[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°31 déc 13/jan-fév 2014
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°31 déc 13/jan-fév 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°31 de déc 13/jan-fév 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : sport... une région bien dans ses baskets.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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18 SPORT/IMPACT ÉCONOMIQUE N°31 — HIVER 2013 L’industrie du sport dans la course à l’innovation Rossignol rapatrie une partie de sa production de skis Délocaliser n’est pas une fatalité. Du moins, pas pour Rossignol. = Le groupe présidé par Bruno Cercley a relocalisé par deux fois dans son usine de Sallanches, en Haute-Savoie,• la production It de skis wt• fabriqués _.., N. jusqu’alors à Taïwan. « Le coût des produits, l’agilité de la production, la proximité des marchés » ont été des arguments décisifs. La matière première, qui représente 70% du coût, provient en effet d’Europe et il revient très cher de la transporter en Asie. Le fait de maîtriser tout sur place, de la recherche au conditionnement, permet aussi de répondre en quelques jours à une commande de dernière minute, surtout de clients européens ou américains qui représentent toujours le cœur du marché du ski. > www.rossignol.fr Marc Chatelain BV Sport chouchoute les muscles des sportifs Dernier coup d’éclat de BV Sport : l’entreprise stéphanoise a décroché avec ses chaussettes portées par Teddy Tamgho le titre de champion du monde de triple saut. Dans la foulée, le spécialiste de la récupération musculaire a signé un partenariat avec la Fédération française d’athlétisme. Ses chaussettes de contention brevetées, issues de travaux de recherche de deux médecins, ont récemment été adoptées par les joueurs du Real de Madrid, sous l’impulsion de Zinedine Zidane qui les avait portées en 1998. Elles équipent la grande majorité des clubs de Ligue 1 et du Top 14. En innovation permanente, BV Sport a aussi signé un contrat de partenariat avec Babolat pour des socquettes techniques. > www.bvsport.com• Juan Robert Le bureau d’études au siège de l’entreprise Millet à Annecy-le-Vieux : chaque année, on y élabore les nouveaux modèles des fameux sacs à dos. Babolat et Obut sont deux champions du monde dans leur discipline respective : les raquettes de tennis et les boules de pétanque. Deux exemples parmi d’autres des performances de l’industrie des sports et des loisirs en Rhône- Alpes, qui totalise 4000 salariés, soit plus de la moitié des effectifs nationaux de ce secteur. Première région française pour la pratique sportive, elle regroupe aussi plus du quart de la production européenne de textile sport-santé avec des leaders comme Thuasne, Millet, Sigvaris ou Gibaud. Pour entraîner cette industrie, deux réseaux régionaux sont à la manœuvre : les clusters Montagne et Sporaltec. Ce dernier a choisi de se focaliser sur l’innovation dans ses deux domaines de prédilection, le sport santé et le sport nature. Aux commandes de ce repositionnement stratégique : Roland Pesty, spécialisé t dans le management de l’innovation. « Nous sommes convaincus que l’innovation est un élément de compétitivité majeur, un vrai relais de croissance », note le président du cluster régional ancré à Saint-Étienne et à Chambéry. L’innovation est entendue au sens large, elle n’est pas seulement technologique mais intègre de nouveaux usages et des modèles de revenus différents. Une plate-forme d’expérimentation en conditions réelles de matériels et de produits est mise à la disposition des adhérents. Autre projet : une plate-forme 3D pour mesurer les efforts produits lors d’une course à pied ou à ski. Ces moyens sont « réservés aux entreprises qui ont une unité de production et un centre de recherche en France », précise Roland Pesty, attentif à ce que « l’innovation• profite aux entreprises françaises et à l’emploi local ». VINCENT CHARBONNIER > www.cluster-montagne.com > www.sporaltec.fr Babolat connecte ses raquettes Les deux raquettes de tennis les plus vendues dans le monde sont signées Babolat. Dont celle du champion espagnol Rafael Nadal, commercialisée à plus de 800 000 exemplaires. Pour rester en tête du classement mondial, l’équipementier lyonnais va lancer la première raquette connectée, bourrée de capteurs qui permettront au joueur et à son coach de Jean-Luc Rigaux connaître le nombre de revers ou de coups droits effectués, la vitesse de la balle… de multiples paramètres pour améliorer ses performances. Cette première raquette communicante sera lancée aux États-Unis, le marché numéro « un » de Babolat, qui est aussi associé au programme de recherche et de développement d’une nouvelle fibre synthétique susceptible de révolutionner le cordage des raquettes dans le cadre du pôle de compétitivité Techtera. > www.babolat.com
