[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°28 mar/avr/mai 2013
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°28 mar/avr/mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de mar/avr/mai 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (275 x 355) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : matière grise contre la crise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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20 il ha nekI pes N°28/printemps 2013 Tribune libre La répartition des forces politiques du conseil régional Front de 11 gauche 37 Europe Écologie- Les Verts 46 Parti socialiste, 5 écologiste et apparentés prG Majorité de gauche : 99 sièges 40 15 2 Non apparentés FN Union de la Droite et du Centre Total : 156 sièges PSEA – Parti socialiste, écologiste et apparentés Notre ambition pour l’innovation au service de l’emploi La crise socio-économique et la concurrence des pays émergents fragilisent l’accès à l’emploi et l’activité de certains bassins économiques. Face à ces défis, le redressement économique est plus que jamais au cœur de notre action. Il impose de se mobiliser autour de solutions novatrices, au plus près des territoires. C’est tout le sens du soutien que nous apportons à l’innovation. Car ce sont bien les ruptures scientifiques, technologiques ou organisationnelles qui permettent de renouer durablement avec la croissance. Le groupe socialiste en a pleinement conscience et porte cette ambition dans l’ensemble des politiques régionales. Persuadés que l’innovation technologique ne se décrète pas, nous posons toutes les conditions pour créer un environnement favorable à la recherche et développement, qui représente aujourd’hui 2,6% du PIB rhônalpin (contre 2% au niveau national). Car, au quotidien, l’innovation repose sur la créativité des chercheurs, des ingénieurs et des entrepreneurs. Afin de fédérer ces différents acteurs, notre Région a créé l’Agence régionale du développement et de l’innovation (Ardi). Elle permet de sensibiliser les TPE-PME les plus éloignées de l’innovation et d’accompagner leurs projets en leur fournissant des capacités d’expertise et d’ingénierie. Depuis sa création en 2008, l’Ardi a accompagné plus de 548 projets collaboratifs d’innovation qui sont d’importants leviers de développement pour l’économie régionale. Avec l’Ardi, notre région accroît son attractivité et se positionne comme une grande région européenne d’industrie et d’innovation. En Rhône-Alpes, innover se conçoit aussi à partir des pôles de compétitivité et des clusters qui encouragent les actions collectives et stimulent les dynamiques collaboratives. Ceux-ci jouent un rôle déterminant dans la structuration des filières innovantes sur nos différents territoires. Consciente de la grande diversité des secteurs d’activité, notre Région soutient également les Centres de ressources technologiques qui apportent une plus-value technique aux entreprises sur des technologies particulières. À travers ces dispositifs, nous portons une vision cohérente et ambitieuse de l’innovation, au plus près des acteurs économiques. Notre volontarisme trouve une traduction concrète sur le terrain. Notre région concentre en effet 13% des entreprises innovantes accompagnées par Oséo et 16% des brevets nationaux. En cette période de crise, il s’agit de perspectives très encourageantes qui nous incitent à poursuivre nos efforts en faveur de tels investissements d’avenir. Au-delà de la mise en réseau et de l’apport d’expertise, l’innovation doit aussi se penser en termes de financement. Parce qu’elle engage les entreprises dans des programmes d’investissement coûteux, l’innovation requiert des solutions de financement en prêts et en fonds propres. Dans un contexte économique troublé, l’accès au financement est devenu un enjeu important en raison du financement bancaire qui se raréfie. Pour y faire face, notre Région a mis en place un Fonds régional d’investissement dont l’objectif est d’assurer le développement d’entreprises qui emploient mais sont freinées par la frilosité du système bancaire. Cette ambition est désormais portée au niveau national à travers la Banque publique d’investissement, qui accompagnera les PME industrielles et innovantes porteuses de croissance et d’emploi. Innover pour l’emploi tel est, plus que jamais, le sens de notre action. www.psrhonealpes.fr Prg – parti radical de gauche et APPArenté L’innovation en Rhône-Alpes : partout, pour tous ! Si elle est affaire de savoirs, de savoir-faire, de maîtrise technologique, l’innovation est d’abord un état d’esprit. Innove celui qui a envie de progresser, de faire partager ses connaissances dans son intérêt et celui de ses semblables. Aux antipodes des conservatismes de tous bords, c’est cette démarche qui inspire la majorité de gauche du Conseil régional, démarche qui se retrouve dans ses propres projets et les projets qu’elle soutient, d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Ces projets, on les retrouve bien sûr dans la recherche, dans l’économie grâce à toutes les entreprises rhônalpines, soutenues financièrement par la collectivité, dont les brevets et autres découvertes sont autant de garanties de créations d’emplois. Mais on les retrouve aussi dans des domaines très variés que sont la culture, la solidarité, le social, la santé… Aux yeux du groupe PRG, la Région est ainsi