[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°31 déc 13/jan-fév 2014
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°31 déc 13/jan-fév 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°31 de déc 13/jan-fév 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : sport... une région bien dans ses baskets.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 SPORT/FORMATION ET EMPLOI N°31 — HIVER 2013 Devenir éducateur par l’apprentissage Fou de foot, Anthony Bois est, depuis septembre 2012, en apprentissage dans son club de La Côte-Saint-André et à Bourgoin-Jallieu, dans l’un des sites du CFA sport et animation Rhône-Alpes : « C’est génial ! s’enthousiasme l’apprenti de 21 ans. Je continue à donner mes entraînements au club. Et j’alterne avec la préparation d’un brevet professionnel d’éducateur sportif. » Ce diplôme, le BP JEPS, pour Jeunesse, éducation populaire et sportive, permet aux adeptes de se perfectionner dans l’enseignement de leur sport, mais aussi de découvrir d’autres disciplines et contextes professionnels. Il les initie à la gestion et l’animation. « Au club, je fais de plus en plus d’administratif et je mets en place des choses nouvelles, confirme le jeune homme. Par exemple, cette année, j’organise pour la deuxième fois un stage multisports, avec foot, tir à l’arc et natation. » Pour les petits, c’est plus attractif. Et pour le club d’Anthony, plus rémunérateur. Un gisement d’emplois « C’est pour favoriser ces évolutions que notre centre a été créé en 1996, commente Olivier Laurans, directeur régional du CFA des métiers du sport. Il y avait alors un grand besoin d’emplois qualifiés dans le sport. L’apprentissage est une bonne réponse. » Il permet aux petits clubs de recruter, à moindre Juan Robert Bien que son sport favori soit le football, Anthony Bois pratique le basket dans le cadre de sa préparation au BP JEPS. Le sport par l’apprentissage offre de nombreux débouchés. coût, leurs jeunes entraîneurs. Ceux-ci, mieux formés, assurent aussi des tâches administratives et lancent des activités nouvelles. « Ça contribue à structurer le secteur », ajoute Olivier Laurans. Réseau de huit centres en Rhône- Alpes, « le CFA répond ainsi à une demande en plein essor, assure son directeur. Entre les salles de musculation, le tourisme ou les collectivités locales, le sport offre un vrai gisement d’emplois. » Au CFA, le nombre d’apprentis croît de 6 à 7% par an depuis trois ans. FLORENCE ROUX > www.ifa.asso.fr « Thomas concilie rugby et lycée Allez, tout le monde sur le stade, en tenue ! » s’impatiente YannGentoux, professeur de sports du lycée des Catalins, à Montélimar. Vous êtes élèves joueurs, pas seulement élèves ! On y va ! » Comme tous les lundis vers 16 heures, l’enseignant retrouve les 27 élèves de la section rugby, qu’il a créée en 2012. Au programme : deux heures de préparation physique. Petite foulée décontractée, Thomas Berry s’engage sur la piste, avant d’enchaîner accélérations et temps de pause, « pour travailler le cardio ». Comme les autres « élèves joueurs », il peaufine ensuite sa course et sa coordination, fait de la musculation. « Tout ce travail m’a permis de gagner en force et en masse musculaire, affirme l’adolescent. Il mesure 1,87 m mais n’a que 14 ans et deux ans d’avance à l’école puisqu’il est en première scientifique et sciences de l’ingénieur (SSI). C’est la principale différence avec mes copains du club, en minimes. Pour la technique, on reste au même niveau. » Le plaisir de jouer Et pourtant. Depuis un an en section sports études aux Catalins, le 2 e ligne du Rugby Club Teillois pratique « deux heures de rugby par jour en moyenne », dont une Au lycée des Catalins à Montélimar, Thomas et ses camarades de section sports études s’entraînent au rugby. Alexa Brunet partie au lycée, avec préparation physique et suivi médical au CHU. Presque comme un pro. Son geste a gagné en précision. Sa course en justesse. Mais il retient surtout le « plaisir de jouer beaucoup » et la difficulté à concilier le sport avec le travail scolaire : « J’ai un match presque tous les samedis. Le dimanche, c’est repos et devoirs. C’est le plus dur. L’an dernier, j’ai vraiment eu du mal. Mais maintenant que je suis en première, je dois m’y tenir ». L’équilibre entre la passion sportive et l’école est l’un des objectifs de la section rugby. « J’assiste à tous les conseils de classe, dit YannGentoux. Je veille à ce qu’ils ne se mettent ni en danger de surentraînement, ni en péril scolaire. » F. R.
