[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°31 déc 13/jan-fév 2014
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°31 déc 13/jan-fév 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°31 de déc 13/jan-fév 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : sport... une région bien dans ses baskets.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 ILS FONT RHÔNE-ALPES N°31 — HIVER 2013 Florence Laurent en route vers le Big Bang L e désert d’Atacama, dans le nord du Chili, est réputé pour la beauté de ses ciels nocturnes. À l’œil nu, la Voie lactée se détache 300 jours par an sur un véritable rideau d’étoiles. C’est sur ce site que le Very Large Télescope, l’un des plus grands du monde avec 8 mètres de diamètre, a été installé voilà plus de vingt ans. Florence Laurent est l’une des quinze scientifiques de l’Observatoire de Lyon embarqués mi-octobre pour le site légendaire du Cerro Paranal. Ils ont quatre mois pour intégrer un nouvel instrument, baptisé « Muse » pour Multi Unit Spectroscopic Explorer. « Une chance inestimable, que l’on ne rencontre qu’une fois dans sa carrière, sourit la jeune ingénieure de 34 ans. Même si les journées de travail sont intenses et les conditions rudes : il fait terriblement sec ; avec 1% d’humidité dans l’air, les mains crevassent au bout de deux jours. » L’objectif de cette aventure : observer le ciel profond et remonter le temps jusqu’à la naissance de l’Univers, il y a environ 13 milliards d’années ! Et approcher les premières galaxies formées après le Big Bang. Depuis 2002, cette mère de trois enfants travaille pour le CNRS sous la houlette de Roland Bacon, directeur scientifique du département d’astronomie de l’université Lyon 1. L’équipe est logée à l’Observatoire de Lyon, historiquement installé sur les hauteurs de Saint- Genis-Laval. Arrivée sur la colline « un peu par hasard » pour effectuer son stage de fin d’études d’ingénieur, Florence Laurent y a passé sa thèse et elle est aujourd’hui responsable de la fabrication, de l’assemblage de l’intégration et des tests du projet Muse. Pour réussir son pari, le laboratoire a travaillé en lien étroit avec une centaine de chercheurs européens issus de sept grands laboratoires de recherche en astronomie et avec des industriels. En dix ans, ils ont développé un instrument sans équivalent dans le monde : un spectrographe 3D capa ble d’analyser une vue entière du ciel 1, grâce à son découpage en une série de 24 spectres, eux-mêmes à nouveau divisés en 48. Muse contient Florence Laurent, l’une des quinze scientifiques du projet MUSE, sur le site du Paranal, au Chili. « Une chance inestimable, que l’on ne rencontre qu’une fois dans sa carrière. » plusieurs centaines d’éléments optiques et mécaniques de très haute précision. Ce mastodonte de 17 tonnes a coûté 21 millions d’euros et mobilisé l’équivalent temps plein de 80 personnes pendant dix ans. Sa première lumière est prévue pour octo bre 2014. Florence sera alors rentrée à Lyon, laissant la place aux astronomes. Elle a prévu de publier ses nouveaux concepts auprès de ses pairs, avant d’embarquer pour une nouvelle aventure : Harmoni, le futur télescope de 39 mètres de diamètre. LAURENCE TOURNECUILLERT 1. Le spectrographe est un instrument d’optique qui disperse les différentes couleurs de la lumière d’un astre, puis les enregistre. > Découvrir de merveilleuses photos du ciel et de l’univers sur www.eso.org et pour en savoir plus sur Muse : http://muse.univ-lyon1.fr DR
N°31 — HIVER 2013 ILS FONT RHÔNE-ALPES 5• Serge Miltcheff en lumière Parcours lumineux pour Diffuselec et son créateur, Serge Miltcheff. À la demande de ses clients, ce fabricant de matériels électriques s’est spécialisé dans les éclairages à Led. Ces diodes électroluminescentes, qui ont une durée de vie plus longue et consomment moins d’énergie que d’autres lampes, peuvent être utilisées dans des tubes en remplacement du néon ou comme têtes d’éclairage dans des stades. Pour accroître sa production, l’entreprise d’Ambérieux-d’Azergues, dans le Rhône, construit une nouvelle usine à Chaneins, dans l’Ain. 80 emplois seront créés en septembre 2014 sur ce site qui réunira des lignes d’assemblage, un laboratoire de recherche et développement et un centre de formation. Avec cette nouvelle usine, Diffuselec va doubler ses effectifs salariés et être en mesure de poursuivre ses travaux sur les éclairages dits intelligents dans les systèmes autonomes de production d’énergie : un travail mené avec le CEA et son laboratoire, le LETI. > www.diffuselec.com VINCENT CHARBONNIER Folimage/Benoît Chieux Tante Hilda, écolo-bobo, loufoque… et attachante• Juan Robert « Tante Hilda est belle mais pas trop, forte mais pas trop, soupe au lait, mais pas trop. Elle a 40 ans et des brouettes, mais n’en paraît que 29 et demi. » À l’évidence, Jacques-Rémy Girerd est amoureux de son personnage. Le fondateur du studio d’animation Folimage, à Bourg-lès-Valence, producteur de Tante Hilda, son dernier long-métrage, rêvait de réaliser un fi lm de femmes. Le but est doublement atteint : son héroïne écolo-bobo, à laquelle Sabine Azéma prête sa voix, « pullover tricoté à la main, jupe longue et certitudes enflammées », affronte une autre femme, Dolorès, alias Josiane Balasko, qui s’intéresse furieusement à ses serres d’espèces végétales protégées. La première est botaniste, la seconde, patronne d’une multinationale de l’agroalimentaire. Tout, a priori, les oppose. À moins que… Pour donner vie à cette « fable délirante et loufoque qui parle de choses très fortes », Jacques-Rémy Girerd s’est entouré de quatre autres femmes, des pointures de l’animation, et inspiré des paysages de la Drôme provençale. À découvrir dès le 12 février 2014, date de la sortie nationale dans 300 salles de cinéma. CHANTAL FÉMINIER > www.folimage.fr• Benoît Silve pilote Bioforce Chaque fois que Bioforce conduit une action internationale, c’est Rhône- Alpes qu’il représente. « Où que l’on soit dans le monde, on parle de la région », témoigne Benoît Silve, directeur général de cet institut de formation aux métiers de l’humanitaire, unique en son genre. Voilà trente ans que ça dure. Car Bioforce a trouvé en Rhône-Alpes un terrain favorable « avec une longue tradition humanitaire et des hommes comme le D r Charles Mérieux, qui l’a conçu, ou Charles Béraudier, alors président du Conseil régional, qui l’a soutenu. » Ancien pilote de chasse aux commandes de cette association d’intérêt général depuis 2003, Benoît Silve a fait décoller l’institut, triplant en dix ans ses effectifs et son budget. Il a développé, outre les formations courtes ou diplômantes, deux nouveaux axes d’intervention : « La solidarité locale, car nos étudiants s’impliquent régulièrement dans des actions associatives, aux Minguettes, à Vénissieux, par exemple, où nous sommes installés, et nos formations à l’international. » Bioforce est intervenu ainsi en Haïti après le séisme ou au Sri Lanka après le raz-de-marée et a récemment implanté un centre de formation et d’expertise en logistique santé au Burkina Faso. « Un début », assure Benoît Silve.C. F. > www.bioforce.asso.fr Alexa Brunet



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