[Pays de la Loire] Pays de la Loire n°22 sep/oct 2008
[Pays de la Loire] Pays de la Loire n°22 sep/oct 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°22 de sep/oct 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Région Pays de la Loire

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 5,1 Mo

  • Dans ce numéro : économie durable... le TGV arrive à la Roche-sur-Yon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 MIEUX VIVRE RÉSIDENCE SOCIALE REPÈRES Logement social et réflexe environnemental REPORTAGE À LA RÉSIDENCE LUCIE ET RAYMOND AUBRAC Faciliter le lien social Calligraphiée en lettres géantes sur la façade de l’immeuble, la citation interpelle : « Rien n’est plus conforme à l’équité que de donner le plus à ceux qui ne disposent que du moins » *… Équité, le mot est rare. Là, il vous saute au visage, en rouge sur fond mi-bois, mi-béton. Le lieu ne doit pas être ordinaire… Un panneau, tout aussi coloré, assure les présentations : Résidence sociale Lucie et Raymond Aubrac. Sous le porche, le hallaffiche une rangée de quatre-vingts boîtes aux lettres en face d’un guichet d’accueil, comme dans n’importe quelle résidence hôtelière. André Milot, l’un des résidants, et Julien Picolo, animateur médiateur, sont exacts au rendez-vous pour une visite commentée des lieux, quelques semaines après l’inauguration officielle. André est fonctionnaire, il acquitte un loyer de 406 euros. Il a fait le choix de la résidence sociale pour rompre une ( ((EN MARCHE)) ) Femmes en résistance. Réaliser des portraits de femmes ligériennes qui agissent, dans leur domaine, pour améliorer la société. C’est l’objet de l’appel à projets lancé par la Région auprès des lycéens et apprentis. Le fruit de leurs travaux complétera au printemps l’exposition photos « Femmes en résistance » réalisée par le grand reporter Pierre-Yves Ginet. solitude accablante après une rupture difficile : « Ici, c’est un peu comme une famille, il y a toujours quelqu’un à qui parler. Dans les immeubles des cités, c’est trop anonyme. C’est même pas bonjour bonsoir. » Julien confirme : « Les studios sont équipés de manière de sorte que chacun est autonome avec sa salle de bain et sa kitchenette. Mais le principe de la résidence consiste à faciliter le lien social. Tous les résidants ne sont ici que de passage, même si aucune limite dans le temps ne leur est fixée. Pour une raison ou pour une autre, un jour, ils ont été victimes d’un accident de la vie. La résidence sociale est un sas avant de retrouver un équilibre, un emploi plus stable, une nouvelle vie familiale et qui peut leur permettre d’accéder à un logement du parc traditionnel. » Pour autant, Julien Picolo se défend d’être un accompagnateur social : « Ce n’est pas notre vocation. La seule mission de l’association des Deux Rives, qui gère la maison, est l’hébergement. » Dans les faits, héberger ceux qui ne sauraient pas où se sentir bien, c’est déjà remplir une fonction sociale majeure. * La citation est de Jacques Le Goff, universitaire breton. Raymond Aubrac, grand Résistant Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté doit commencer par leur garantir l’existence. » C’est en citant Léon Blum que Raymond Aubrac a pris la parole lors de l’inauguration de la résidence sociale qui porte son nom et celui de son épouse. Âgé de 94 ans, l’homme n’a rien perdu de la détermination et des convictions du couple de résistants. La lutte contre l’occupant nazi fut leur premier engagement. Au jour de la Libération, ils ne Qualité du logement et cohésion sociale sont indissociables. L’objectif de la Région est de favoriser l’accès au logement de toutes et de tous, sur tous les territoires. Les résidences sociales, logements conventionnés et agréés par l’État, offrent une solution de logement temporaire avant l’intégration ou le retour au locatif classique. La Région soutient activement ce type de projets et encourage par ailleurs fortement les économies d’énergies. Elle accorde ainsi une bonification significative aux réalisations qui permettent la maîtrise des consommations d’énergies dans ces logements. L’objectif est double : inciter les promoteurs de ces projets à s’orienter vers ce type de réalisation et permettre aux locataires d’alléger leurs charges au quotidien. Ainsi, dans l’exemple de la résidence Aubrac à Laval, c’est plus de 750 000 euros qui sont engagés par la collectivité. Toutes les informations sur www.paysdelaloire.fr Raymond Aubrac, grand Résistant déposèrent pas les armes et furent de tous les combats où les mots justice, solidarité, liberté ou paix étaient en balance. Aujourd’hui que leur nom s’inscrit au fronton de cet édifice, il aura ce commentaire qui en dit bien plus long que tous les discours : « Cette réalisation est un acte de résistance contre la maladie grave dont souffre aujourd’hui notre pays… » l’esprit grand ouvert/n°22/septembre-octobre 2008
