[Pays de la Loire] Pays de la Loire n°59 jan/fév 2015
[Pays de la Loire] Pays de la Loire n°59 jan/fév 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°59 de jan/fév 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Région Pays de la Loire

  • Format : (277 x 362) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 6,3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... la mer, une énergie et une économie d'avenir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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18 DITES-MOI… JACQUES AUXIETTE l'osprit grand auvert PAYS DE LA LOIRE « En Pays de la Loire, on peut avoir confiance dans l’avenir » Six Ligériens autour du président de la Région, trois femmes, trois hommes, pour parler aéroport, emploi, mais aussi formation et commerce de proximité. Résumé, non exhaustif, de deux heures de conversation samedi 22 novembre. Que peut-on faire pour améliorer l’accueil des élèves en situation de handicap ? Jacques Auxiette : L’accueil des lycéens et des apprentis en situation de handicap est d'abord une question d’égalité. Ce n’est pas à la personne handicapée de s’adapter à un environnement défavorable : il faut au contraire garantir qu’elle ait naturellement la possibilité d’exercer tous ses droits, dont celui de la formation. La Région a ainsi lancé un programme de travaux pour l’accessibilité dans les lycées et centres de formation d’apprentis qui représentera plus de 28 M € entre 2011 et 2016. Pour réduire les inégalités face à la formation, nous avons également signé une convention de partenariat avec 5 associations afin de favoriser l’accueil des jeunes en situation de handicap en lycée et CFA. Aurélie, 24 ans, assistante d’éducation, Palluau (85) L’accueil des lycéens et des apprentis en situation de handicap est d'abord une question d’égalité. MAGAZINE BIMESTRIEL DU CONSEIL RÉGIONAL/N°59/JANVIER-FÉVRIER 2015 Jacques, 63 ans, retraité, Saint-Herblain (44) Face à la réforme territoriale, quels ont été vos arguments pour préserver les Pays de la Loire ? Jacques Auxiette : Je me suis opposé à ce que, sur la seule volonté de diviser par deux le nombre des régions, on dépèce les Pays de la Loire. J’ai réuni tous les acteurs, politiques, économiques et sociaux, et tout le monde s’est accordé à dire que la Région fonctionnait bien, d’autant qu’en termes de taille, nous sommes dans la moyenne européenne. S’il y avait eu une fusion, à l’analyse des échanges existants entre nos deux régions, elle n'aurait pu être qu’avec la Bretagne. Vous le savez, ça n’a pas été le cas. Maintenant, la priorité, c’est de clarifier qui fait quoi entre l’État, la Région, les départements et les agglomérations. Je me suis opposé à ce qu’on dépèce les Pays de la Loire ! Région Pays de la Loire - Ouest Médias - Pierre Minier
La Région aide-t-elle le développement des petits commerçants ? Jacques Auxiette : Nous nous y appliquons,avec un fort intérêt pour l’économie de proximité. Même si l’industrie joue un rôle capital en Pays de la Loire, le tissu économique n’est pas constitué que de paquebots et d'Airbus ! Depuis 2010, nous avons consacré plus de 12 M € en soutien aux entreprises artisanales et commerciales, et nous travaillons en partenariat avec la Chambre régionale des métiers et de l’artisanat. Parmi toutes nos actions, je prendrai deux exemples : d’abord, « 500 projets pour les territoires », où la Région accompagne deux entreprises Existe-t-il une date butoir levant tous les recours contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ? Jacques Auxiette : Il n’y a pas de date butoir, et les recours des opposants ne sont pas suspensifs. Cependant, dans une logique de respect de l’état de droit, le gouvernement a voulu attendre le prochain jugement du tribunal administratif avant d’engager les travaux. On verra ensuite ce que sera la décision de l’État. Pour notre part, tout en demandant l’exécution des décisions de justice, nous rappelons nos arguments : un équipement d’intérêt général pour l’Ouest de la France, qui représente un potentiel important de Catherine, 56 ans, commerçante, Notre-Dame-de-Monts (85) dès lors qu’elles décident d’investir ensemble. C’est un peu nouveau dans des métiers qui ont parfois une culture un peu individualiste, mais ça marche : nous avons déjà accompagné 170 projets, partout dans la Région. L’autre exemple est celui du projet EcoNum, où nous épaulons la CGPME dans son effort de formation des TPE-PME au numérique. La Région accompagne les entreprises dès lors qu’elles décident d’investir ensemble. Thierry, 55 ans, coordinateur commercial BTP, Bouaye (44) croissance économique et d’emplois, permettant de réduire les nuisances sonores et environnementales pour le sud- Loire et d’ouvrir un nouveau réservoir de développement urbain durable au sud de l’agglomération nantaise. Au-delà des difficultés, nous devons avoir confiance dans l’avenir de notre territoire, et préparer les projets dont il a besoin. On verra ce que sera la décision de l’État. DITES-MOI… JACQUES AUXIETTE 19 Faut-il renforcer les partenariats école-entreprise pour favoriser la formation professionnelle et l’emploi ? Didier, 43 ans, aide-soignant, Vertou (44) Jacques Auxiette : Beaucoup de choses se font déjà, pas toujours connues. L’apprentissage concerne 28 000 jeunes en Pays de la Loire, et nos 44 000 lycéens pro ont des stages obligatoires au fil de leur formation. Il est vrai que la relation de la formation avec le milieu économique est complexe. Il faut que le choix de filières soit libre et ouvert, mais il n’est pas toujours adapté aux besoins de compétences du monde économique. Dans les filières sanitaires et sociales Comment la Région peut-elle accompagner un jeune qui quitte le système scolaire sans diplôme ? Jacques Auxiette : Ne pas avoir acquis de diplôme ou de compétences reconnues est un handicap majeur, pour l’insertion professionnelle bien sûr, mais aussi pour la considération de soi-même. Personne n’est heureux d’échouer en formation, de ne pas réussir à gagner sa vie. C’est un gâchis, qui touche chaque année 4 000 jeunes en Pays de la Loire. Notre responsabilité est d’accompagner ces jeunes « décrocheurs », de leur redonner confiance, et de les aider à raccrocher ! L’essentiel est dans la prévention, Alexandra, 36 ans, employée de la Sécurité sociale Angers (49) * RECRUTEMENT D’UN PANEL DE LIGÉRIENS PAR TÉLÉPHONE, PAR L’INSTITUT D’ÉTUDES BVA DU 5 AU 13 NOVEMBRE 2014. par exemple, le taux d’insertion est globalement de 94%, mais il est plus élevé pour les aides-soignants que pour les infirmières. Il faut mieux informer sur les débouchés et sur les métiers eux-mêmes. L’industrie ou le BTP par exemple sont très méconnus : on en garde des images qui datent du 19 e siècle et qui n’ont rien à voir avec la réalité d’aujourd’hui. Il faut mieux informer sur les débouchés et les métiers eux-mêmes. dans l’individualisation de l’accompagnement de chacun, ce qui peut bousculer le système scolaire habitué au travail par classe. Au 1er janvier 2015, la Région prend la responsabilité des jeunes sortant de formation initiale sans qualification. Nous y mettrons autant d’énergie qu’y mettait l’État, en complémentarité des projets d’accompagnement que nous soutenons déjà, dont ont bénéficié plus de 1 500 jeunes depuis 2012. Notre responsabilité est d’accompagner ces jeunes « décrocheurs », de leur redonner confiance. Propos recueillis par Philippe Le Boulanger WWW.PAYSDELALOIRE.FR



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