dans son rôle de collectivité majeure innovante quand elle soutient aussi bien le nouveau tram-train de l’Ouest lyonnais que le livre numérique ou la démarche du haut débit pour tous, la reprise de l’entreprise de confection Lejaby par ses salariées ou la mise en place du Pass contraception pour les jeunes. Même si certaines innovations mettent plus de temps que d’autres à être comprises, les porter ou les soutenir est affaire de courage et d’abnégation ; et ce courage et cette abnégation, la Région, au bénéfice des Rhônalpins, n’en manque pas ! prg@rhonealpes.fr EElV – EuroPE Écologie-lES Verts Mettons l’innovation au service des besoins humains L’innovation fait partie des refrains entonnés ad libitum dans les milieux politiques et économiques. Plutôt que de prendre part à ce concert, nous nous interrogeons : l’innovation, oui, mais pour qui ? Pour quoi ? Innover pour l’économie d’énergie et le respect de l’environnement peut être créateur d’activité économique. Ainsi, la Région soutient une société iséroise qui cherche à développer un lampadaire solaire à Led entièrement autonome pour l’éclairage public. Voilà une innovation qui a du sens. Cependant, une innovation technologique n’est pas forcément un progrès pour les humains et pour la planète. Par exemple, est-il nécessaire pour un fabricant de dentifrice d’innover en ajoutant des nanoparticules de dioxyde de titane à ses pâtes afin de leur donner une belle couleur blanche, alors que plusieurs études concluent que ces substances peuvent avoir un effet nocif sur l’organisme ? Il convient de s’interroger sur le rapport bénéfice/risque environnemental, sociétal et social de l’innovation. L’argent public doit-il permettre de produire n’importe quelle innovation même si elle est dangereuse pour l’environnement, la santé ou les libertés publiques ? Rhône-Alpes ne devrait pas financer la recherche sur les nanotechnologies tant que celle-ci se fait dans l’opacité, sans expertise indépendante et sans l’avis de la société civile. La Région s’est engagée à conditionner ses aides à des critères sociaux et environnementaux. Elle doit mettre en pratique ces engagements partout où elle agit. Et quand bien même une innovation ne représenterait aucun danger, est-il du rôle de la puissance publique de lui consacrer ses deniers quand elle ne représente aucune utilité sociale, sauf pour lancer de nouvelles impulsions de consommation ? Un fabricant de hautparleurs qui veut miniaturiser des modèles pour téléphones devrait pouvoir se contenter de fonds privés. Le rôle d’une collectivité comme la Région ne doit pas être d’encourager l’innovation technologique dans le seul but de créer de la valeur ajoutée financière, en espérant que les créations d’emploi suivent automatiquement. Il faut aider l’innovation utile, répondant à des besoins humains qui ne sont pas suffisamment couverts : besoin de se chauffer ou de se déplacer sans aggraver le dérèglement climatique, besoin de dépolluer, besoin de se nourrir sainement sans porter atteinte à la terre, besoin de se former, de se cultiver… Pour les écologistes, l’innovation n’est donc pas seulement technologique. Il faut innover pour retisser du lien social, améliorer les conditions de travail, protéger la santé et la biodiversité. La stratégie 2020 de l’Union européenne « pour une croissance intelligente, durable et inclusive » a commencé à amorcer cette réflexion pour une croissance qualitative qui puisse inclure, entre autres, l’éducation et l’efficacité énergétique. Le chemin est encore long avant que le dogme productiviste en vigueur à la Commission comme à la Région soit remis en cause, mais c’est dans ce sens qu’il faut appuyer. eelv@rhonealpes.fr http://rhonealpes.elusecologistes.fr
N°28/printemps 2013 21 Les groupes politiques du conseil régional Parti Socialiste Écologiste et apparentés Président : Philippe Reynaud UNioN DE LA Droite et DU CENtre Présidente : Françoise Grossetête EUrope ÉCOLOGie- Les Verts Présidents : Éric Piolle et Alexandra Cusey Front National Président : Bruno Gollnisch FRONT DE GAUCHE Président : Gilles Ravache Parti Radical de GaUCHe Présidente : Catherine Pidoux UDC – Union de la Droite, du Centre et APPArentés Rhône-Alpes n’innove plus ! (et depuis longtemps) L’innovation est, selon l’une des définitions, « un changement dans le processus de pensée visant à exécuter une action nouvelle. Elle se distingue d’une invention ou d’une découverte dans la mesure où elle s’inscrit dans une perspective applicative. » Si l’on applique cette définition de l’innovation au Conseil régional, alors nous regrettons fortement que notre Région en soit totalement dépourvue. En effet, que dire d’une majorité qui construit ses budgets en appliquant leur principe immuable de reconduction. Pour les socialistes, écologistes et communistes, l’innovation aurait dû logiquement les conduire à mener des politiques volontaristes et courageuses en faveur des Rhônalpins. Au lieu de cela, ils se contentent de reconduire mécaniquement des taux d’imposition maximum. Où est la place de l’innovation lorsque l’on baisse les investissements des politiques régionales de plus de 13 M € ? Où est la place de l’innovation lorsque l’on augmente les charges de fonctionnement de plus de 11 M € ? Où est la place de l’innovation lorsque l’on double le montant de la dette depuis 2007 en passant de 1 milliard 135 millions d’euros