PÉDAGOGIE INNOVANTE PROJET MICROJOULE : INTERVIEW Utiliser l’énergie autrement Deux cents partants, vingt-cinq pays représentés et un seul litre de carburant pour chaque véhicule : encore une fois, c’est Microjoule qui est allé le plus loin, parcourant 3382 km sur le circuit de Nogaro (Gers) au « Shell Eco Marathon 2008 ». Multiple vainqueur de cette compétition, le lycée industriel de la Joliverie (Loire-Atlantique) détient la majorité des records internationaux de courses énergétiques. « Microjoule est un fabuleux projet technique et pédagogique. C’est plus que jamais une voiture qui fait réfléchir », souligne Philippe Maindru, qui coordonne l’aventure avec ses collègues enseignants François Grebot et Mickael Fardeau. Il y a quelques mois, l’équipe Microjoule était invitée au Congrès mondial de l’énergie, à Rome, puis à Abu Dhabi au Congrès mondial des énergies renouvelables. En octobre prochain, Microjoule sera à Paris au Salon Mondial de l’automobile pour représenter le savoir-faire de la région en matière de mobilité durable. « En utilisant l’énergie différemment, on peut vraiment aller très loin. Si nous voulons sortir très vite de la crise annoncée, il faut embrayer la décroissance énergétique. Cela implique de grandes décisions politiques et des efforts de la part de chacun d’entre nous. » RECYCLAGE MAINE ATELIERS, RENCONTRE La deuxième vie des ordinateurs de la Région Philippe Maindru coordonne le projet 17 REPÈRES• 1er mondial dans la catégorie du moteur à combustion interne depuis 1992• 28 victoires au « Shell Eco Marathon » depuis 1983 en France, en Angleterre et en Finlande• Plus de 100 élèves ligériens impliqués chaque année dans le projet• 6 records du monde de consommation dont le dernier à Rockingham (GB) en 2003 avec 3794 km parcourus avec un litre d’essence• Vainqueur du « Shell Eco Marathon » 2003, 2004, 2006 et 2007 à Nogaro•Actuel détenteur du record de la piste de Nogaro pour la catégorie « moteur thermique » •La Région des Pays de la Loire s’associe fortement au développement du projet Microjoule et intervient chaque année à hauteur de 30 000 euros Sans oublier… Polyjoule, projet complémentaire du projet Microjoule. L’équipe travaille sur le développement d’un véhicule « prototype » propulsé par une pile à combustible, en adéquation avec la formation proposée à Polytech’Nantes. Une entreprise de Gorron, chef-lieu de canton du nord Mayenne, Maine Ateliers, récupère les ordinateurs des 230 lycées publics et privés de la Région. Rencontre avec le directeur, Gérard Chevalier. Comment avez-vous été choisi pour cette mission ? Nous avons remporté un appel d’offres qui Ouest Médias comportait un volet récupération/démantèlement et un volet réutilisation. Une première tournée dans 135 lycées des cinq départements nous a permis de prendre en charge 3 440 unités centrales, 3 875 écrans, 1 050 imprimantes et 3 450 claviers. Quelle est la part de récupérable ? Après démontage, nous mettons de côté les éléments en bon état qui ne sont pas obsolètes. Nous réaliserons tous les assemblages possibles dans un second temps. Là, nous serons fixés. Nous pensons aller vers les 10%. Maine Ateliers est une entreprise adaptée. Quelle est votre particularité ? Notre finalité est de fournir un travail à des personnes atteintes d’un handicap qui les coupe du monde du travail classique. L’efficacité d’une entreprise adaptée se mesure au nombre d’emplois pérennes qu’elle crée. Le développement durable ouvre un nouveau gisement d’emplois. Sur les quatre-vingts salariés de l’entreprise, une dizaine se consacrent à ce secteur qui est en progression. Un développement durable bien compris La Région a mis en place un marché de reconditionnement de 3 ans de ce qu’on appelle les « déchets électroniques » des équipements informatiques des lycées Jean Havas, publics et privés. Dans notre esprit, il s’agit conseiller régional, de récupérer et détruire les équipements responsable des informatiques et audiovisuels obsolètes, équipements d’informatisation au et également de les reconditionner sein de la commission Éducation et lorsque c’est possible. Nous sommes soucieux de préserver l’environnement Enseignement et donc de soutenir toutes les initiatives supérieur. en matière d’un développement durable bien compris, c’est-à-dire dans une optique sociale : nous souhaitons que les équipements recyclés soient donnés à des élèves défavorisés - les établissements auront le choix de l’utilisation de ce matériel, et nous apprécions que l’entreprise adaptée Maine Ateliers qui a remporté ce marché soit elle-même impliquée dans le champ du social. » jean.havas@paysdelaloire.fr Alain Le Bot www.paysdelaloire.fr



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