[90] Vivre le Territoire n°81 nov/déc 2006
[90] Vivre le Territoire n°81 nov/déc 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°81 de nov/déc 2006

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : en se fixant des objectifs particulièrement ambitieux, le Conseil général fait du Territoire de Belfort un département pionnier dans le domaine de l’eau.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ociété le Bien vieillir dans le Territoire La population vieillit, le Conseil général anticipe ! Il accompagne des initiatives inspirées de Québec, en partenariat avec la Confédération de gérontologie, dans un esprit pionnier. D’ici 2014, il y aura plus de sexagénaires que de moins de vingt ans dans le Territoire. Les statistiques annoncent depuis longtemps le vieillissement des Belfortains. Dans le nord du département, il y a déjà plus « d’anciens » que de jeunes de moins de vingt ans. D’ici 2014, les sexagénaires seront plus nombreux dans tout le Territoire. Ce que les spécialistes nomment « l’effet ciseau » induit une évolution des besoins et de nouvelles demandes : un 8 « proposer une politique gérontologique encore plus adaptée aux désirs et besoins des aînés. » magazine du Conseil général du Territoire de Belfort véritable défi de société. Au Conseil général, où l’on a choisi de privilégier le soutien à domicile, le « bien vivre » des anciens est une préoccupation de longue date. Ainsi, le Département est à l’origine de deux inventions nationales : la création du poste de conseillère en gérontologie en 1993, ainsi que la création de la Confédération de gérontologie en 1998. Il s’agissait de « regarder la vieillesse en face » et de créer une dynamique permettant d’améliorer les services à la personne âgée, avant l’arrivée du fameux « effet ciseau ». Après deux ans de préparation, un coup d’accélérateur vient d’être donné à la problématique du vieillissement : une délégation composée de 28 Belfortains s’est rendue à Québec en mars 2006 afin d’y repérer les initiatives intéressantes qui pourront être reprises. La restitution du voyage d’études était au cœur de la 14 e journée de rencontres gérontologiques organisée le 29 septembre à l’Atria. Objectif : repenser collectivement les pratiques, définir de nouveaux outils concrets afin d’améliorer la qualité des soins et des services. « Lorsqu’on est seul à participer à une formation, il est fréquent que l’entourage n’adopte pas les propositions faites au retour et dise « À partir d’aujourd’hui on fera comme hier » » note Françoise Ravey, conseillère technique auprès de la Direction Personnes Agées au Conseil général. « Le voyage d’études a été conçu pour réunir les professionnels du département, de toutes les compétences : de l’élu à l’auxiliaire de vie en passant par le médecin, le directeur de maison de retraite ou le sociologue ». À l’origine du choix de Québec, Françoise Ravey a préparé le voyage d’études sous l’impulsion de François Dupont, Conseiller général chargé des personnes âgées. « Nous avions besoin de nous ouvrir l’esprit, de voir ailleurs ce qui se faisait et de créer une dynamique collective qui nous permette de proposer une politique gérontologique encore plus adaptée aux désirs et besoins des aînés » explique l’élu. Le projet, repris et porté par la Confédération de gérontologie dirigée par Guillaume Guthleben, n’a pas seulement servi à trouver des idées novatrices. « Il a permis de rassurer les professionnels belfortains sur leurs pratiques, de les conforter dans leurs compétences, car tout n’est pas parfait au Québec. Il a également favorisé l’émergence de valeurs communes ». La journée de gérontologie a été l’occasion de partager les découvertes avec 500 professionnels, retraités et étudiants du secteur et de lancer des pistes de travail, collectives ou non. « Dans un premier temps, les outils retenus sont peu nombreux. Mais les idées vont mûrir, d’autant que l’on note un véritable ‘esprit de service public’même au sein des structures associatives » note Guillaume Guthleben. « Les forces vives sont prêtes à s’attaquer aux projets de demain. Les bénéfices du voyage d’étude seront à la hauteur de la capacité de chacun à remettre ses pratiques en question. Nous faisons vivre le Territoire - novembre/décembre 2006 - n o 81
le magazine du Conseil général du Territoire de Belfort Françoise Ravey, conseillère technique auprès de la Direction personnes âgées au Conseil général et Rachida Boumerzoug. Rachida, auxiliaire de vie sociale : « Prendre soin, dans le respect » Dotée d’un fort sens pratique, Rachida Boumerzoug est « la grande oreille » des personnes âgées qu’elle aide. « Auxiliaire de vie sociale » depuis 1999, diplômée en 2003 grâce à la formation soutenue par le Conseil général, elle s’occupe à domicile d’une dizaine de personnes âgées suivies par l’Assad 90. Son métier : manier le torchon et le fer à repasser, mais aussi cuisiner, faire les courses, la toilette, accompagner en promenade, soutenir… Elle s’adapte aux besoins et à l’état de santé de ses protégés, âgés de 59 à 90 ans. « Le diplôme m’a appris à mieux cerner les besoins et à être à l’écoute ». De Québec, Rachida a ramené « une ouverture d’esprit » et une plus grande attention. « La priorité est le bien-être de la personne ». Rachida a aussi constaté la bonne organisation du maintien à domicile dans le Territoire. « Nous pouvons nous améliorer mais nous n’avons pas à nous plaindre : nos formations sont nombreuses et solides ». Pour elle, la difficulté est de bien s’occuper de ses « anciens », sans trop s’attacher. « Je suis contente quand une malade retrouve de l’autonomie ou décide de se remettre debout. Il suffit parfois que la personne se sente exister à nouveau vis à vis des autres pour reprendre du tonus. La clé, c’est de prendre soin dans le respect. Il faut parfois faire le lien avec la famille, effrayée par la maladie ». Rachida rencontre souvent, chez les personnes âgées, la peur d’être un poids, de déranger et d’être placées en institution. « On est là pour les aider ». vivre le Territoire - novembre/décembre 2006 -n o 81 Manuella, coordinatrice à l’OPABT : « Les retraités ont des savoir-faire ! » Avec son calme olympien et son sens de l’action, Manuella Zinck fait oublier ses 24 ans aux papys et mamys qu’elle côtoie. Animatrice et coordinatrice à l’Opabt, l’Office pour les aînés de Belfort et du Territoire, elle a été recrutée pour lancer de nouvelles actions destinées aux jeunes retraités, les 55-60 ans, dont les attentes sont différentes de celles des septuagénaires ou octogénaires. Particulièrement concernée par le thème « bénévolat, animation et intergénération » au sein du groupe basé à Montréal lors du voyage d’études, Manuella est revenue avec mille idées « et de grandes ambitions ! » Celle tout d’abord d’aider les retraités à prendre confiance en eux et à oser s’engager dans une association. « Nos retraités ont du temps, de l’expérience, des savoir-faire. L’enjeu est de leur montrer des compétences ou des potentiels qu’ils ignorent parfois, liés à leur savoirêtre ». Pour toute activité, elle est entourée de dix à vingt bénévoles. « Nous sommes plusieurs dans le Territoire à souhaiter créer un contexte valorisant, avec des formations, un suivi, une charte éthique, sur le modèle de Québec. Les bénévoles ont besoin d’une place structurée et reconnue. Ils sont très appréciés notamment dans l’aide apportée aux scolaires au sein de structures de type ‘Maison des grands-parents’. À l’Opabt, nous développons les ateliers informatiques ». société 9



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