[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°27 déc 12/jan-fév 2013
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°27 déc 12/jan-fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de déc 12/jan-fév 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (275 x 355) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : changement d'air pour nos montagnes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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20rlhdinEklpes. N°27/hiver 2012 Tribune libre La répartition des forces poLitiques du conseiL régionaL PSEA – PArti SociAliStE, écologiStE Et APPArEntéS Front de gauche europe Écologie- Les verts'✓ *0- ae 10 37 Majorité de gauche : 99 sièges 9a4che : 99slè9es Parti socialiste, écologiste et apparentés 47 5 PrG 40 15 2 non apparentés FN Union et ioi de la Droite et du Centre total : 156 sièges EElV – EuroPE écologiE – lES VErtS Préservons notre agriculture de montagne, garante de la vie de nos massifs Les Assises européennes de la montagne, qui se sont tenues à Chambéry du 2 au 4 octobre, ont soulevé la problématique de l’attractivité des espaces de montagne pour les jeunes, notamment au travers de la question de l’agriculture de montagne, base de l’animation et de la vie de ces territoires. En effet, l’agriculture de montagne est multifonctionnelle : économie, occupation et aménagement du territoire, conservation du paysage et de l’environnement, prévention des risques… Sans parler des fonctions sociales que remplissent également ces exploitations, en maintenant un tissu économique et de populations essentiel à l’économie locale. Autant de biens publics, d’externalités positives, créées par les activités agricoles en montagne. Ainsi, agir pour l’agriculture de montagne nous paraît essentiel pour penser l’avenir de ces espaces. Pourtant, cette activité est aujourd’hui confrontée à des enjeux majeurs : pression foncière, difficultés de maintien d’exploitations, changement climatique… La Région Rhône- Alpes propose déjà un soutien important à ce secteur d’activité : aides (financières et d’ingénierie) à l’installation et à la transmission des exploitations, formation des saisonniers, soutien des initiatives solidaires (coopératives d’utilisation du matériel agricole par exemple), soutien à la structuration de filières agricoles… Dans nombre de ces dispositifs, une majoration du montant de l’aide a été mise en place pour prendre en compte les contraintes techniques et les difficultés inhérentes à l’agriculture en zone de montagne. De même, la démarche « Montagne 2040 », initiée par la Région Rhône-Alpes, a pour objet d’impliquer les jeunes dans une réflexion de long terme sur les espaces de montagne. Le devenir de l’agriculture est évidemment une thématique bien présente dans ces échanges. C’est cette démarche, à la fois concrète et prospective, qui nous permet de répondre aux besoins immédiats, tout en construisant une politique de long terme, cohérente, anticipant les enjeux à venir des territoires de montagne. Le groupe socialiste souhaite que ces éléments puissent se traduire dans la nouvelle Politique agricole commune (PAC) européenne, attendue en 2014. Les zones de montagne font l’objet de transformations profondes, et l’agriculture constitue l’un des points majeurs auxquels réfléchir pour assurer la pérennité de la vie en montagne. Nous considérons donc que la PAC doit prendre en compte divers éléments : conditionner les aides au nombre d’actifs et non plus à la surface des exploitations, encourager la répartition d’une agriculture productive sur l’ensemble des territoires, instaurer une politique spécifique et renforcer les paiements pour les zones défavorisées (afin de permettre le maintien des activités agricoles y compris dans les espaces les plus difficiles, notamment les espaces de montagne), réguler les marchés agricoles, et enfin aller plus loin dans le pilier « développement rural » de la PAC actuelle, pour accompagner le rôle majeur de l’agriculture de montagne, non seulement en termes de production et d’économie, mais aussi d’aménagement du territoire, de lien social et d’entretien des paysages. La