[90] Vivre le Territoire n°97 avril 2009
[90] Vivre le Territoire n°97 avril 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°97 de avril 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,0 Mo

  • Dans ce numéro : la nouvelle ligne de TGV Rhin-Rhône va, d'ici 2011, faire du bien à l'écononomie locale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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À SAVOIR Odile Duboc en quelques dates 1980 : rencontre avec Françoise Michel et départ pour Paris. 1983 : création de Contre Jour, compagnie indépendante. 1990 : nomination à la direction du CCN de Franche- Comté à Belfort. 1993 : Projet de la matière, première grande création dans le cadre du CCN. 2007-2008 : La Pierre et les songes. CENTRE CHORÉGRAPHIQUE NATIONAL DE FRANCHE-COMTÉ À BELFORT Merci Odile ! 22 VIVRE LE TERRITOIRE N°97 LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT Le Territoire en actions À la tête du Centre chorégraphique national de Franche-Comté pendant 18 ans, Odile Duboc a quitté ses fonctions en décembre 2008. Pour lui rendre hommage, une soirée festive s’est déroulée en février, en présence de nombreux danseurs ayant participé à son œuvre. Au programme, beaucoup d’émotions et de souvenirs… En novembre 2008, Odile Duboc enseigne la danse à des lycéennes. Vivre le Territoire : Comment êtesvous arrivée dans le Territoire de Belfort ? Odile Duboc : En 1990, je venais de créer Insurrection avec mon amie Françoise Michel. Ce fut un succès mais cette production avait considérablement mis nos comptes en danger. Je devais trouver un port d’attache. C’est l’époque où la Région Franche-Comté a décidé, en accord avec le Territoire de Belfort et les Villes de Belfort et de Sochaux, de créer un Centre chorégraphique national (CCN). Un appel à candidatures a été fait et le 18 juillet 1990, j’étais nommée directrice de cette future structure. Je ne connaissais pas la région et allais la découvrir. VLT : Quelles sont les plus belles rencontres que vous avez faites durant ces années au CCN ? OD : Dès mon arrivée, j’ai eu beaucoup de plaisir à rencontrer Henri Taquet (NDLR : directeur du Granit, Scène nationale) qui m’a permis de découvrir des metteurs en scène, dont Ludovic Lagarde et François Berreur et des comédiens tels Laurent Poitreneaux et Mireille Herbstmeyer. Je n’ai fait que très peu de rencontres à Belfort et ses environs car les tournées et les différentes actions de sensibilisation que je faisais prenaient beaucoup de temps, jusqu’au jour où j’ai décidé de mettre en scène La pierre et les songes. Les rencontres se sont faites à plusieurs niveaux : les amateurs, leurs relais, toutes les personnes engagées sur ce projet, les sites franc-comtois que je prenais enfin le temps de rencontrer… Après avoir désiré « animer » le seul site de la porte de Brisach, j’ai ensuite décidé d’élargir ce projet à toute la Franche- Comté. C’était une occasion unique de valoriser la beauté de la région et, pour moi, de la découvrir ! VLT : Qu’avez-vous particulièrement apprécié dans le Territoire de Belfort ? OD : Le Territoire de Belfort m’est apparu tout de suite comme un Département réellement engagé pour la culture. Une Scène nationale existait, un Centre chorégraphique national se créait, le festival des Eurockéennes, encore jeune, commençait à trouver son public, le festival EntreVues apportait aux habitants une vraie culture cinématographique et un magnifique panorama des œuvres à découvrir… Aujourd’hui, avec la chute financière, nous sommes conscients que la situation se dégrade. Mais la politique actuelle de l’État n’est pas innocente à cette dégradation. Progressivement, les subventions ne vont plus qu’aux valeurs sûres – dans le sens de rentables – et le côté événementiel et éphémère prédomine au détriment de la recherche. Par ailleurs, il est coutume d’entendre que le public aurait tendance à baisser. Il n’en est rien, je dirais même qu’il serait plutôt en augmentation ! Je suis également étonnée de la capacité qu’a ce public à bouger, dans le regard qu’il porte sur le spectacle. C’est en tout cas ce que j’ai pu observer à l’occasion des « 19h de Contre-Jour », que j’ai initiés dès 1996 au CCN. Le Territoire de Belfort a bénéficié de cette ouverture sur la nouvelle danse. VLT : Pourquoi ce départ après 18 ans ? OD : J’ai fait le choix de partir pour retrouver une certaine liberté. La masse de travail au CCN devenait, pour moi, de plus en plus exponentielle. Je sais qu’en restant, j’aurais conservé un grand plaisir à diriger le CCN mais que j’aurais dû alors laisser de côté mes aspirations artistiques. Or, la création demeure mon principal objectif.
Odile Duboc bien entourée, lors de la soirée festive du 14 février dernier. La Pierre et les songes, à Belfort en juin 2008



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