N°31 — HIVER 2013 SPORT 15 En bref Une branche solide Environ 120 000 Rhônalpins travaillent dans le secteur du sport, dont 8 000 au sein d’une association : Rhône-Alpes est la première région française et européenne de sports et loisirs de nature en toute saison. Dans le secteur privé, près de 250 entreprises (70% ont moins de 50 salariés), représentant 450 marques, sont spécialisées dans cinq activités : équipements sportifs, équipements de protection, accessoires de sport, infrastructures de pratiques sportives, et services sportifs. Murielle Biglione Un centre de formation pour Évian-Thonon-Gaillard Un an après leur accession en Ligue 1, les joueurs de foot d’Évian-Thonon-Gaillard bénéficient d’un centre de formation et d’entraînement flambant neuf à côté du château de Blonay. La Région a financé ce centre à hauteur de 1 million d’euros afin de conserver ses champions et les aider à préparer leur reconversion professionnelle en parallèle de leurs exploits sportifs. Elle soutient 14 centres de formation de clubs professionnels et 34 pôles France et pôles Espoir. V. Cunuchet Le skipper François Gabart formé à l’Insa François Gabart, vainqueur du Vendée Globe 2013, est sorti en 2007 de l’école d’ingénieur de Lyon, après avoir suivi une section sport de haut niveau. Pour ses champions, l’Insa conjugue formation d’ingénieur et pratique sportive intensive. Quelque 150 jeunes s’inscrivent dans toutes les disciplines. Autres exemples : Bruno Marie- Rose, recordman du monde en athlétisme, trois médaillés olympiques à Pékin en 2008 et le cycliste Jean- Christophe Péraud, 9 e du Tour de France 2011. > www.insa-lyon.fr 3,8% de croissance Entre 2009 et 2013, le secteur du sport a connu une belle croissance dans le monde, évaluée à 3,8%. Parmi les pays les plus porteurs : la Chine, la Russie, où se déroulent les prochains Jeux olympiques de Sotchi et, à plus long terme, l’Amérique du sud et le Chili en particulier. 600 apprentis aux métiers du sport Fin décembre, on recensait 588 apprentis aux métiers du sport en Rhône-Alpes, soit 1,3% de l’ensemble des jeunes en alternance. Un espace au Mondial des métiers Le secteur « sports et loisirs de nature » sera bien représenté au Mondial des métiers, du 6 au 9 février 2014 à Eurexpo Chassieu. Un espace particulier lui sera consacré pour faire connaître la diversité de métiers souvent méconnus, comme celui de coach athlé santé (voir p.16). Trois points d’information sont prévus sur ce stand : un sur les métiers de l’animation et de l’encadrement, un sur les métiers du tourisme sportif et de l’environnement, et un autre sur les métiers de l’aménagement et des industries « outdoor ». > www.mondialmetiers.com Laurence Danière Elle l’a dit Sylvie Gillet de Thorey, vice-présidente aux lycées « La pratique du sport est indispensable à l’équilibre et à l’épanouissement des lycéens. Ainsi, la Région soutient les activités sportives, notamment par la carte M’ra ou dans le cadre de l’appel à projets Eureka. Elle investit dans la construction et la rénovation d’équipements sportifs scolaires mais s’oriente de plus en plus vers une mutualisation des dépenses avec les collectivités pour ouvrir les équipements à tous. Pour les jeunes qui souhaitent apprendre un métier lié au ski et à une autre activité, il existe des lycées où l’on peut suivre une formation bi-qualifiante. C’est le cas, par exemple, du lycée Général-Ferrié, à Saint-Michel-de-Maurienne. » • « • Une étudiante de haut vol Le parapente nécessite une bonne condition physique et un très gros mental. C’est un sport d’expérience, de maturité. » À 23 ans, Laurie Genovese, figure montante du parapente français, a enchaîné cette année un titre en Coupe du monde, une deuxième place en Coupe de France et une première place aux championnats du monde par équipes, avec la France. Entre deux vols en biplace avec des touristes au-dessus du lac d’Annecy, où elle vit et s’entraîne, Laurie passe son brevet professionnel de vol libre, suit une licence Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives) et espère entrer en école de kinésithérapie. Pas de doute, pour elle, la dispense d’assiduité, les horaires aménagés ou les supports de cours en ligne… c’est indispensable. « Ce qui est dur, c’est d’être partout à la fois et avoir parfois l’impression de n’être jamais là. » Elle rêve de pouvoir mieux structurer son temps, et donc son esprit entre compétitions, formations et temps libre. Parce que ça aussi, c’est bon pour le mental.L. D.• Marc Chatelain



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