[Pays de la Loire] Pays de la Loire n°22 sep/oct 2008
[Pays de la Loire] Pays de la Loire n°22 sep/oct 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°22 de sep/oct 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Région Pays de la Loire

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 5,1 Mo

  • Dans ce numéro : économie durable... le TGV arrive à la Roche-sur-Yon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 UNE ÉCONOMIE DURABLE POUR TOUS PARCS NATURELS RÉGIONAUX PNR : un modèle pour le développement durable Ouest Médias PNR DE BRIÈRE Faire rimer développement avec environnement Contrairement à une idée reçue, un parc naturel régional n’est ni une réserve dépeuplée ni un musée. Il s’agit au contraire d’un territoire animé dans lequel des personnes vivent et travaillent. Trouver un équilibre entre développement économique et préservation des milieux et ressources naturelles : c’est le défi que mènent au quotidien les Parcs naturels régionaux (PNR) sur leurs territoires. Charles Moreau, président du PNR de Brière, va plus loin. Pour lui, ce sont de « véritables laboratoires du développement durable, dont la mission est d’encourager, en concertation avec les acteurs locaux, les initiatives allant en ce sens. » Et, en Brière, les actions ne manquent pas. Avec tout d’abord une ambitieuse politique d’aide à l’emploi à travers la rénovation de près de 1 700 chaumières. « Ce qui a permis la création de 12 entreprises de couvreurs et surtout de sauvegarder ce patrimoine architectural exceptionnel », se réjouit-il. Autre exemple de valorisation : la commercialisation du « noir » * de Brière transformé en terreau, labellisé WWF (Fonds mondial pour la nature). En contrepartie, l’exploitant de ces déblais de curage des canaux réalise lui-même des travaux d’entretien, ce qui participe aussi à la préservation du milieu. Pour soutenir les producteurs locaux, le PNR n’est pas non plus à court d’idées. Après la mise en place avec succès des marchés aux produits du terroir à Kerhinet et des samedis fermiers, il vient notamment d’encourager la création d’une association de valorisation de la viande bovine de Brière, qui regroupe tous les acteurs de la filière, de l’élevage à la commercialisation. Parmi ses premiers dossiers : la mise en place d’une « marque Parc ». « C’est une garantie de qualité, précise Dominique Hémery, président de l’association et éleveur à Saint-Malo-de- Guersac, qui a fait le choix de rester sur place malgré les contraintes d’exploitation en zones humides. Mais aussi une reconnaissance des efforts réalisés pour défendre un élevage extensif, plus respectueux de l’environnement. » * Vase organique issue de la décomposition des végétaux. REPÈRES La surface régionale est constituée de 11% de zones humides, ce qui la place en 2 e position des régions françaises pour l’étendue de ce type de milieux. La surface des trois parcs naturels régionaux (PNR) représente 9% du territoire régional avec 280 000 ha à laquelle s’ajoute le projet de parc naturel régional du Marais poitevin en cours de labellisation. Depuis 2003, les budgets régionaux alloués aux PNR et au Marais poitevin ont été multipliés par 1,67 pour atteindre plus de 2,5 millions d’euros en 2008. L’environnement est au cœur de Jean-Pierre nos préoccupations. Il Le Scornet, renvoie non seulement président de à cette notion du bien la commission Environnement vivre mais également à et cadre de vie la préservation des richesses que sont nos espaces naturels. Nous nous sommes engagés avec détermination pour que ces espaces soient des lieux protégés ainsi que des lieux de vie. Il est essentiel de préserver la biodiversité, mais aussi d’inventer des modes de gestion qui prennent en compte les hommes dans leur capacité à vivre sur ces territoires. Les trois parcs naturels régionaux (Brière, Loire-Anjou-Touraine et Normandie-Maine), et aussi le parc interrégional du Marais poitevin que nous appuyons fortement dans la reconquête de son label, sont naturellement au cœur de cette politique. Nous voulons installer des partenariats encore plus efficaces avec ces territoires et leurs acteurs locaux. Nous devons tenir nos engagements afin que ces endroits aussi particuliers qu’exceptionnels le restent. Afin que la population ligérienne puisse les découvrir ou continuer d’y vivre. » jean-pierre.le.scornet@paysdelaloire.fr Ouest Médias l’esprit grand ouvert/n°22/septembre-octobre 2008