Région Rhône-Alpes agit pour l’avenir de ses montagnes, nous attendons des dispositifs correspondants de la part de l’Union européenne. www.psrhonealpes.fr Prg – PArti rAdicAl dE gAuchE Et APPArEnté Montagne 2040 : valoriser aujourd’hui pour garantir demain ! Si Jean Ferrat avait raison de chanter « Que la montagne est belle », sa gestion, son avenir n’en constituent pas moins un enjeu majeur pour Rhône-Alpes. La Région l’a bien compris qui a lancé une vaste concertation autour du thème « Montagne : prospective 2040 », avec la démarche ambitieuse de garantir le devenir de zones de montagne qui couvrent 65% de notre territoire. Si la préservation de l’environnement, de la beauté des paysages, constitue une ambition évidente, il est bien d’autres préoccupations à mettre en avant : maintien d’une agriculture de qualité, d’activités économiques performantes, notamment liées à la pratique sportive, développement d’une offre touristique élargie pour faire face aux changements climatiques qui impactent durement les petites stations, valorisation du patrimoine culturel, gestion des emplois, notamment des saisonniers, insuffisance des logements… Puisqu’il est question de prospective, la jeunesse ne saurait être oubliée. Le groupe PRG se félicite à ce sujet que la jeunesse rhônalpine soit sollicitée pour imaginer la montagne de demain, tout comme il est heureux que ce soit l’une de ses élues, Sarah Boukaala qui soit chargée de ces débats, en tant que conseillère déléguée à la Jeunesse. La montagne est pour Rhône-Alpes un atout majeur : à nous tous de lui garantir un avenir ! prg@rhonealpes.fr 2040 : imaginons un avenir différent pour la montagne La montagne, qui constitue 65% du territoire rhônalpin, est plurielle. On y trouve des modèles économiques différents, des zones touristiques riches, une agriculture qui, selon les massifs, résiste ou se meurt, une forêt trop souvent inexploitée, des énergies renouvelables en devenir… Elle a aussi des points de fragilité, à commencer par les problèmes de transport ou les effets du changement climatique. Par exemple, les températures moyennes se sont élevées de 2 °C en cinquante ans dans le département de la Savoie. Mais c’est aussi la crise de la biodiversité et celle du modèle économique qui la touchent. Chez les acteurs, chez de nombreux élus, on sent comme une incapacité à vouloir inventer un avenir différent de celui qui semble déjà tracé. Après plusieurs années de déni du changement climatique et de ses effets, désormais visibles, ils semblent aujourd’hui sidérés par la peur et prolongent les modèles existants en espérant que tout puisse durer. Dans les massifs alpins, le socle de ce développement qu’on veut croire infini s’appelle l’immobilier. La montagne est devenue une bulle immobilière sans pilote ni logique de développement. Les taux de fréquentation se concentrent sur quelques semaines par an. En Tarentaise, alors que les 470 000 lits touristiques sont occupés à 49%, plus de 20 000 lits supplémentaires sont en projet. Ces projets d’investisseurs ne se préoccupent pas des besoins réels de la montagne et accaparent des ressources foncières de plus en plus réduites. En conséquence, les jeunes actifs ne peuvent plus se loger dans les stations. Des classes ferment. C’est en bas, loin dans la vallée, que migrent les montagnards, avec leur lot de déplacements quotidiens, en voiture naturellement. Et comme l’espace vient à manquer, on triche sans arrêt avec les règles antérieurement établies. Comme si la planète était infinie. Comme si la spéculation foncière était sans conséquence sur l’agriculture, le coût du logement, l’installation des jeunes actifs. Comme si la ressource en eau était inépuisable. Pour tous les observateurs lucides, il est clair que les équilibres sont déjà menacés. Les canons à neige et le bétonnage mènent droit dans le mur. Passée la ruée vers l’or blanc, de nouvelles questions se posent. Comment faire vivre la montagne, tout en respectant ses spécificités ? Comment transformer en atouts ce que certains voient comme des handicaps ? Comment retrouver un désir de vivre en montagne, notamment pour les jeunes ? Pour inventer un avenir différent pour la montagne, il faut sortir du mode de réflexion immédiat qui rassemble souvent les mêmes spécialistes pour aller interroger ceux qui demain vivront ou feront cette montagne. C’est pourquoi Claude Comet, conseillère EELV déléguée au tourisme et à la montagne, a lancé le projet « Montagne 2040 », une vaste réflexion prospective qui propose à tous ceux qui vivent à la montagne de repenser le modèle dont ils ont besoin à long terme. eelv@rhonealpes.fr http://rhonealpes.elusecologistes.fr
