indispensable pour répondre à des appels d’offres, à des marchés publics dématérialisés, c’est-àdire sans papier.• PROPOS RECUEILLIS PAR VINCENT CHARBONNIER Le robot vital L’hôpital de Grenoble est un pionnier de l’utilisation du numérique en chirurgie. « Dès 1985, des chirurgiens, dont le P r Philippe Merloz, voulaient mieux utiliser les images préopératoires numériques (scanner, IRM) pour poser une vis sur une vertèbre, rappelle Philippe Cinquin, médecin et mathématicien, directeur du laboratoire Timc- Imag qui collabore avec les équipes hospitalières. Nous leur avons proposé de transposer le scanner au bloc en utilisant une caméra tridimensionnelle : comme un GPS, elle permet de visualiser le chemin de l’outil chirurgical. » Depuis, les GMCAO, ou gestes médicochirurgicaux assistés par ordinateur, ont fait leurs preuves. En 1989, le P r Alim- Louis Benabid a réalisé à Grenoble la première neurochirurgie stéréotaxique, intervention de haute précision sur le cerveau, robotisée, pour traiter des patients atteints de Parkinson. Les GMCAO se sont rendus indispensables en orthopédie, en urologie, en chirurgie digestive, en gynécologie… Depuis 2008, le robot porte-endoscope, commercialisé par l’entreprise grenobloise Endocontrol, ajoute une « troisième main » au chirurgien. Et, bientôt, la curiethérapie, ou traitement de tumeurs par irradiation robotisée, sera réalité.C. F. Il l’a dit Hervé Saulignac, vice-président à l’aménagement des territoires « Le déploiement des réseaux en fibre optique est un levier indispensable pour la croissance et l’emploi. Le rôle de la Région est de veiller à ce que les fractures numériques n’amplifient pas les fractures territoriales : le risque d’inégalité entre les zones denses et les zones moins habitées est très important. La Région est l’échelon le plus à même de favoriser l’avancée de ces nouvelles infrastructures dans tous les territoires. Nous veillons aussi à stimuler les usages afin d’éviter une fracture cognitive et sociale entre les citoyens. Tout le monde n’a pas la même capacité face au numérique. La Région intervient donc dans ses politiques afin d’apporter des services dans l’éducation, la formation, la culture, les transports ou la santé. » Sabine Serrad



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