[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°22 sep/oct/nov 2011
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°22 sep/oct/nov 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°22 de sep/oct/nov 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (275 x 355) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : études... les bons tuyaux pour réussir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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■ 2 AhânEXlpeF, N°22/automne 2011 Édito Étudiants : les voies Christelle Viviant Jean-Jack Queyranne Président de la Région Rhône-Alpes Construire une société de la connaissance J’ai souvent en tête cette phrase d’Abraham Lincoln : « Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance. » En cette rentrée 2011 où les universités ont du mal à accueillir tous les étudiants, où les jeunes diplômés sont en recherche d’un premier emploi, la citation garde toute son actualité : le chômage frappe d’abord les jeunes sans bagage et désespère toute une génération angoissée à l’idée de n’entrer et rester dans la vie active qu’à travers des « petits boulots ». L’ignorance coûte trop cher. Voilà pourquoi nous investissons massivement dans les savoirs. Les emplois de demain naissent de la recherche et de l’innovation. Et je crois que l’innovation est l’ADN de Rhône-Alpes, son moteur pour rester dans la course, garder son rang dans les dix premières régions européennes. De 2004 à 2010, nous avons engagé 777 millions d’euros dans les universités et les grandes écoles. Pour les cinq prochaines années, nous allons investir 650 millions d’euros, soit 5,5% de notre budget régional. Rhône-Alpes compte un formidable potentiel. Il est d’abord humain. Les 240 000 étudiants constituent notre première préoc cupation et nous mettons tout en œuvre pour favoriser « L’innovation est l’ADN de Rhône-Alpes » leur réussite, les aider dans leur réorientation en cas d’échec. Les jeunes ont besoin de bonnes conditions de vie et en particulier d’un logement. C’est l’une des priorités de la Région, qui réhabilite et construit pour mieux doter les campus : elle s’est impliquée dans l’Opération Campus sans arrière-pensée politique car les objectifs allaient dans ce sens. Nous visons aussi un haut niveau de formation conjugué à l’excellence de la recherche. Rhône-Alpes s’est distinguée avec seize laboratoires retenus dans l’appel à projets Labex et plus de 20% des projets d’équipements reçus par le grand emprunt au niveau national. Ces efforts n’ont qu’un objectif : celui de construire une société de la connaissance. Je suis convaincu que c’est le seul moyen de sortir de la crise par le haut et d’assurer le développement de tous nos territoires. Quand Delphine Bechevet est entrée à l’Esisar, école d’ingénieur en électronique et informatique de Valence, sa promotion comptait soixante étudiants… dont six filles. Pas de quoi perturber la jeune femme, aujourd’hui titulaire d’un doctorat. Branchée sur les systèmes embarqués et les radiofréquences, elle s’épanouit dans son travail, axé sur l’innovation technologique, chez Mind, à Archamps en Haute-Savoie. Ce « pur produit » de l’enseignement supérieur rhônalpin ne tarit pas d’éloges sur les bourses régionales. Restée un an à Montréal pour sa maîtrise, elle est ensuite partie en stage à Oslo et, grâce à un prix régional, a « gagné » trois mois dans un laboratoire de la prestigieuse UCLA de Los Angeles. « Ces séjours à l’étranger développent la curiosité des étudiants, façonnent les modes de pensée, ouvrent sur l’innovation et favorisent le travail en réseau, s’enthousiasme Delphine. Sans la Région, je n’aurais jamais pu le faire. » Son parcours, plutôt rare, n’est pas exceptionnel en Rhône-Alpes : chaque année, plus de 12 000 étudiants partent se frotter au monde. Depuis 2004, près de 70 000 ont goûté aux séjours internationaux. Ils en reviennent conquis et prêts à recommencer… Mais tous n’ont pas l’occasion de terminer un cursus à l’étranger. Trop d’étudiants inscrits à l’université ne parviennent pas au terme de leur projet et du diplôme tant espéré : un tiers seulement obtient sa licence en trois ans. Augmenter le taux de réussite reste donc l’un des leitmotiv de la Région Rhône-Alpes. En cette rentrée, 240 000 étudiants rhônalpins vont découvrir ou renouer avec les facultés, grandes écoles, instituts et classes prépa des lycées. Pour réussir, ils ont besoin de bonnes conditions de vie. Or le logement reste le problème majeur pour bon nombre d’entre eux, éloignés de leur famille. Investir dans la construction, les rénovations, faciliter la colocation, innover en proposant des logements contre un engagement dans les quartiers, voilà quelques-unes des pistes poursuivies en Rhône-Alpes. Dans ce numéro spécial consacré aux étudiants, nous avons d’abord voulu leur donner la parole, montrer leur vie quotidienne, notamment à l’intérieur du campus de Grenoble, pointer les atouts pour réussir leurs études et illustrer leurs engagements. Ce numéro met aussi en lumière la richesse de l’enseignement supérieur et le rayonnement de la recherche en Rhône-Alpes : 16% des brevets nationaux sont issus de notre région. La Rédaction Sommaire P.6 L’abécédaire de la réussite Alternance, bac pro, prépa, stages, réorientation… Autant de voies proposées en Rhône-Alpes pour réussir ses études et mettre le maximum d’atouts de son côté pour décrocher un job à la sortie. Marc Chatelain P.10 À la découverte du campus de Grenoble Avec son campus « à l’américaine », Grenoble bénéficie d’un environnement idéal pour permettre à ses 60 000 étudiants d’étudier dans de bonnes conditions, d’avoir accès à la culture, de s’investir dans le milieu associatif ou de pratiquer un sport. Juan Robert
• sedix3u91/11 N°22/automne 2011 3 de la réussite Thierry Philip, conseiller spécial à l’enseignement supérieur et la recherche La Région, premier financeur La bibliothèque universitaire Droits et Lettres du campus de Grenoble. P.12 Les voyages forment la jeunesse C’est bien connu, les premiers voyages permettent de s’ouvrir au monde. Mais encore faut-il avoir les moyens de partir… En Rhône-Alpes, plus de 12 000 étudiants partent chaque année grâce aux bourses Explo’ra Sup. Récits de voyageurs convaincus. Jean-Paul Bajardrm.• -"F• * P.14 Cap sur l’emploi ! Alors que les jeunes diplômés connaissent toujours des difficultés pour décrocher un emploi, il existe des pistes à explorer. Témoignages, conseils de pros, job dating et interview du patron de Renault Trucks sur sa manière de recruter. Jean-Paul Bajard P.18 La saga de Claude Bernard Notoire partout dans le monde et spécialement à l’université Lyon 1 qui porte son nom, Claude Bernard, natif du Beaujolais, est considéré comme le père de la médecine expérimentale. À l’occasion des 40 ans de l’université Claude-Bernard, retour sur le parcours d’une icône de la recherche médicale. Marc Chatelain Juan Robert Je crois qu’il est nécessaire de dire certaines vérités. Le gouvernement ne cesse de parler d’excellence de la recherche comme si elle ne devait concerner que l’innovation en lien avec l’industrie. L’excellence en recherche ne se limite pas à appliquer ses résultats : nous avons besoin de recherche fondamentale. Le rôle premier des universités est d’enseigner aux étudiants de licence et d’augmenter le taux de réussite. Cette année, en termes d’investissement dans les infrastructures de recherche et d’enseignement supérieur, la Région est le premier financeur en Rhône-Alpes, devant l’État. Car nous mettons en crédits de paiement 75 millions d’euros tandis que l’État versera environ 58 millions d’euros. Nous sommes soumis à un véritable matraquage d’annonces à coup de milliards, tant sur l’investissement que sur le fonctionnement, mais le gouvernement ne dit pas la vérité. En 2011, sur le Contrat de Projets qui engage conjointement l’État et la Région, nous sommes à moins 50%. Pour l’Opération Campus, on nous a affirmé qu’il serait financé par le rendement de la vente des actions EDF. Or le produit de la vente est placé et ne produit pas d’intérêts. On comprend donc pourquoi le Contrat de Projets n’avance pas : il sert à financer l’Opération Campus. Pour le grand emprunt, on nous a aussi fait des annonces mirobolantes. Or, dans le même temps nous constatons que l’État redéploie les crédits : il a enlevé cette année 160 millions à l’Insermet au CNRS. Enfin, quand le gouvernement parle d’excellence, il ne dit pas la vérité : 50 projets Labex ont été retenus par le jury, or le gouvernement en a créé 100. Et l’argent récupéré sur les budgets de l’Insermet du CNRS est mis à la disposition du Premier ministre qui redistribue, sans le jury. Et je me demande par quel heureux hasard Bordeaux a été si bien traitée… Je suis très inquiet car la loi LRU a donné l’autonomie aux universités et ce sont elles qui se trouveront confrontées à cette absence de financement.



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