WPI N°27/hiver 2012 21 Les groupes politiques du conseil régional Parti SoCiaLiSte ÉCoLoGiSte et aPPareNtÉS Président : Jérôme Safar UNioN De La Droite et DU CeNtre Présidente : Françoise Grossetête eUroPe ÉCoLoGie – LeS vertS Présidents : Éric Piolle et Alexandra Cusey FroNt NatioNaL Président : Bruno Gollnisch FroNt De GaUChe Président : Gilles Ravache Parti raDiCaL De GaUChe Présidente : Catherine Pidouxudc – grouPE d’union dE la droitE, du cEntrE Et APPArEntéS Pour un équilibre entre préservation de l’environnement et développement économique Rhône-Alpes, une région de montagne ! Si 65% de notre territoire est composé de massifs aux particularités bien différentes (massif du Jura, massif des Alpes, Massif central), à travers « Montagne : prospective 2040 », il conviendra d’étudier, de repenser le développement des territoires de montagne pour en assurer leur développement futur. Étant donné la pluralité des massifs, de nombreux thèmes seront abordés pour parler de la montagne dans sa globalité, que ce soit l’accessibilité des territoires de montagne, l’installation de nouvelles populations et d’entreprises, les problématiques liées à l’énergie, la formation qui doit préparer aux métiers spécifiques de la montagne, le volet agricole, l’environnement… À ce titre, nous serons extrêmement vigilants à ce que la préservation du milieu naturel montagnard tienne impérativement compte des réalités économiques, notamment agricoles. Nous pensons qu’il est urgent de sortir de l’opposition caricaturale entre développement économique et préservation de l’environnement. Nous sommes par exemple favorables à la création de retenues collinaires afin de permettre différentes utilisations telles que le pastoralisme, la protection contre les incendies et la production de neige artificielle en hiver, contre l’avis de la majorité bloquée des élus écologistes. Le domaine du sport doit également avoir une place importante, tant nos champions permettent le rayonnement de notre région partout dans le monde. Néanmoins, la montagne dispose déjà de multiples atouts notamment grâce à son activité touristique. L’étude relative à l’impact des domaines skiables des stations de montagne a mis en évidence ce fabuleux potentiel. Ainsi on peut constater que « le poids de l’or blanc » représente un peu plus de 6,5 milliards d’euros de dépenses de la part des skieurs et autres vacanciers, ce qui représente un véritable atout économique. Pour résumer, nous sommes farouchement opposés à un développement tous azimuts mais pour un projet de territoire ! Il devra être équilibré en respectant une vision partagée entre « préservation » et « développement économique » ; l’un sans l’autre serait à nos yeux catastrophique pour ces pays de montagne et perdrait tout sens. Cette prospective devrait nous obliger à trouver des solutions innovantes pour le développement des territoires. Mais pour cela il faudrait que l’assemblée soit convoquée plus souvent. Nous siégeons de moins en moins, nous regrettons que la Région ne soit qu’une institution de gestion, dépourvue d’esprit d’innovation. Nous nous opposons à ce que notre institution devienne un simple distributeur de subventions par manque d’ambition flagrant. Cette inertie s’explique en partie par l’incapacité des socialistes à élaborer des politiques communes avec leurs alliés communistes et écologistes. À ce titre, nous ferons tout pour que « Montagne : prospective 2040 » n’en soit pas un nouvel exemple. Pour nous, la montagne est un patrimoine commun que nous avons à cœur de défendre. Retrouvez toute l’actualité de vos élus régionaux, leurs prises de