[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°31 déc 13/jan-fév 2014
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°31 déc 13/jan-fév 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°31 de déc 13/jan-fév 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : sport... une région bien dans ses baskets.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 SPORT PARTOUT ET POUR TOUS N°31 — HIVER 2013 Les Dragon Boat Ladies rament contre le cancer Un long canoë portant, en proue, une terrible tête de dragon aux yeux globuleux. Pour le propulser, 20 pagayeurs, un tambour et un barreur : né en Chine il y a des siècles, le « dragon boat » a pour port d’attache, en Rhône-Alpes, le Canoëkayak club d’Annecy. Depuis 2012, il voit grossir ses rangs, avec plus de 50 pratiquantes : les Dragon Boat Ladies, réunies au sein d’une association, Drôles de rames. Toutes ces femmes ont, ou ont eu, un cancer du sein ou de l’utérus. « Les médecins nous soutiennent car le sport limite les risques de récidive », explique Monique qui, pour intégrer l’équipe a pris des cours contre son aquaphobie. La benjamine a 31 ans, la doyenne… 76 ans ! Celle-ci, Geneviève Garoud, crinière blanche et deux cancers vaincus moyennant une mastectomie, est désormais tambour : « La radiothérapie m’a bousillé le cœur, commente sobrement celle qui est à l’origine du projet. J’avais vu un reportage télévisé sur les Dragon Boat Ladies de Reims, parties à la Vogalonga, ce rassemblement de bateaux à rames organisé chaque année à Venise, raconte-t-elle. Cela m’a paru merveilleux ! J’ai voulu• 7— ffl.n — br —• — - w., -.F. - — r -, créer une telle équipe à Annecy, où nous avons un club et la chance d’avoir un lac extraordinaire. » Un club dont le salarié permanent, Sylvain Munier, est très impliqué dans la « dragon boat attitude », nom qu’il a donné à sa société créée en parallèle : « Le sport ne doit pas viser que la performance, mais l’épanouissement de l’individu », affirme-t-il. Une philosophie qui enthousiasme les femmes atteintes par la maladie : « Chaque samedi matin, à l’entraînement, il y a des nouvelles venues, dit Geneviève. Alors que le cancer les atteint dans leur féminité, les prive parfois de la possibilité d’avoir un enfant, elles retrouvent ici du plaisir. » Seuls les arrêtés préfectoraux interdisant la navigation quand il fait trop froid – « deux samedis pendant l’hiver » – les empêchent de sortir ramer ! Ce n’est pas par hasard si les Drôles de rames ont été primées, d’abord en Rhône-Alpes puis, au plan national, au concours « Faisnous rêver » de l’Agence pour l’éducation par le sport. Leur rêve d’aller à la Vogalonga de Venise s’est réalisé en mai dernier : « Pour l’une d’entre nous, c’était un objectif fort pour se remettre rapidement après l’opération, se souvient Geneviève. Sur place, j’ai vu des spectatrices émues aux larmes faire le V de la victoire à notre passage. » C’est avec la même motivation qu’elles participent à d’autres rassemblements, dans les Vosges, le Jura, au Bourget-du-Lac ou à Annecy. Leur prochaine action : promouvoir la « dragon boat attitude » au Sénégal, pour un projet humanitaire porté par Sylvain Munier, leur coach en joie de vivre par le sport. VÉRONIQUE VIGNE-LEPAGE > www.drolesderames.com « Une heure de base-ballavant d’aller dormir Batteur suivant ! » Dans un angle du gymnase, Armand Varnat lance et relance patiemment la balle de base-ballaux élèves de 4 e et de 1 re qui se succèdent sur le terrain. Nous sommes à la Maison familiale rurale de Pont-de- Veyle, dans l’Ain. Et ce soir, c’est à leur tour de découvrir ce sport anglo-saxon. À la manœuvre, Armand, la soixantaine passée, préside avec passion la Ligue Rhône-Alpes. Face à lui, Maureen, batte