[Pays de la Loire] Pays de la Loire n°33 sep/oct 2010
[Pays de la Loire] Pays de la Loire n°33 sep/oct 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de sep/oct 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Région Pays de la Loire

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 7,0 Mo

  • Dans ce numéro : une société plus juste... 25 quartiers réhabilités en Pays de la loire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 MIEUX VIVRE Patients et médecins, tout le monde est gagnant Le Dr Éric Bord. SANTÉ TÉLÉMÉDECINE, TÉLÉ-EXPERTISE, TÉLÉCONSULTATION… Ses bénéfices en ont fait un instrument indispensable dans les établissements de santé, hôpitaux et cliniques notamment. Apparue en 2003 au CHU de Nantes, dans les services de neurotraumatologie, neurochirurgie et neuroradiologie, la télé-expertise médicale s’étend petit à petit à d’autres disciplines, comme la pédiatrie ou la cancérologie. Sur la base d’informations – imagerie radio, scanner… – transmises via un réseau informatique dédié RECHERCHE AU MANS ET A ANGERS LE 24 SEPTEMBRE. RENDEZ-VOUS Quand les chercheurs descendent en ville… La 5 e Nuit des chercheurs se tiendra cette année le vendredi 24 septembre de 18h à 23h, à Angers, fidèle depuis la première édition, et au Mans pour la première fois. Initiée par la Commission européenne, l’opération se déroulera simultanément dans les 27 états membres de l’Union européenne. Avec un programme varié, ludique et attractif, cet événement a pour ambition de mettre la science à la portée de tous, étudiants, lycéens, familles, etc. Il offre l’occasion unique de « faire descendre les chercheurs en ville » et de démythifier leur métier en favorisant des rencontres directes. ( ((EN MARCHE)) ) La Région soutient la recherche Favoriser l’insertion des équipes de recherche ligériennes dans les réseaux européens et internationaux pour améliorer leur visibilité et donc leur attractivité, telle est l’ambition de la Région l’esprit grand ouvert/n°33/septembre-octobre 2010 Ouest Médias et sécurisé, elle permet à un médecin spécialiste d’apporter à distance son expertise à un autre médecin (urgentiste, réanimateur, etc.) situé dans un hôpital de voisinage. Limiter les transferts de patients « On évite ainsi des transferts de patients qui pourraient être inutiles, voire nuisibles à leur état de santé », constate le Dr Éric Bord, chef de service de neurotraumatologie au CHU de Nantes, où sont traités plusieurs cas par jour. Le taux de transfert de patients est ici tombé à 36% en période normale. « L’autre bénéfice majeur, c’est l’effet pédagogique. Au fur et à mesure des échanges, les médecins à distance optimisent la prise en charge des patients. » Le centre hospitalier du Mans a, lui aussi, adopté la télémédecine voilà huit ans. Y sont actuellement installées neuf stations de visioconférences utilisées pour mener des « visio-staff » pluridisciplinaires (réunions regroupant plusieurs médecins de spécialités différentes). « Cela permet d’offrir aux patients un avis complété par un ou plusieurs médecins dans un laps de temps très court. On gagne aussi en qualité et en pertinence dans l’expertise », observe Vincent Trely, directeur des systèmes Cette édition 2010 sera marquée notamment par deux actions spécifiques communes à tous les acteurs. Un stand européen mettra en lumière l’implication et le soutien de l’Union européenne aux activités de recherche des chercheurs. Et sur le même principe que le « speed dating », un « speed searching » permettra aux scientifiques et au grand public de se rencontrer de façon plus « intimiste ». Améliorer l’offre de soins sur tout le territoire La Région a toujours été en pointe dans l’accompagnement des techniques innovantes. La télé-expertise comme la télémédecine ne sont pas encore répandues partout, mais il s’agit là de nouvelles façons d’exercer la médecine, et plus généralement la santé. Elles contribuent à améliorer Sylviane Bulteau, 4 e vice-présidente et membre de la commission Solidarités, santé et égalité des droits grandement la prise en charge des malades et l’offre de soins sur tout le territoire. Entre 2004 et 2009, la Région a accordé près de 820 000 € de subventions à 29 établissements publics et privés pour l’acquisition d’équipements de télémédecine, de télé-expertise ou de visioconférence, via des appels à projets. Nous venons de lancer l’appel à projets pour 2010, doté de 150 000 €. Nous souhaitons maintenant permettre aux professionnels de santé exerçant dans des maisons de santé de bénéficier de ces équipements. » d’information de l’hôpital manceau. Des enjeux dont la Région des Pays de la Loire a pris toute la mesure. Elle accompagne depuis 2001 les établissements publics et privés de santé dans l’acquisition d’équipements et dans le développement de la télémédecine. A Angers, la soirée, organisée par l’Université d’Angers et Terre des Sciences, aura lieu au théâtre Le Quai où se succèderont