N°31 — HIVER 2013 SPORT 19 Alexa Brunet Marc Chatelain Poma multiplie les transports câblés Bien connu des skieurs, Poma vient d’exporter son savoir-faire en Chine, en Norvège et en Algérie. L’entreprise grenobloise a inauguré cet été, à 2 120 m d’altitude, une nouvelle télécabine pour transporter sur 4,2 km les touristes et les pèlerins au sommet du mont Huashan, l’une des cinq montagnes sacrées chinoises. À Trondheim, fonctionne le premier Cyclocable, une sorte de sabot qui propulse en toute sécurité et sans peine les cyclistes sur une rue pentue. Autre chantier en cours : la construction d’un téléphérique urbain à Tizi-Ouzou, en Kabylie, qui reliera sur près de 5,5 km le centreville, la gare• multimodale et un quartier de cette agglomération de 1,3 million d’habitants. > www.poma.net Gerflor en forme olympique Qui s’est qualifié sans discontinuer pour les Jeux olympiques depuis 1976 ? C’est Gerflor. L’entreprise de Tarare, dans le Rhône, équipe les sols des compétitions de volley-ball et de handball depuis les JO de Montréal. À Londres, ce revêtement souple a également été retenu pour les matchs de sitting volley-ball pour les Jeux paralympiques. Autre compétition à laquelle a récemment participé Taraflex : les championnats du monde de tennis de table en mai 2013, à Paris. Cinquante et un ans après leur invention, ces sols en vinyle sur mousse, perfectionnés sans cesse, restent très prisés des sportifs, en particulier des handballeurs, qui en font leur surface de prédilection. > www.gerflor.fr Des entreprises donnent des ailes au parapente La quarantième coupe Icare, à Saint-Hilaire-du- Touvet, a donné lieu à toutes sortes d’exploits sportifs et techniques. À l’image de cette rascasse volante aux couleurs de la Région, de 10 m de longueur et de 7 m de hauteur. Un condensé de technologies régionales : ses tissus provenaient de l’entreprise iséroise Porcher Industries à Badinières, en Isère, les voiles parapente d’ITV à Epagny, en Haute-Savoie, les sellettes, parachutes de secours et accastillage de Sup’Air, à Annecy. Pionnier des textiles techniques dans les années 1950, Porcher Industries est champion du monde des toiles de parapente et de kitesurf. Elles ont aussi navigué sur des bateaux de la Coupe de l’America.• Il l’a dit Laurence Danière Jean-Louis Gagnaire, vice-président au développement économique, à l’industrie et aux PME « Le secteur du sport, du tourisme et des aménagements de montagne est une filière stratégique pour Rhône- Alpes, première région française dans les sports et loisirs avec 25 000 salariés. Nous l’avons inscrit comme un élément clé de la Stratégie régionale d’innovation 2014-2020. L’innovation est un enjeu primordial pour maintenir la dynamique des entreprises rhônalpines et leur permettre d’être au rendez-vous des nouveaux marchés : confort et performances des équipements personnels, diminution de l’impact environnemental des infrastructures… La Région sera présente aux côtés des professionnels pour les accompagner dans ces évolutions. » L’effet petite reine 15 millions d’euros en Ardèche, 10 à 20 millions en Isère : les événements sportifs organisés autour du vélo constituent une manne pour l’économie locale. Juin 1992 : l’Ardéchoise voit le jour avec 1 200 participants et une poignée de bénévoles. 2013 : 13 700 cyclotouristes prennent le départ de cette course désormais encadrée par des milliers de volontaires. 18 juillet 2013 : le Tour de France centenaire fait étape pour la 28 e fois à l’Alpe-d’Huez, applaudi par un million de spectateurs. Ces succès populaires, portés par l’amour de la petite reine, illustrent le fort impact du sport sur l’économie locale. « Trois semaines avant l’étape, les premiers camping-cars se sont installés dans la montée, témoigne Fabrice Hurth, directeur d’Alpe- d’Huez tourisme, qui en a recensé plus de deux mille. Des navettes gratuites étaient organisées vers les commerces de l’Alpe ou de Bourg d’Oisans. » Selon une étude de l’Observatoire Isère tourisme, « 60% des professionnels interrogés ont vu leur activité progresser ; les hébergements de l’Oisans et jusqu’à la région grenobloise ont affiché complet durant deux à quatre jours ». En tablant, au plus bas, sur une consommation moyenne de 10 euros par jour et par personne, Fabrice Hurth estime entre 10 et 20 millions l’impact économique du Tour. 80 000 jours de séjour en Ardèche Plus au sud, Michel Desbos, trésorier de l’Ardéchoise cyclo promotion, évalue les retombées à 15 millions d’euros. Il s’appuie sur une étude de la Chambre de commerce de l’Ardèche, le questionnaire de la manifestation et l’enquête de l’Agence de développement touristique du département. « l’Ardéchoise, ce sont 400 hébergeurs mobilisés pendant 1, 2 ou 3 nuits en juin, explique-t-il. Mais si l’on tient compte de toute la fréquentation générée avant, pendant et après l’événement, on évalue à 80 000 le nombre de jours de séjour. » Avec un ticket moyen calculé à un peu moins de 70 euros, « car les cyclistes, essentiellement cadres et employés, disposent d’un revenu financier élevé ». Le trésorier, qui estime à une cinquantaine le nombre d’emplois induits, note aussi un effet indirect sur l’immobilier local : une dizaine d’achats de maisons par an. Enfin, comme à l’Alped’Huez, il constate la formidable dynamique enclenchée : « En Oisans, les tour-opérateurs organisent des séjours uniquement vélo », affirme Fabrice Hurth. À force de voir des groupes de cyclistes sillonner toute l’année les itinéraires de l’Ardéchoise, l’association organisatrice envisage d’en faire une course permanente. CHANTAL FÉMINIER > www.ardechoise.com Prochaine édition du 18 au 24 juin 2014 Laurence Daniere



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