[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°21 jun/jui/aoû 2011
[Rhône-Alpes] Rhône-Alpes n°21 jun/jui/aoû 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de jun/jui/aoû 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Régional de Rhône-Alpes

  • Format : (275 x 355) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,9 Mo

  • Dans ce numéro : le temps des festivals en Rhône-Alpes... le bonheur d'être ensemble.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 2 - 3  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
2 3
■ 2 AhânEXlpeF, N°21/ÉTÉ 2011 Édito En avant la musiq Christelle Viviant Jean-Jack Queyranne Président de la Région Rhône-Alpes Le bonheur d’être ensemble A vec les beaux jours, voici venu le temps des festivals. Le temps des douces soirées, des belles rencontres, des émotions partagées. Le temps des découvertes et des bonnes surprises, du bonheur d’être ensemble. Nous avons la chance, en Rhône-Alpes, de n’avoir que l’embarras du choix avec des centaines d’événements culturels. La Région soutient près de deux cents festivals d’ampleur, de durée et de genre différents, mais avec deux exigences constantes : la qualité artistique et la couverture du territoire régional. Ces festivals suscitent un engagement bénévole et citoyen très important. Dans notre région, constituée d’agglomérations denses et de zones rurales vastes, cette mobilisation assure l’irrigation culturelle, la vitalité de nos pays, des Baronnies au Revermont, du plateau ardéchois aux vallées alpines. La culture, j’en suis convaincu, est « un bien de haute nécessité » comme le disait Édouard Glissant, le poète antillais récemment disparu. Voilà pourquoi, depuis 2004, la Région Rhône-Alpes a doublé son intervention pour l’art et la culture. Tout récemment, nous avons adopté une politique de soutien aux arts numériques pour accompagner « La création reste les artistes et professionnels dans la la raison d’être mutation technique de l’Internet et des de toute politique nouvelles technologies. Ainsi, 150 salles culturelle. » de cinéma indépendantes sont épaulées pour s’équiper en projecteurs numériques. Et 300 000 jeunes pourront télécharger gratuitement sur leur carte M’RA des titres créés hors des circuits du show-biz… Si ce n’est pas aux politiques de faire les choix artistiques, ils ont la double responsabilité d’installer les conditions favorables à la liberté des créateurs et de mettre la culture à la portée de tous. La création reste le cœur, la raison d’être de toute politique culturelle et l’indépendance de l’artiste, son corollaire. Comme l’écrivait si bien Roger Vailland, « l’engagement particulier de l’artiste, c’est de descendre aux entrailles des choses. » Pour que nous, spectateurs émus et comblés, nous souvenions des belles choses. Ça se passait dans un temps que les moins de vingt ans n’imaginent pas. En 1981, les radios « pirates » créées dans les années 70 avaient enfin le droit d’émettre en France, sans être brouillées par l’État. C’était il y a tout juste trente ans. François Mitterrand venait d’entrer à l’Élysée. L’année suivante, les radios FM obtenaient le droit d’émettre, mais sans publicité. Elle sera autorisée deux ans plus tard. La libération progressive des ondes allait ouvrir les vannes de la création indépendante, chambouler la programmation musicale. Trente ans plus tard, les radios sont « libres » … sous la tutelle du CSA et du marché. De cette liberté, la musique a profité, s’est épanouie. Elle reste l’un des loisirs préférés des Français, après la télévision et la lecture. Pour les jeunes de 15 à 24 ans, c’est même l’activité culturelle favorite : la musique les accompagne dans tous les moments de la journée. Près de la moitié des personnes interrogées pour la Sacem 1 consacre une heure par jour à écouter de la musique, à la radio, sur Internet, le baladeur ou le téléphone portable. 