ateliers, conférences, spectacles de théâtre et de musique et autres animations pour petits et grands. Au Mans, l’Université du Maine donne rendez-vous au Musée Carré Plantagenêt. Au programme : un concert scientifique délirant, plusieurs conférencesdébats, des jeux et d’autres découvertes encore. qui mène depuis plusieurs années une politique active de soutien à la recherche. C’est pourquoi elle épaule actuellement le Ceisam, le laboratoire de chimie moléculaire de l’Université de Nantes, dans le recrutement de deux enseignantschercheurs de haut niveau, Denis Jacquemin, chimiste théoricien, une « pointure » internationale originaire de Belgique, et Elena Ishow, spécialiste des matériaux photo-actifs. Montant de l’aide : 413 000 €. Ouest Médias
P.Alliot Ouest Médias SOLIDARITÉ INTERNATIONALE ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL ET ACTION HUMANITAIRE. INTERVIEWS CROISÉES Apprendre en donnant En liant formation et solidarité internationale, certains projets éducatifs font mûrir les jeunes qui les portent. C’est le cas de deux actions menées au Bénin et en Inde par des établissements d’enseignement professionnel ligériens. Retour sur ces aventures pédagogiques et surtout humaines. Quel était le sens du projet que vous avez conduit avec vos élèves ? David Burgaudeau, professeur en techniques du froid et conditionnement d’air au lycée Monge à Nantes : L’installation de chambres froides au Bénin visait à conserver des denrées alimentaires et à congeler des réserves d’eau. David Burgaudeau et ses élèves. Des lycéens au Bénin Du 29 mars au 13 avril, deux chambres froides ont été installées au village de Ouessé, situé au Bénin. Cette action était menée par 11 élèves de terminale passant un bac pro Génie climatique au lycée Monge-La Chauvinière à Nantes, accompagnés de leurs professeurs. Le projet a nécessité deux ans de préparation. Il a été soutenu par la Région, la Fondation Veolia environnement et le Comité local d'aide aux projets de la Ville de Nantes. La subvention régionale est montée à 15 700 euros. Nous avons concrétisé ce projet avec des élèves de terminale, pour lesquels une partie des épreuves du bac a été évaluée là-bas. Pierre-Jérôme Rondeau, formateur en travaux paysagers, CFA Jules-Rieffel à Saint-Herblain : Notre action a consisté à mettre en place un système de phytoépuration, permettant de recycler les eaux usées. Situé dans les contreforts de l’Himalaya, le village indien que nous avons aidé manquait en effet souvent d’eau pour irriguer les cultures ou donner à boire aux bêtes. Notamment quand la mousson tarde. Qu’ont retiré les jeunes de leur séjour ? D. B. : Outre la satisfaction d’avoir mené de A à Z ce chantier ambitieux, ils sont revenus enchantés par l’Afrique. Les multiples attentions des villageois et la chaleur de leur accueil les ont touchés. Ce séjour a également rappelé à nos élèves l’importance de préserver les ressources de la planète. En voyant les femmes se rendre inlassablement au puits, ils se sont employé, par exemple, à limiter leur propre consommation d’eau. P.-J. R. : Au niveau professionnel, nos apprentis ont acquis la technique de la phytoépuration, de plus en plus utilisée en France pour traiter les eaux de baignade. Au-delà, c’est une véritable ouverture culturelle et humaine qui leur a été offerte. Les premiers jours, ils ne voyaient que la pénibilité des coups de pioche. Mais très rapidement, ils se sont rendu compte que les Indiens qui n’avaient rien étaient pourtant prêts à tout leur donner. Que leur travail représentait la contrepartie de cette générosité. Cette expérience les a profondément marqués. 17 Des apprentis en Inde Du 6 au 23 mai, une quinzaine d’apprentis préparant un brevet professionnel Travaux paysagers au CFA Jules-Rieffel à Saint-Herblain (44) et leurs formateurs ont installé en Inde un système de phytoépuration. Ce procédé consiste à collecter et à faire circuler les eaux usées dans deux bassins successifs, où des plantes aquatiques telles que menthe, iris, roseaux… absorbent la pollution. Aujourd’hui, à Matéura, village de 130 habitants au nord-est de Delhi, la phytoépuration permet d’alimenter en eau un réservoir de 9 000 litres. Ce projet, porté par l’association Pani (eau en langue hindi), a reçu un soutien de la Région de 5 100 euros. Pierre-Jérôme Rondeau. Pensez-vous prolonger ces projets ? D. B. : Nous avons gardé beaucoup de contacts sur place, avec l’idée d’engager d’autres démarches peut-être dans l’avenir. Ce type d’action s’avère toujours très moteur, pour les élèves comme pour leurs professeurs. P.-J. R. : L’association, qui portait le projet de phytoépuration avec notre CFA, va poursuivre l’aventure dès 2011. Deux de ses membres traverseront l’Asie à pied pour sensibiliser les populations à ce procédé naturel et peu onéreux. De quoi leur rendre l’autonomie en eau… www.paysdelaloire.fr D. Burgaudeau Ouest Médias



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