bien en mains, tente de toucher le projectile en cuir. Jeremy, le « catcheur », équipé d’un large gant et protégé par un gilet matelassé, est prêt à récupérer la balle qui lui aurait échappé. Mais la batteuse fait mouche et tout le gymnase s’anime pour la course de son équipe. Marc Chatelain Il est 20 h 40. Après une journée de cours, un repas en commun et dix minutes d’échauffement, ces futurs professionnels de la restauration collective ou du secteur social se laissent prendre au jeu de cette séance, pourtant imposée : « Je ne serais pas forcément venue de moi-même, commente Justine, 17 ans. Mais le sport c’est important pour se détendre, pour faire baisser la pression avant d’aller dormir. » Raphaëlle Mâcon, animatrice surveillante de nuit, sait l’importance de tels moments de défoulement pour ces internes : « Ils ont un rythme fatigant, qui alterne cours et travail en entreprise. Ils sont jeunes, ont entre 14 et 18 ans, et sont hors de leur famille. » Les activités sportives, cofinancées par la Région, « s’inscrivent dans un projet d’animation en soirée, précise le directeur, Lionel Bac. Elles permettent à ces jeunes, dont très peu sont licenciés, de découvrir ou d’approfondir des disciplines comme la boxe, le jiu-jitsu, la lutte ou le tennis. » CHANTAL FÉMINIER
N°31 — HIVER 2013 SPORT 25 Elle l’a dit Lela Bencharif, vice-présidente à la démocratie participative, la vie associative et l’éducation populaire Il existe près de 150 équipes de Dragon Boat Ladies dans le monde, dont une en Rhône-Alpes, à Annecy. Marc Chatelain Laurence Danière « Une activité sportive permet de se découvrir, de s’épanouir et d’expérimenter la vie en collectif. Comme la culture, le sport est un vecteur d’éducation populaire et citoyenne. Depuis 2012, la Région accompagne la création et le maintien d’emplois qualifiés au service de beaux projets associatifs. En voici deux exemples : - l’Union sportive d’athlétisme d’Aubenas, en lien avec Montélimar et Privas, favorise l’accès aux pratiques sportives pour les filles ainsi que pour les seniors ; - 100% Sports pour tous, à Saint-Just-Saint-Rambert, propose des activités d’éveil sportif aux petits, de la gymnastique douce pour adultes et des pratiques adaptées aux personnes handicapées, avec Oasis-Jardin de Cocagne et le Secours populaire. » L’intégration grâce au basket Mehdi Mestour a presque 20 ans et le basket dans la peau. Malgré un CAP obtenu en juin, le jeune homme a renoncé à chercher un emploi dans l’électrotechnique pour s’engager à fond dans ce sport. Il prépare aujourd’hui un brevet professionnel – un BP JEPS – d’éducateur sportif en alternance dans un organisme de formation et dans un centre de Sport dans la ville, dans son quartier, à Vaulx-en-Velin. Chaque mercredi et samedi et pendant les vacances scolaires, Mehdi y entraîne des enfants. « Je veux transmettre tout ce qu’on m’a apporté, raconte-t-il. C’est avec Sport dans la ville que j’ai découvert le basket à 9 ans. Et j’ai appris plus que le sport : la ponctualité et la solidarité. » En 2010, avec d’autres jeunes, Mehdi a même passé deux semaines à New York, « La ville du basket, dit-il. Quelle aubaine ! » Donner sa chance à chacun, voilà le credo de Sport dans la ville. Née à Lyon en 1998, cette association mise sur la pratique sportive pour favoriser l’insertion de jeunes issus de quartiers sensibles. Avec 25 centres en Rhône-Alpes et en Île-de-France, elle propose par exemple de l’aide scolaire, du suivi d’insertion ou, pour les 20-30 ans, une aide à la création d’entreprise. Les valeurs du sport s’exportent bien hors terrain. FLORENCE ROUX > Sport dans la ville : 04 37 46 12 80 www.sportdanslaville.com Alexa Brunet



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