[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°26 sep/oct/nov 2012
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°26 sep/oct/nov 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de sep/oct/nov 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (275 x 355) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : les jeunes restent optimistes malgré la crise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
14 N°26/AUTOMNE 2012 Des établissements écoresponsables Quand les lycées traquent les gaspillages Bourg-en-Bresse Chambéry Grenoble 1 Des capteurs photovoltaïques sur seize établissements Dans le cadre de son « plan énergie » des lycées adopté en mai 2008, la Région soutient l’installation de capteurs photovoltaïques sur les toitures des établissements. 12 800 m² de modules photovoltaïques et 15 000 m² de toitures doivent être posés sur seize lycées : il s’agit d’établissements dans lesquelles sont dispensées des formations professionnelles aux métiers du photovoltaïque. Ces installations permettront de produire 1,6 GWh soit l’équivalent de la consommation annuelle de trois lycées rhônalpins et d’éviter le rejet de 1000 tonnes de CO2. Marc Chatelain.•IJJimI1.1•.rrfiF•..II Les enseignants impliqués dans la démarche écoresponsable du lycée Carriat. Après les déplacements et l’alimentation, des élèves de seconde du lycée Carriat, à Bourg-en-Bresse, s’attaquent cette année au gaspillage du pain et du papier. Parallèlement, une poignée d’élèves de première a mis en place une agence locale de l’énergie. Juan Robert Action contre le gaspillage du pain, mesure de la consommation d’énergie, récupération du papier : cette rentrée encore, les projets pour « agir autrement » fusent à Carriat, à Bourg-en-Bresse. Comme quelque 120 lycées en Rhône-Alpes, cette grande cité scolaire de plus de 1 600 élèves s’est lancée en 2009 dans une démarche écoresponsable avec la Région. L’engagement : sensibiliser les élèves, mais aussi réduire l’empreinte carbone de l’établissement. « Cette démarche n’est pas née de rien, précise Mireille Broyer, professeur de français et référente du dispositif avec Annick Favergeon, enseignante de SVT. Nous avons adhéré au dispositif « Mon lycée mange bio ». Notre restaurant s’approvisionne à 15% en bio et à 15% en production locale. » Autre antécédent à Carriat : l’humanitaire, notamment avec AfriCarriat Energie. « Chaque année, depuis 2006, des élèves installent une pompe à eau solaire au Burkina Faso », raconte Frank Valette, professeur d’écogestion. Annick Favergeon, renchérit : « Ces actions, multiples, participent à la construction de la personnalité des élèves. » 326 tours du monde par an En partenariat avec Hélianthe, espace d’info énergie de l’Ain, une classe de seconde a mené en 2010-2011 une vaste enquête sur les trajets domicile-lycée : ils représentent pour Carriat 326 tours du monde ! Les élèves ont exposé leurs résultats et proposé des améliorations. Par exemple : un garage à vélos de 50 places, surveillé par une caméra. Implanté en 2011 à l’entrée de l’établissement, « il est bien utilisé », observe Mireille Broyer, qui s’est elle-même mise au covoiturage deux fois par semaine. « Pourquoi ne pas en installer un second à l’autre entrée du lycée ? » L’année suivante, sur un autre thème, la consommation et l’alimentation, la méthode fut identique : enquête, affichage des résultats et propositions. Les élèves ont ainsi constaté que 50 kilos de pain sont gaspillés chaque semaine. Résultat, les lycéens de seconde et leurs professeurs organiseront cette année une Semaine du pain, avec des animations à la cantine et en cours. « Nous nous intéresserons aussi à un autre produit de base de notre société, également trop gaspillé au lycée : le papier », indique Franck Valette. Les lycéens vont utiliser des tablettes pour faire leur enquête, récupérer du papier dans des bacs, « mais aussi visiter le musée de l’Imprimerie, à Lyon, voir des manuscrits de Voltaire à Ferney, travailler sur les routes du papier en cours d’histoire » , ajoute Myriam Boyer. L’opération s’appelle « Le papier dans tous ses états » et c’est une entreprise multifacette. Comme le développement durable. Florence Roux w En savoir plus : www.etablissementecoresponsable.rhonealpes.fr Des élèves de l’ALE du lycée des Catalins de Montélimar. Une agence locale de l’énergie lycéenne Il y a un an au lycée Carriat, seize élèves de première de la filière Sciences et techniques de l’industrie et du développement durable ont créé une agence locale de l’énergie dans leur lycée, à l’appel de la Région. En partenariat avec Hélianthe, ils ont mesuré les dépenses énergétiques du bâtiment « Génie civil », révélant ici une déperdition d’énergie sur une façade, là un ordinateur pas éteint ou encore un chauffage fonctionnant le weekend dans des toilettes. Avec ces résultats, l’équipe a fait une efficace campagne de com’en direction des élèves et de la presse locale, avec affiches, dossier de presse, Facebook et interview radio. Surtout, elle a proposé des solutions techniques : remplacement des installations actuelles par des éclairages LED, moins gourmands, mise en place de détecteurs de mouvement pour déclencher l’éclairage, ou de « prises vertes », pour mieux programmer l’alimentation électrique. « J’ai été impressionné par leur dynamique de projet, leur autonomie et leur esprit critique », explique Alexandre Ramos, le professeur responsable. La Région aussi : elle a accordé au lycée 15 000 euros pour faire des travaux en octobre.
N°26/AUTOMNE 2012 15 opération « Mon lycée mange bio » Les charmes méconnus du radis bio Annonay Chambéry Grenoble Le lycée Étienne-et-Josephde-Montgolfier, à Annonay, s’investit dans l’achat des aliments bio. Et le chef de la cuisine n’y voit que des avantages… N ous « avons le souci de fabriquer des repas meilleurs au goût et bons pour la santé. Et plus généralement, d’aider l’agriculture bio et locale à se développer, pour le bien de la planète », affirme Sébastien Rignol, le chef et responsable de la cuisine du lycée professionnel de Montgolfier, à Annonay. Entré dans l’opération « Mon lycée mange bio » il y a trois ans, l’établissement réalise aujourd’hui entre 10 à 15% d’achats de restauration, avec au moins deux produits bio par semaine et six repas 100% bio dans l’année. « Cet intérêt pour les produits bio s’inscrit dans la suite logique de cinq ans de démarche écoresponsable », explique Ludovic Dos Santos, le gestionnaire du lycée, qui salue « la forte implication de l’équipe de restauration ». L’opération est menée en partenariat avec Agri Bio Ardèche, un groupement d’agriculteurs biologique, délégation départementale de la plateforme d’approvisionnement Corabio. « Nous faisons déguster des produits aux élèves en présence des agriculteurs », indique Sébastien Rignol. « Ils visitent des fermes, prennent conscience du soin spécifique pour cultiver sans pesticides. » Une épicerie bio a aussi été créée en interne. « Tout cela afin de comprendre ce qui se passe avant la consommation du produit », ajoute le chef. Avec le temps, le responsable de cuisine et le gestionnaire ont développé un réseau de producteurs bio locaux, dont une association pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap). « Je me suis aussi formé à la cuisine avec les produits bio, précise le chef. Ils sont agréables à travailler et ont globalement un rendement supérieur. » En bio, les steaks hachés réduisent moins que les autres, et on obtient 10 à 15% de parts en plus sur les légumes. Le cuisinier a aussi retrouvé le topinambour et le radis noir, et appris à remplacer la viande par des légumineuses ou des céréales. Il élabore des pavés de lentilles ou des mousses de gingembre-fraise aux pois chiches. « Une expérience passionnante sur le plan culinaire », se réjouit Sébastien Rignol. Ce ne sont pas les 200 convives du restaurant qui diront le contraire. F. R. Juan Robert « 60% des achats des lycées en bio proviennent de Rhône-Alpes » Bio à Pro commercialise des produits bio et locaux pour la restauration collective. MAUd ROUssel, chargée du projet « Mon lycée mange bio » chez Corabio, réseau régional, témoigne. « L’opération « Mon lycée mange bio » est un vrai laboratoire d’observation de l’approvisionnement. Elle montre que, depuis son lancement en 2006, les acteurs de la restauration collective ont développé une vraie sensibilité au bio et au local. En 2010-2011, les achats des lycées en bio représentaient 558 000 euros. Les produits les plus introduits sont les yaourts et le pain, devant les fruits, la viande ou les légumes. Des produits disponibles à proximité et nécessitant peu de transformation. 60% des achats des lycées en bio proviennent de Rhône-Alpes. Parallèlement, depuis six ans, les producteurs se sont structurés pour répondre à des commandes de plus en plus importantes. La présence de plateformes de producteurs multiproduits, comme dans le Rhône, la Loire ou l’Isère, rend l’approvisionnement en bio plus simple. Le développement de telles plateformes, notamment gérées par les Groupements d’agriculteurs bio départementaux (Gab), est la clef de l’évolution du bio dans la restauration collective. Aujourd’hui, il n’y a plus de problème de volumes dans le bio. » Propos recueillis par F. R. w Contact : www.corabio.org Jean-Paul Bajard Restauration scolaire : La région aide les familles en difficulté Dès la rentrée 2012, un fonds régional d’aide à la restauration est mis en place pour venir en aide aux familles qui ont des difficultés à payer les repas au restaurant du lycée. « La Région, qui vient de voter ce soutien, s’appuie sur la communauté éducative de chaque établissement », précise Sylvie Gillet de Thorey, vice-présidente aux lycées. « C’est elle qui est en mesure de connaître les difficultés auxquelles sont confrontés certains élèves, contraints de délaisser le restaurant lycéen. » L’attribution de l’aide régionale est complémentaire des fonds sociaux de l’Etat. Après une concertation avec les représentants de l’académie, la Région a décidé que le montant de son budget global serait égal à la moitié de la dotation d’Etat pour les fonds sociaux lycéens. L’an dernier, ces fonds ont aidé environ 8 000 familles dans la Région. Des tarifs dans une fourchette La Région Rhône- Alpes a également décidé de fixer une fourchette de prix pour les repas des lycéens : ce tarif sera compris entre 3 et 4,30 euros. Le coût du contenu de l’assiette est fixé à 2 euros minimum. Les lycées devront déterminer un tarif unitaire en respectant ces deux impératifs.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :