[Pays de la Loire] Pays de la Loire n°66 mai/jun 2016
[Pays de la Loire] Pays de la Loire n°66 mai/jun 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°66 de mai/jun 2016

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Région Pays de la Loire

  • Format : (277 x 362) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : l'apprentissage, le plus court chemin vers l'emploi...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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18 DITES-MOI… FRANÇOIS PINTE Budget 2016  : « Un exercice de vérité » Les 14 et 15 avril dernier, la nouvelle Assemblée régionale a adopté son premier budget du mandat. Investissement, fonctionnement, endettement, économies et fiscalité  : François Pinte, 1er viceprésident du Conseil régional en charge des finances, présente les grandes priorités budgétaires du nouveau Conseil régional. Ce premier budget du nouveau mandat intervient seulement quelques mois après l’élection de décembre. Comment avez-vous travaillé pour l’élaborer ? François Pinte  : Il est vrai que les délais étaient serrés compte tenu de l’organisation du scrutin en décembre, mais nous avons travaillé rapidement et efficacement en nous dotant des outils nécessaires pour fixer un nouveau cap budgétaire  : début février, un audit financier a été lancé et confié à un cabinet indépendant, afin d’avoir une photographie précise de la situation budgétaire de la Région. Qu’a révélé cet audit financier ? 55 F. P.  : Que la Région vit au-dessus de ses moyens  : rien qu’entre 2010 et 2015, l’endettement régional a augmenté de 55% ! En 2014, la dette de la Région des Pays de la Loire Des engagements tenus Un plan d’actions prioritaires pour l’agriculture 4 Des mesures pour relancer l’apprentissage MAGAZINE BIMESTRIEL DU CONSEIL RÉGIONAL/N°66/MAI-JUIN 2016 était supérieure à celle des régions voisines  : 355  € par habitant contre 214  € en Poitou-Charentes, 210  € en Aquitaine, 203  € en Bretagne… La Région ne peut plus continuer à emprunter à tour de bras  : davantage de dettes aujourd’hui, c’est moins d’investissements demain. Il faut retrouver des marges de manœuvre pour que le Conseil régional continue à investir. Vous avez également parlé de « dette cachée ». Pouvezvous nous en dire plus sur ce point précis ? F. P.  : Oui et c’est sans doute le plus grave ! Il existe un principe de bonne gestion pour les collectivités, c’est celui de la sincérité. La Région et en particulier les élus régionaux doivent savoir ce que coûte réellement chaque investissement, et se prononcer sur les montants réels de chaque opération. Sans cette visibilité, il ne peut pas y avoir de pilotage budgétaire  : on navigue à vue, on laisse filer les dépenses et donc la dette… « La Région ne peut plus continuer à emprunter à tour de bras » C’est ce qui s’est passé ces dernières années à la Région, comme l’a mis en évidence l’audit  : de nombreuses opérations d’investissement n’ont pas été votées en totalité, l’ancienne majorité ayant fait adopter des autorisations de programme en plusieurs tranches et sur plusieurs années, en Des formations courtes et professionalisantes pour les chômeurs saucissonnant les opérations, peutêtre pour ne pas faire apparaître le montant total, dangereusement élevé, des engagements pris par la Région. La Chambre régionale des comptes avait d’ailleurs pointé ces anomalies dans son rapport de 2013, évoquant « l’absence de visibilité sur le coût global des opérations ». Le résultat, c’est qu’il manque aujourd’hui au moins 478,8 millions d’euros pour réaliser des projets adoptés pour des montants inférieurs à leurs coûts. C’est une « dette cachée » car ces 478,8 millions d’euros qu’il va bien falloir payer s’ajoutent au près de 1,5 milliard d’euros de dettes qu’il va bien falloir honorer ! Je crois qu’il est temps pour la Région de regarder les réalités budgétaires en face, en Une prime pour les bacheliers méritants LIVE Le maintien des budgets culturels
toute transparence. Ce premier budget du mandat, c’est d’abord un exercice de vérité. Quelles sont donc les grandes priorités de ce budget 2016 ? F. P.  : La première priorité, c’est de stopper la fuite en avant budgétaire qui avait été enclenchée. Nous avons donc fait le choix de stabiliser les dépenses de fonctionnement, de baisser de 28% le recours à l’emprunt, et même d’augmenter de 8,5% l’épargne brute de la Région, c’est-à-dire l’autofinancement de notre collectivité. La seconde priorité, c’est de mettre en œuvre les engagements de la nouvelle majorité, notamment Le gel des taxes régionales Région Pays de la Loire - Ouest Médias Un audit financier indépendant sur la lutte contre le chômage qui est le premier combat que nous devons mener. Et c’est que nous faisons, avec l’adoption de mesures concrètes pour renforcer l’apprentissage, la création d’un programme de formations courtes et professionalisantes pour les chômeurs, le soutien aux employeurs à travers l’aide à l’innovation et l’internationalisation des entreprises. Mais aussi la simplification des dispositifs pour les PME puisqu’un travail d’évaluation des aides vient d’être engagé. « La lutte contre le chômage est le premier combat que nous devons mener » S’agissant des infrastructures, nos efforts se concentreront sur la renégociation de la convention avec la SNCF pour plus de proximité, plus de modernité et plus de ponctualité sur le réseau régional, et sur la réalisation d’un schéma routier régional puisque la voiture est le mode de déplacement majoritaire des ligériens, notamment en zone rurale. Le soutien à la ruralité sera d’ailleurs une priorité de ce nouveau mandat et nous avons déjà budgété 15 millions d’euros pour venir en aide aux petites communes et aux intercommunalités rurales en 2016. Enfin, s’agissant de la culture et de l’éducation, nous avons fait le choix de maintenir les budgets culturels, de créer un programme spécifique dédié à la valorisation Territoires, ruralité, santé, environnement, transition énergétique, croissance verte et logement 96 M  € Transport, mobilité, infrastructures 251 M  € DITES-MOI… FRANÇOIS PINTE 19 et à la transmission du civisme, mais également de mettre en place une prime de 900 euros pour les bacheliers méritants. Le mérite, le civisme, la transmission  : ce sont des valeurs auxquelles nous croyons et que nous voulons porter dans les Pays de la Loire. Est-ce que les investissements lancés par l’ancienne majorité sont remis en cause, notamment sur les lycées ? F. P.  : Tout d’abord, il faut souligner que nous avons fait le choix de maintenir un niveau élevé d’investissement, s’élevant à 557 millions d’euros, notamment pour assumer les engagements de la majorité précédente. Il n’a jamais été question pour nous de céder à la tentation de la table rase, à plus forte raison sur les projets d’intérêt général comme la création et la modernisation des lycées. La démographie n’est pas une question de gauche ou de droite ! Sur les économies mais aussi sur les taxes régionales, quels choix ont été adoptés ? ri F. P.  : Sur les économies, outre la vente des espaces régionaux, Culture, sport, vie associative, bénévolat et solidarités 55 M  € BUDGET RÉGIONAL 2016 RÉPARTITION DES DÉPENSES Education et lycées, orientation et lutte contre le décrochage scolaire, civisme 193 M  € Agriculture, agroalimentaire, forêt, pêche et mer 60 M  € Finances, ressources humaines, affaires générales, coopération interrégionale, affaires européennes et coopération internationale 229 M  € 1,336 MILLIARD D'EUROS qui sera réalisée, des résultats concrets vont être obtenus grâce à la rationalisation des achats publics et des moyens généraux, la maîtrise des dépenses de personnel, la baisse des dépenses de communication, la diminution des coûts de construction et de restructuration des lycées grâce à des choix techniques plus économes et une meilleure utilisation des surfaces, sans oublier la mutualisation des actions avec les Départements. Un objectif de 40 millions d’euros d’économies à mi-mandat a été fixé, il sera respecté. S’agissant des taxes régionales, nous avons pris la décision de les geler, comme nous nous y étions engagés. C’était une nécessité au regard des hausses systématiques de ces dernières années  : la taxe sur les cartes grises avait ainsi été augmentée de 85% depuis 2004 ! Désormais, elle sera stabilisée, tout comme les autres taxes perçues par la Région. Pour nous, les choses sont très claires  : nous ne participerons pas au matraquage fiscal qui a fragilisé tant de familles et tant d’entreprises ces dernières années. www.BP2016.paysdelaloire.fr Emploi, apprentissage, formation professionnelle, insertion 316 M  € Entreprises, développement international, tourisme, innovation, enseignement supérieur et recherche 136 M  € WWW.PAYSDELALOIRE.FR



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