[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°28 mar/avr/mai 2013
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°28 mar/avr/mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de mar/avr/mai 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (275 x 355) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : matière grise contre la crise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 il ha nekI pes N°28/printemps 2013 Zoom 10 sur objets innovants 1 Le masque vert de Valmy Pour éviter d’inhaler des poussières, virus, gaz et autres polluants, une solution : le masque respiratoire, pas toujours très agréable à porter. Valmy, une entreprise roannaise, a mis au point un masque en forme de coquillage, souple, léger qui s’adapte à toutes les formes de visage. Entièrement recyclable, il est fabriqué en polypropylène, un dérivé pétrolé : après usage, le masque est broyé, chauffé, transformé en billes réutilisables pour de nouvelles pièces en plastique. Il a reçu le Prix de l’innovation lors du salon Préventica 2012, à Strasbourg. Chaque jour, Valmy fabrique 600 000 masques respiratoires et 360 000 masques de chirurgien. w www.valmy.eu Le robot poisson nettoyeur Les coques de navire se salissent de plus en plus vite et, dès lors, les algues ne tardent pas à se loger sur la carène. En quelques mois d’immersion, un bateau peut perdre de 10 à 15% de son coefficient de glissement. Il aura besoin de davantage de carburant ou, pour un voilier, perdra une partie de ses performances. Le robot d’Hulltimo est le premier dépollueur sous-marin qui peut nettoyer les coques de bateaux à voile et à moteur, à quai, sans déplacer le navire, ni le sortir de l’eau. L’engin se plaque au bateau par un phénomène d’aspiration. En une heure, ses deux brosses ajustables récurent une coque de 34 pieds (environ 10 mètres). Deux caméras assistées d’un éclairage Led permettent de l’observer en plein travail. Il a été développé par Hulltimo, une entreprise rhônalpine fondée par Éric Tardy et Sébastien Fontaine. Elle est installée à Apprieu, entre Lyon et Grenoble, et a bénéficié, entre autres, du concours de Rhône-Alpes Création. w www.hulltimo.com 2 3 Le Swincar, un dahu tout terrain Il est le roi de la pente, le prince du dénivelé : ce nouvel engin, baptisé Swincar, peut dévaler une montagne sans recours à l’électronique, avec une consommation énergétique très faible et en silence. Destiné aux loisirs, « ce véhicule repose sur le principe d’équilibre pendulaire, qui permet l’inclinaison du cockpit et des roues dans les virages sous le seul effet de la force centrifuge », explique Pascal Rambaud, son concepteur. Ce dahu dévale donc allègrement une montagne en se jouant des accidents de terrain, en adhérant au sol grâce à la correction automatique des dévers de pente. Léger, maniable, apparemment confortable, il offre des sensations de conduite inédite, dit-on. Plusieurs prototypes ont été fabriqués, avec ou sans moteur électrique. Le Swincar sortira, en petite série, cet été. Réalisé par la société Mécanroc, implantée à Allan dans la Drôme, il a reçu un Prix lors des Trophées de l’innovation et du tourisme en Rhône-Alpes en 2012. w Plus d’infos : 04 75 46 01 05 ou 06 09 07 25 85 4 Une cheminée non polluante Les cheminées à foyer ouvert ont moins la cote car elles chauffent peu et émettent beaucoup de polluants, en particulier du monoxyde de carbone. Comment renouer avec le plaisir du crépitement et la douce chaleur d’un feu de bois ? David Lépiney et Baptiste Ploquin, deux jeunes chercheurs, ont la réponse : ils ont mis au point une cheminée au rendement quatre fois supérieur à une cheminée traditionnelle, avec un taux d’émission de monoxyde de carbone inférieur à 0,3%. Leur ingénieux système permet aux utilisateurs de cheminées dans les centres-villes de continuer à profiter d’un feu ouvert. Il s’adapte à tous les styles et toutes les tailles de foyer ouvert. Les deux jeunes inventeurs, qui ont présenté leur prototype lors du dernier salon Pollutec, ont créé la société Finoptim, basée à Grenoble et soutenue par l’incubateur Grain avec le concours de la Région Rhône-Alpes. Une fois le prototype finalisé, ils envisagent de tester, avec des professionnels et des installateurs, leurs premières cheminées. w www.finoptim.eu
N°28/printemps 2013 13 Un petit drone très civil 5 Il est léger (moins de 4 kg), il peut voler à 150 mètres d’altitude. Avec ses capteurs et caméras embarqués, ce drone miniature – engin volant sans pilote – a été conçu pour des usages multiples, comme la localisation et l’aide aux victimes d’avalanche, le diagnostic thermique d’un bâtiment, la maintenance d’un domaine skiable. « L’assistance de personnes en danger et la préservation de l’environnement est notre leitmotiv », explique Frédéric Serre, le patron de Delta Drone, concepteur et fabriquant 100% français de drones civils, basé à Grenoble, dans les anciens bâtiments de Cémoi. L’entreprise, qui emploie une vingtaine d’ingénieurs et une dizaine de techniciens, affiche une centaine de commandes pour 2013. Parmi ses clients, des stations intéressées pour repérer les flux de skieurs sur les pistes et adapter le damage. La chaussure volante Elle est incurvée à l’avant jusqu’à la moitié de sa longueur, est plutôt large, a l’allure d’un siège baquet, accueille le pied bien profondément… Bref, elle ne ressemble pas à ses performances. La chaussure Hoka One One (« voler sur terre » en langage maori) est surnommée « la chaussure qui vole ». Elle embarque de plus en plus de coureurs chevronnés, grâce à son effet de bascule qui entraîne chaque foulée en amortissant les chocs. D’après les tests effectués en laboratoire, avec le concours du réseau Thesame, cette chaussure réduirait les chocs corporels de 25% et l’effort tibial antérieur de 15%. La Hoka One One est sortie de l’imagination d’anciens salariés de Salomon, à Annecy. En 2009, au sein de la SA Hypérios, ils déposaient un brevet. En 2010, ils entamaient la commercialisation et ont vendu à ce jour plus de 30 000 paires en Europe et autant en Amérique du Nord et en Australie. La collection 2013 s’est enrichie avec six modèles à un prix moyen de 150 €. w www.hokaoneone.com 6 Une enceinte design de luxe En visant le haut de gamme, l’entreprise stéphanoise Focal a fait le bon choix : elle est le numéro un français des enceintes acoustiques. Sa « Grande Utopia EM » fait rêver : 2 mètres de haut, 260 kg, une ligne exceptionnelle, mais surtout des performances peu communes, avec un woofer (haut-parleur de graves) à électro-aimant d’une force étonnante. Ses 1 458 possibilités de réglages et son filtre sophistiqué permettent d’adapter l’enceinte au local d’écoute et à l’électronique utilisée. Cette merveille technologique n’est pas à la portée de toutes les bourses : 130 000 € la paire. Focal, qui emploie près de 200 personnes basées pour la plupart à Saint-Étienne, a été fondée par Jacques Mahul en 1980. La « Grand Utopia EM » est la 3 e génération de ce modèle haut de gamme. w www.focal.com 9 w www.deltadrone.com 7 Un siège de foot démontable Pour l’Euro de foot en 2016, les instances internationales et européennes exigent que tous les gradins des stades soient équipés de sièges avec dossier. Or un certain nombre d’entre eux dispose seulement de l’assise du siège pour éviter la casse en cas d’excitation intense des supporters. Grâce à l’innovation Grosfillex, voici le siège à dossier escamotable qui se fixe par vissage mécanique à l’assise. On verrouille, puis on déverrouille si besoin pour le match suivant. Le stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne a trouvé l’idée astucieuse et prévu de s’équiper en vue de l’Euro. Créé en 1927 à Arbent, dans l’Ain, Grosfillex, leader du mobilier de jardin, entre autres, a déjà équipé des stades, comme celui du Maracana à Rio. w www.grosfillex.fr 10 Le fer à repasser sans fil C’est indéniable, le fil d’alimentation électrique gêne le repasseur en action. Il se loge dans les vêtements, ajoute des plis, un comble ! Calor a trouvé la parade : un fer sans fil, dénué de batterie. Le Freemove se charge par accumulation de chaleur et non pas électriquement, sur une base, en 4 secondes.• Il dispose ensuite d’une autonomie de 25 secondes. Ce Freemove est doté d’un réservoir de 250 ml et d’une gâchette pour contrôler la vapeur. Lancé en 2012, ce fer révolutionnaire dont le prix varie de 75 à 100 € sort de l’usine Calor de Pont-Évêque, dans l’Isère. Chaque année, 750 salariés y produisent près de 5 millions de fers et 1,8 million de générateurs de vapeur. L’usine appartient au groupe SEB. w www.calor.fr 8 Un four économe Le Zénith n’est pas un four ordinaire. Destiné aux professionnels de la restauration, il consomme 35% d’électricité de moins que ses concurrents. Fabriqué par le constructeur Bourgeois à Faverges, en Haute-Savoie, il est le seul four à avoir obtenu la certification « éco-conception ». L’innovation porte sur l’isolation, la régulation et le rendement : l’utilisateur dispose d’un compteur et peut suivre sa consommation. Le Zénith présente d’autres avantages : il est trois fois moins bruyant et plus facile à recycler. Depuis l’été dernier, Bourgeois a adapté sa gamme pour les particuliers. Ce four est donc un succès : il représente 80% du chiffre d’affaires réalisé par la coopérative dont le P-DG, Guy Babolat, préside l’Union régionale des Scop. Les 70 salariés détiennent 70% du capital. w www.bourgeois.coop Textes Élisabeth Chambard



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