position, leurs interventions en direct lors des assemblées plénières et en VOD, nos communiqués de presse et nos tribunes politiques sur notre site Internet : www.udcap-rhonealpes.fr Fn – Front nAtionAl Non aux dérapages touristiques La montagne constitue l’un des attraits touristiques majeurs de la région Rhône-Alpes, 65% de son territoire est classé en zone de montagne. Ses 160 stations, dont certaines de renommée mondiale, en font le plus grand domaine skiable au monde. Depuis plus de 60 ans, le succès de l’« or blanc » en a fait sa richesse économique. En 1924, après les Jeux olympiques d’hiver de Chamonix, les premières stations hivernales commencent à apparaître en Savoie à une attitude de 900-1 200m. En 1945, les autorités régionales lancent le programme de stations de ski, à une hauteur plus élevée de 1 600-1 800m. Dans les années 1960, le « Plan neige » ouvre des perspectives juteuses à des promoteurs plus soucieux de l’appât du gain que de l’environnement naturel : bétonnage de nos cimes et de nos villages montagnards, expropriation de nos paysans, défiguration de nos beaux alpages. Des « usines à ski » viennent de naître. Dans les années 1975 : des stations à dimension humaine se développent autour de villages existants. Un foncier exponentiel a contraint les jeunes actifs à s’éloigner de leur village natal et a fragilisé l’agriculture ainsi que les services publics. Si dans les années suivantes l’euphorie du « tout ski » a connu une forte croissance de la demande, aujourd’hui, le manque d’enneigement et la conjoncture économique entraînent les stations de moyenne montagne vers des difficultés financières. En 2011, la Région Rhône-Alpes a consacré un budget de plusieurs millions d’euros à la montagne, afin de pallier une défection touristique et apporter une offre prétendument mieux adaptée. Souvent, ces mesures restent discutables. En témoigne la polémique du chantier titanesque de la reconstruction du refuge alpin du Goûter : en période de crise économique, était-il nécessaire de se lancer dans un tel chantier qui coûte 6,5 millions d’euros ? Si le président de l’exécutif régional, M. Queyranne (PS) se vante que la Région le subventionne à hauteur de 600 000 euros, il convient de lui rappeler que c’est l’argent du contribuable. fn@rhonealpes.fr Fdg – Front dE gAuchE Des vacances de qualité pour tous en Rhône-Alpes Émile Allais, le père du ski français, s’est éteint le mois dernier. Il aimait à dire, quand il était à Paris dans le métro bondé : « Ah, comme ces gens seraient bien à la montagne… » Ce concept de la montagne pour tous, c’est ce qui guide depuis toujours l’action des élus du Front de Gauche. Combien, en effet, de Rhônalpins et au-delà ne connaissent pas la montagne, souvent faute de moyens pour y séjourner. Notre groupe a donc poussé à la mise en place d’une Maison commune du tourisme pour tous à la région Rhône-Alpes afin que l’ensemble des acteurs concernés du tourisme social et solidaire puissent élaborer, promouvoir et favoriser le financement de projets autour des valeurs de solidarité, de développement durable, pour un tourisme accessible au plus grand nombre. De même, la qualité de l’accueil des vacanciers dépend aussi de la qualité des conditions sociales des salariés du tourisme et en particulier celles des saisonniers auprès desquels nous luttons pour que leurs droits soient reconnus et respectés. Enfin, nous œuvrons avec l’État et les partenaires sociaux à la sécurisation des parcours des salariés, favorisant ainsi la succession d’activités rémunérées permettant à chacun « de vivre et travailler au pays ». Pour les élus du FdG, l’avenir économique et environnemental des territoires de montagne passe nécessairement par le développement du tourisme social qui contribue au droit aux vacances pour tous, au développement d’une offre de qualité, au besoin de mixité sociale et au développement local de l’emploi, souvent garant du maintien des services publics, pour lequel nous militons afin que ces derniers ne désertent pas les zones de montagne pour cause d’austérité. www.frontdegauche-rhonealpes.fr



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