pour atteindre un niveau record de près de 2 milliards d’euros (représentant quasiment un an de budget régional) ? Cette année aurait pu être différente si l’exécutif avait le choix du courage en ne s’opposant pas systématiquement à nos propositions par idéologie politique contraire à l’intérêt général. Par exemple, la majorité se fait souvent le chantre du soutien de la recherche et de l’innovation, en l’annonçant comme une priorité de l’action économique régionale. Mais dans ce cas, comment expliquer la baisse de plus de 10% du budget consacré à la recherche et l’innovation ? La seule innovation de cette majorité réside dans le périlleux équilibre de cet exécutif… En effet, les socialistes innovent en tractations, petits arrangements entre amis pour maintenir l’illusion d’une majorité soudée et unie autour d’un programme. Le dernier exemple en date est le transfert d’un élu socialiste au groupe des radicaux de gauche pour leur permettre de continuer de siéger en tant que groupe politique avec les financements en conséquence. Tandis que les écologistes innovent dans leur attitude en présentant des rapports soumis au vote signés de leur main mais contre lesquels ils votent… Malheureusement, l’innovation c’est comme le courage politique, il faut en avoir les moyens… Les élus de la Droite, du Centre et Apparentés ont fait le choix d’une opposition responsable, constructive, proposant une vraie vision pour le développement de notre région. Les élus politiques doivent être les acteurs du changement, donner l’impulsion qui facilitera l’innovation. Nous sommes persuadés que l’innovation est possible aussi en politique pour peu que l’on prenne la peine de créer des conditions favorables à son éclosion. Vous pouvez retrouvez notre actualité sur le site : www.udcap-rhonealpes.fr FN – Front NAtionAL Innovation… L’innovation, en matière économique, est la seule planche de salut permettant à nos entreprises de lutter contre la concurrence mondiale, concurrence voulue idéologiquement, planifiée patiemment, et organisée méthodiquement par les gouvernements successifs de notre pays depuis quarante ans. Les PME-PMI savent que seule l’innovation leur permet de proposer des produits toujours plus adaptés aux souhaits de leurs clients, et moins concurrencés par les productions des peuples « copieurs » d’Asie. C’est par la course à l’innovation que les PME-PMI de Rhône-Alpes continuent, malgré tout, de sauver les emplois industriels, que le libéralisme acoquiné au socialisme sacrifie, pour obéir aux dogmes monstrueux du grand marché dérégulé et de la mondialisation. La Région Rhône-Alpes doit concentrer son effort au soutien sans faille des PME-PMI de moins de 100 salariés, en les incitant à recourir et à accroître l’innovation dans leur développement industriel : la Région Rhône-Alpes pourrait par exemple s’appuyer sur le système du crédit impôt recherche, en le rendant plus attractif pour ces PME innovantes : le Groupe Front National propose ainsi de majorer le montant du crédit impôt recherche, par attribution – aux entreprises éligibles de moins de 100 salariés – d’une subvention de 20% de son montant. Cette mesure de bonification est de nature à enclencher un attrait rapide et durable sur le recours accru à l’innovation par nos entreprises, toutes nos entreprises ; car ce sont elles – et elles seules – qui créent l’emploi. Avec le Front National, l’imagination et l’innovation sont plus que jamais au service du dynamisme de notre région ! www.fnra.fr Fdg – Front de gauche Travailler aujourd’hui au bien commun de demain L’innovation, mais de quoi parlons-nous ? S’il s’agit de l’innovation qui œuvre dans le sens de l’utilité sociale, du progrès humain et du respect de notre écosystème pour permettre de répondre aux défis de demain, alors il faut l’encourager en finançant l’enseignement et la recherche et permettre les coopérations, les mises en commun et l’appropriation collective. Il faut favoriser les sciences humaines et sociales, pas comme « supplément d’âme » mais comme dimension essentielle de l’innovation. Par contre, s’il s’agit de stratégies de détournements par les grands groupes pour engranger plus de profits, utiliser les salariés comme variable d’ajustement, favoriser la compétitivité des savoirs, alors nous ne pouvons cautionner. C’est ce que nous dénonçons dans les pôles de compétitivité. Notre Région est riche de connaissances et de savoirs, mais c’est bien la question de la finalité qui interroge. Le plus n’est pas forcément le mieux. L’innovation est à toutes les sauces, pourtant ceux-là même qui l’utilisent à outrance pour légitimer leurs choix libéraux n’hésitent pas à sacrifier anticipation, formation et recherche, sous couvert d’austérité. Pour nous, l’innovation doit servir l’émancipation humaine. L’innovation n’est pas que technologique. Le travail sur l’innovation sociale mené en région par la vice-présidente communiste Christiane Puthod porte ses fruits et va dans le sens d’une vision multidimensionnelle de l’innovation en tenant compte des approches nouvelles qu’apporte la place croissante des savoirs dans le travail, dans le débat démocratique et dans la vie quotidienne. Comme l’explique le philosophe des sciences Bruno Latour : « L’innovation technique est fondamentalement sociale. » www.frontdegauche-rhonealpes.fr



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