84% des Français écoutent de la musique tous les jours. Ils ont une nette préférence pour la chanson française (51%) devant la musique classique (34%) et la variété internationale. Le texte et la composition musicale les attirent davantage que l’interprète. Pour 78% des personnes interrogées, la musique est une manière de se relaxer, de s’imprégner de nouvelles idées, de voyager. Les musiques actuelles et classiques composent le noyau dur des festivals en Rhône-Alpes. De Jazz à Vienne aux Nuits sonores lyonnaises, de Saoû en Drôme chantant Mozart aux musiques baroques d’Ambronay jusqu’aux Temps chauds de Bresse et Dombes ou chez Paroles et Musiques de Saint-Étienne, tous les genres musicaux jouent leur partition cet été 2011. Même les villages les plus éloignés des agglomérations, les plus enclavés de Rhône- Alpes, profitent de cette éclosion. Les festivals font reculer les « déserts culturels » en offrant à des zones isolées des spectacles de grande qualité. « Ils forment une alternative à la construction d’équipements pérennes, plus souple, moins coûteuse, capable d’assurer un service public de la culture, de créer de la cohésion et du lien social », observe Maud Robert dans son mémoire consacré aux festivals de Rhône-Alpes. Ouverts à tous les publics, en tous lieux, les festivals assurent aussi des retombées économiques incontestables : emplois saisonniers, occupation des hébergements, déplacements, ils favorisent le tourisme, allongent parfois la saison estivale. Pour en savoir plus, il suffit de plonger sans réserve dans ce numéro spécial, pour l’essentiel consacré aux festivals, à leurs coulisses et aux événements culturels de la rentrée. La Rédaction 1. Étude réalisée par Opinion Way pour le compte de la Sacem auprès d’un échantillon de 2010 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus, du 26 novembre au 11 décembre 2010. Sommaire P.4 La fièvre monte à Habère-Poche Dans ce petit village haut-savoyard, tout le monde, ou presque, prépare le « plus grand festival de rock », des 29 et 30 juillet prochain. Du maire au restaurateur en passant par l’hôtelier, tous mettent la main à la pâte d’un événement qui fête ses vingt ans et attend 10 000 spectateurs. P.8 Entrée des artistes Rencontres avec quatre artistes et groupes rhônalpins en scène sur les festivals de l’été : Agoria, alias Sébastien Devaud, star de l’électro, Karimouche, chanteuse qui « adore raconter des histoires », Madame Françoise, qui fait le clown, et la Tribut du Verbe ou quatre garçons slameurs.
N°21/ÉTÉ 2011 3 ue ! FARida Boudaoud, vice-présidente à la culture Les festivals ont un rôle culturel et économique P.12 Sur la route des festivals De Vienne à Crest, de Lansen-Vercors à Bourg-en-Bresse, d’Annecy à Saoû, voici une sélection de festivals de l’été. On y croise tous les genres musicaux, avec la chanson, le jazz, l’électro, le baroque et le rock. Mais aussi du théâtre, des lectures, du cinéma et du cirque. P.14 Vingt ans pour Rhône-Alpes Cinéma Cet automne, Rhône-Alpes Cinéma célébrera ses vingt ans d’existence et son 200 e film coproduit dans la région : il s’agit de Toutes nos envies, réalisé par Philippe Lioret. Le metteur en scène de Welcome a librement adapté le livre d’Emmanuel Carrère, inspiré de personnages rhônalpins. P.18 La saga du TNP à Villeurbanne Après quatre ans de travaux, le Théâtre national populaire de Villeurbanne rouvrira ses portes à l’automne. 33 millions d’euros ont été investis pour moderniser les lieux : deux salles de 250 et 700 places, quatre studios de répétition, des bureaux, une brasserie… Et Ruy Blas de Victor Hugo à l’affiche en novembre. « Chaque année, la Région Rhône-Alpes consacre 4 millions d’euros aux festivals, soit 10% du budget total de la culture. C’est un engagement indispensable pour faire vivre les événements culturels de Rhône-Alpes, mais aussi un enjeu d’aménagement du territoire : de nombreux festivals se déroulent à la campagne, en milieu rural, où l’accès à la culture est beaucoup plus limité qu’en ville. Les festivals montrent une culture vivante, ouverte, créative, sur tous les champs, du cinéma au théâtre, de la musique au livre, du cirque aux arts plastiques. Ils sont des moments de partage, des sas de décompression, des occasions de découvrir des nouveautés, des artistes moins connus. On peut ainsi, au cœur de l’été, passer du rock à Habère-Poche à la trance musique de Lans-en- Vercors, du nouveau cirque d’Alba-la-Romaine au documentaire de Lussas. Plus paisiblement, on peut écouter de la poésie contemporaine à l’ombre d’un chêne à Saint-Agrève, aux confins de l’Ardèche. Si la Région accompagne fortement plus de 190 festivals chaque année, c’est aussi pour les emplois et l’attractivité qu’ils génèrent. On estime ainsi que chaque euro investi rapporte entre sept et douze euros de retombées économiques. Les festivals sont aussi souvent des laboratoires où s’expérimentent les innovations en termes de développement durable, où se forge l’engagement citoyen et bénévole des jeunes. »



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :