[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°29 jun/jui/aoû 2013
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°29 jun/jui/aoû 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°29 de jun/jui/aoû 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (275 x 355) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4,8 Mo

  • Dans ce numéro : le bonheur est dans les parcs... des territoires d'innovation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 N°29/été 2013 Édito Christelle Viviant Jean-Jack Queyranne Président de la Région Rhône-Alpes L’attraction des parcs L’image d’Épinal a vécu : les parcs naturels régionaux ne sont pas des réserves dans un monde rural en déclin. Les sept parcs rhônalpins gagnent des habitants, à l’est mais aussi à l’ouest de la région, signe de vitalité et d’attractivité. L’exemple du parc des Monts d’Ardèche témoigne de cette évolution. Marqué par un exode rural important dès la fin du XIX e siècle, il attire, depuis 1999 de nouvelles catégories sociales, des travailleurs indépendants, de jeunes retraités séduits par un cadre de vie meilleur. Les emplois industriels ont fortement diminué mais sont, en partie, remplacés par de petites entreprises du tertiaire. Après une quarantaine d’années d’existence pour les plus anciens, les parcs naturels régionaux réaffirment leur vocation à être des territoires d’innovation, à jouer un rôle d’incubateur, en particulier dans l’environnement et la transition énergétique. Certains expérimentent des centrales villageoises « Des territoires d’innovation » photovoltaïques, d’autres ont développé des modes de transport doux ou structuré une filière bois. Avec la « Marque Parc », ils ont engagé, en précurseurs, la bataille de la qualité pour mieux vendre des produits agricoles ou manufacturés. La Région encourage cette évolution. C’est dans cet esprit aussi qu’elle soutient le futur parc des Baronnies provençales, dont la majorité des élus locaux a souhaité la création. Car si ce territoire unique dispose d’un patrimoine naturel riche, d’une grande diversité de productions locales, il reste à l’écart des grandes voies de communication : l’outil « parc » serait, pour ses habitants, une chance à saisir. Nous avons bon espoir d’aboutir, dans un avenir proche, au classement de ce huitième parc, le seul à être situé en zone de montagne sèche. Il constitue une réelle opportunité pour les communes, la protection de leur environnement exceptionnel et leur développement économique. J’en veux pour preuve la sollicitation de deux autres territoires, la Dombes et le massif de Belledonne, qui ont demandé à la Région d’engager deux études de faisabilité. Les parcs école font Il y a dix ans, Antoinette Morey quittait Lyon pour le Vercors. Aujourd’hui, elle tient les rênes 1_o d’un gîte équestre à Villard-de- Lans, au cœur du parc naturel régional, et ne voudrait pour rien au monde quitter le plateau. « Je vis une expérience fantastique, c’est extraordinaire », confie-t-elle à propos de ce pays, de la nature qui l’entoure et des hôtes qu’elle accueille. Les habitants des parcs interrogés dans ce numéro partagent cet enthousiasme. Charpentier ou restaurateur, architecte ou guide, agricultrice ou artiste, ils ont conscience de vivre dans un lieu à part. Près du monde, mais immergés au cœur de paysages superbes, ils ont en commun une identité et des solidarités. Ceux qui travaillent au sein des parcs apprécient leur entreprise, à taille humaine. Les parcs attirent. La preuve, depuis les années 1990, la population ne cesse d’augmenter. 43000 personnes vivaient dans le massif des Bauges en 1982. Elles sont aujourd’hui plus de 70 000. Le Vercors, le moins peuplé des parcs rhônalpins, a gagné 12400 habitants depuis les années 1960. Dans les Monts d’Ardèche, le mouvement a été plus lent, mais il est sensible, notamment à proximité des villes d’Aubenas et de Privas. Au nord, le parc du Pilat vit la même évolution, soutenue par le solde migratoire : 50% des nouveaux arrivants ont entre 25 et 39 ans. Ces actifs qui s’installent dans le PNR ne viennent pas pour y trouver un emploi, puisque 80% d’entre eux travaillent hors du périmètre. Les PNR ont-ils donc vocation à devenir des citésdortoirs de citadins en mal de nature ? Le risque existe et les élus en sont conscients. À Autrans, par exemple, le maire et vice-président du parc, se bat contre le mitage de la commune. Réduire les zones d’urbanisation et les densifier, tel est le mot d’ordre pour éviter de voir la pression foncière freiner l’activité agricole et la construction