FORMATIONS SANITAIRES ET SOCIALES UNE SOCIÉTÉ PLUS JUSTE 13 PORTRAIT DE CÉLINE GAUTHIER, FUTURE AIDE-SOIGNANTE Une aide précieuse pour ma formation Céline pourra étudier sereinement « En passant le concours, je pensais devoir travailler un ou deux ans pour payer ma formation. » Céline Gauthier, 18 ans, originaire du Croisic, en Loire-Atlantique, pourra étudier sereinement. À partir de cette année, la Région prend en charge les frais de scolarité des élèves suivant une formation d’aide-soignant ou d’auxiliaire de puériculture (lire ci-contre). « Je ne pouvais pas avancer 4 000 euros, poursuit Céline Gauthier. J’avais déjà fait un emprunt l’année dernière pour pouvoir me loger à Nantes où je faisais une année de préparation au concours. L’aide de la Région va être très précieuse. En plus, comme je termine dans les premiers au concours, je suis acceptée à l’IFAS (Institut de formation d’aides-soignants) de Saint-Nazaire, ce qui me permettra de rentrer chez moi tous les soirs. » Passionnée par le travail en milieu médical, Céline Gauthier a confirmé sa vocation lors d’un stage dans une maison de retraite au Croisic. Elle espère pouvoir rester dans sa région d’origine une fois son diplôme en poche, et esquisse déjà son futur plan de carrière : « Je souhaite poursuivre dans le même secteur d’activité. Après quelques années de pratique, j’envisage, pourquoi pas, de passer le concours d’entrée en formation d’infirmière. » Une mesure de justice sociale La mise en place de la gratuité des formations d’aidesoignant et d’auxiliaire de puériculture à la rentrée de septembre 2008 est une mesure de justice sociale. Il n’était pas logique que la formation soit quasiment gratuite pour une infirmière, par exemple, et qu’elle coûte jusqu’à près de 5 000 euros Mado Coirier conseillère régionale, déléguée aux formations sanitaires et sociales pour une aide-soignante. Nous avions déjà envoyé un signe fort dès la rentrée de septembre 2007 en permettant, grâce à un partenariat avec le rectorat, l’ouverture d’une section de formation d’aidessoignants au Lycée la Roseraie à Angers. Deux autres sections sont ouvertes en septembre 2008, à Rezé et au Mans. Avec la loi du 13 août 2004, l’État nous a délégué cette compétence. La Région a décidé de prendre ses responsabilités pour satisfaire les besoins d’emploi et de qualification dans un secteur touché par le vieillissement démographique dans lequel il devrait y avoir d’importantes créations de postes. Cela nous permet également d’être engagés en matière de santé publique et de mener une véritable politique en faveur du pouvoir d’achat. » mado.coirier@paysdelaloire.fr Ouest Médias FORMATION PROFESSIONNELLE AIDES À LA FORMATION Des mesures pour le pouvoir d’achat La Région vient de prendre plusieurs mesures forte pour offrir un sérieux coup de pouce financier aux personnes en formation. Les demandeurs d’emploi qui suivent une formation financée par la Région bénéficient également d’une rémunération de stagiaires de la formation professionnelle lorsqu’ils ne sont pas indemnisés par les Assédic. Dès septembre, cette rémunération va être revalorisée de 15 euros pour tous les stagiaires (17 000 personnes dans la Région). Par ailleurs, pour encourager les personnes en situation de parent isolé à reprendre une formation, la rémunération mensuelle versée à ces stagiaires sera revalorisée de 350 euros pour atteindre le niveau du SMIC. Autre engagement fort : la revalorisation de 10% du barème de l’aide au transport pour les apprentis. Au-delà d’un trajet de 10 kmentre l’entreprise et le centre de formation, chaque apprenti est indemnisé à hauteur de 6 centimes d’euro par kilomètre. Le coût de cette revalorisation est estimé à 565 000 euros par an. REPÈRES 3,3 millions d’euros, c’est le coût estimé pour la mise en place de la gratuité. 10 mois, c’est la durée d’une formation d’aide-soignant, 1 200 personnes suivent cette formation dans la région. 80% environ des étudiants concernés (personnes en poursuite de scolarité, demandeurs d’emploi) sont éligibles à la gratuité ; pour les demandeurs d’emploi indemnisés par l’Assedic des Pays de la Loire, prise en charge par l’Assedic de 1500 euros, le complément étant financé par la Région. www.paysdelaloire.fr



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