[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°32 mar/avr/mai 2014
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°32 mar/avr/mai 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°32 de mar/avr/mai 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : le numérique branche les Rhônalpins.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 i2hônAIpes LA RÉVOLUTION NUMÉRIQUE N°32 — PRINTEMPS 2014 La caméra qui parle à l’oreille des aveugles Grâce à une mini-caméra fixée sur ses lunettes, un aveugle ou un malvoyant reçoit une description audio des lieux où il se trouve. Miniature, mais révolutionnaire : une caméra de 6,5 millimètres par 4,5 ! Depuis la fin de l’année 2013, la société israélienne Orcam propose aux aveugles et malvoyants un équipement ultraléger à fixer sur une branche de lunettes. Son but ? Compenser, par une information vocale, leur déficience visuelle. La rencontre de cette start-up et du géant des semi-conducteurs STMicroelectronics a ouvert la voie à ce dispositif. « La minicaméra utilisée pour cet équipement a été développée à l’origine pour les téléphones portables, commente Marc Vasseur, responsable des caméras modules chez STMicroelectronics. Grâce à elle, les utilisateurs peuvent prendre des photos ou des vidéos. Il y a deux ans, Orcam l’a sélectionnée parce qu’elle était la plus petite du marché, capable d’offrir une qualité d’image minimum requise pour son projet : 5 millions de pixels. STMicroelectronics a mobilisé les équipes développement de sa division Imagining, à Grenoble et Édimbourg, en Écosse. Elles ont doté la caméra d’une technologie Edof (Extended Depth of Field, ou profondeur de champ étendue), qui évite de recourir à la mise au point autofocus, gourmande en place et en énergie. « Pour un poids, une taille et une consommation minimum, la caméra produit une image nette de 40 cm à l’infini », souligne Marc Vasseur. Simultanément, un processeur d’image analyse et interprète la scène filmée. Le dispositif, fixé par Orcam sur une branche de lunettes, transmet alors à l’oreille du porteur une description orale. Il lui suffit de pointer du doigt un feu piéton pour savoir s’il est vert, le menu d’un restaurant pour connaître la liste des plats et leur prix, un rayon de supermarché pour en découvrir les produits, etc. « Le dispositif est équipé d’un système de reconnaissance de caractères, précise le représentant de STMicroelectronics, et même d’une reconnaissance faciale, du moins pour les visages familiers préalablement identifiés. » En début de commercialisation, les lunettes Orcam sont vendues autour de 2000 euros la paire et ne parlent… qu’anglais. Mais le fabricant compte bien développer son innovation dans le monde entier. D’ici là, il poursuit sa collaboration avec STMicroelectronics pour aller plus loin dans la résolution de l’image et plus près dans la distance de vision.• > www.orcam.com > www.st.com CHANTAL FÉMINIER La mini-caméra de StMicroelectronics est fixée sur les branches de lunettes. Juan Robert
N°32 — PRINTEMPS 2014 NUMÉRIQUE i2hôneAIpes 13 Des imprimantes 3D dans la classe Marc Chatelain Passionnés, les élèves du lycée de Chabrières viennent en classe même lorsqu’ils n’ont pas cours ! Dans la salle de Sciences de l’ingénieur du lycée Chabrières, à Oullins, on a mis de côté les tours et autres fraiseuses qui permettaient autrefois de fabriquer les prototypes conçus par les élèves. Désormais, ces objets sont « imprimés » en 3D ! Et ce en quelques heures. « En 2008, nous avons acquis deux de ces imprimantes, dont la Région a ensuite doté tous les lycées publics ayant une section spécialisée », explique Laurent Neau, professeur. Les élèves de première et terminale imaginent un objet à réaliser dans le cadre de projets collectifs. « Pour les motiver, il faut que cela réponde à un besoin nouveau, comme ce snowboard qui remonte les pentes ou ce robinet économiseur d’eau. » Puis ils se partagent les tâches : ainsi, pour créer une éolienne aéroportée devant tracter un wakeboard (un sport nautique combinant les techniques du ski et du surf), Théo travaille à la modélisation, et Dorian et Félix à l’électronique. Puis le professeur vérifie et lance l’imprimante 3D. Celle-ci dépose alors en couches successives, selon la forme voulue par les élèves, deux fils de plastique chaud : l’un se solidifiera en refroidissant, tandis que l’autre, qui ne sert que de support, se dissoudra à l’eau. « On peut ainsi toucher ce qu’on a conçu et voir directement si cela fonctionne », commente Théo. Avec ses camarades, il se prépare pour les Olympiades de Sciences de l’ingénieur prévues en mai : il leur faut encore concevoir des panneaux et un site Internet sur leur projet. C’est pourquoi ce jeudi, pourtant sans cours, ils sont venus au lycée travailler avec leur professeur… VÉRONIQUE VIGNE-LEPAGE Alexa Brunet Chacun trouve son chat avec Wist Il était une fois trois frères, Bruno, Théo et Hugo Lussato, qui cherchaient tout le temps leur chat. « Voilà comment est née l’idée de créer Wist, un petit accessoire pour retrouver tout ce qu’on ne veut pas perdre », affirme Hugo, 21 ans, le plus jeune et l’ingénieur du trio, en deuxième année à l’École centrale de Lyon, où il a mis au point son outil. Sa trouvaille associe deux outils : Wist, un boîtier de la taille d’une pièce de 2 euros qu’on place sur l’objet précieux – une clé, un sac, un ordinateur, un chat –, et Wistiki, une application téléchargeable sur smartphone. Grâce à elle, on entre en contact avec son Wist. Le jeune homme a combiné deux technologies : le Bluetooth Low Energy localise les objets dans un rayon de 30 mètres ; dès qu’on s’en éloigne, le GPS du smartphone prend le relais. À moins de 30 mètres, le Wist sonne et, au-delà, l’application le signale sur une carte. Mais une bonne idée ne suffit pas à faire fortune. Encore faut-il la vendre. C’est justement le métier de Bruno et Théo, issus de l’Edhec Business School, école de commerce lilloise. Après avoir créé leur entreprise en SAS, puis levé des fonds sur le site My Major Company, les trois entrepreneurs vendent aujourd’hui le Wist et son application pour iPhone, et bientôt Androïd, sur leur site. Théo s’occupe de la partie commerciale et des finances, Bruno de la stratégie générale et des partenariats. L’histoire ne dit pas s’ils ont retrouvé leur chat. FLORENCE ROUX Hugo Lussato, 21 ans, ingénieur à l’Ecole centrale de Lyon, est l’un des inventeurs du Wist et de l’application Wistiki. > www.wistiki.com



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