de logements sociaux. Entre protection de la nature et développement des activités, les PNR ne veulent pas choisir : ils innovent pour jouer les deux cartes et trouver un équilibre. La rédaction Sommaire P.6 Des lieux très nature Ils ont avant tout des paysages remarquables, un patrimoine naturel et culturel de premier plan : les parcs rhônalpins accueillent des vautours, en Baronnies, réintroduisent les bouquetins, en Chartreuse, aident les agriculteurs à fleurir les prairies dans le massif des Bauges, et défendent leurs châtaigneraies. Tour d’horizon. Carole et Denis Favre-Bonvin P.8 Ils vivent d’un parc Éleveuse de bovins à Puygros, Christelle fabrique yaourts, fromages frais et tomes des Bauges, vendus directement aux consommateurs. Lyonnaise, Antoinette a adopté le Vercors il y a dix ans : elle tient un gîte équestre et ne voudrait pour rien au monde quitter « son » parc. Portraits d’une dizaine d’habitants en osmose avec « leur » parc. Marc Chatelain
N°29/été 2013 3 POINT DE VUE Laurence Danière Édouard SIMONIAN, conseiller aux Parcs naturels régionaux Les parcs conjuguent nature et économie Au cœur du massif de Chartreuse. Petit déjeuner en gîte équestre dans le Vercors. P.10 De l’énergie à revendre Dans les parcs, il y a longtemps que l’on s’intéresse à la transition énergétique : création de centrales villageoises, mise en route d’éoliennes dans le Pilat, construction d’une plateforme bois dans le Haut-Jura, projet d’un transport par câble entre le Vercors et l’agglomération grenobloise, récupération des huiles alimentaires dans les Monts d’Ardèche, plans climat… les initiatives abondent. Marc Chatelain P.12 L’été des parcs Durant la saison estivale, les parcs se mettent en quatre pour proposer spectacles, animations et événements sportifs. En Chartreuse, les Rencontres Brel accueillent Émilie Loizeau et l’Ultratrail. À Lans, le Hadra Trance festival revient très fort. En Ardèche, la danse contemporaine prend ses quartiers d’été, et les Baronnies reçoivent le championnat de France de parapente. Juan Robert Marlhes, village du Pilat. Diane Sagnier P.18 Le Tour en Rhône- Alpes, sacrées étapes ! L’Alpe d’Huez, le Galibier, le col de Porte ou le Grand Colombier… Le Tour de France a ses étapes mythiques en Rhône-Alpes, ses légendes, ses héros régionaux comme Thierry Claveyrolat, Charly Mottet ou Roger Rivière. Pour sa 100 e édition, il fait halte dans le massif des Bauges qui se prépare pour le grand jour. Diverticimes Marc Chatelain Yuzuru Sunada Avec sept parcs naturels régionaux, Rhône-Alpes est la région la mieux lotie de France. Ces parcs, qui couvrent 15% de son territoire et 30% des zones sensibles agricoles, témoignent de la diversité des paysages montagnards. La Région a dit « oui » à la création d’un huitième parc, celui des Baronnies provençales. Deux projets sont à l’étude : la Dombes, zone humide remarquable de plaine avec de nombreux étangs, et le massif de Belledonne, dans les Alpes, en haute montagne. Le classement des parcs relève d’une décision conjointe de la Région et de l’État mais ils sont le résultat de la volonté commune des acteurs locaux, de préserver des espaces naturels originaux et précieux. Sans consensus, cet engagement moral que constitue l’adhésion à une charte ne peut se concrétiser. Créés pour certains il y a quarante ans, les parcs ont su conjuguer préservation de l’environnement et développement des activités économiques. Ils innovent, créent des emplois, expérimentent de nouvelles politiques. Ils valorisent les productions locales auprès des villes-portes. Ils s’engagent dans le développement durable tant en matière de transport que d’énergies renouvelables. Ces savoirfaire s’exportent : leur ingénierie est reconnue jusqu’au Liban ou au Brésil… Toutes ces évolutions, nous entendons les prendre en compte à travers une délibération proposée cet automne à l’assemblée régionale pour réaffirmer notre soutien et insister sur le rôle d’innovation des parcs. En Rhône-Alpes, les parcs savent travailler en réseau avec la Région. Ils sont actifs au sein d’IPAMAC, pour les parcs du Massif central, et au sein d’ALPARC, pour les Alpes. Ils échangent leurs expériences de protection de la nature et d’entretien des paysages, d’aménagement équilibré et durable des territoires. La Région est le partenaire privilégié des parcs, dont elle finance le fonctionnement à hauteur de 10 millions d’euros par an. Je souhaite que ce journal vous donne le goût de découvrir ces territoires remarquables de notre région.



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