[90] Vivre le Territoire n°81 nov/déc 2006
[90] Vivre le Territoire n°81 nov/déc 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°81 de nov/déc 2006

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : en se fixant des objectifs particulièrement ambitieux, le Conseil général fait du Territoire de Belfort un département pionnier dans le domaine de l’eau.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ossier le Le Territoire, une oasis pour l’eau Cap sur la qualité En se fixant des objectifs particulièrement ambitieux, le Conseil général fait du Territoire de Belfort un département pionnier dans le domaine de l’eau. Elle tombe du ciel et coule de source… Dans nos régions tempérées on aurait même tendance à se plaindre de son abondance et parfois, à raison, de ses excès dévastateurs. L’eau cependant n’est pas une ressource inépuisable. Depuis une trentaine d’années, une prise de conscience collective met en avant la nécessité d’une gestion équilibrée et globale de l’eau. Pénuries, sécheresses, pollutions… L’eau est fragile ! Le constat fait l’unanimité. Mais face à cette nécessité voire cette urgence, que fait-on ? En 2000, l’Union européenne se saisit de la question et par une directive cadre (voir encadré p.IV) stipule fermement que « l’eau n’est pas un bien marchand comme les autres mais un patrimoine qu’il faut protéger, défendre et traiter comme II L’eau dans le Territoire tel ». Cette directive impose aux Etatsmembres de prendre l’ensemble des dispositions nécessaires pour que, à l’échéance 2015, l’état écologique et chimique de l’ensemble des masses d’eau soit considéré comme bon. Si l’ambition peut paraître Avec plus de 1000 km de torrents, ruisseaux et rivières, le Territoire de Belfort se distingue par un réseau particulièrement dense. L’état actuel de ces cours d’eau dépend principalement de l’héritage d’usages anciens. L’agriculture s’est servie de l’eau pour le drainage et l’irrigation, l’artisanat et l’industrie y ont trouvé une source d’énergie. La construction a exploité des gravières et les transports ont amené notamment la création du canal du Rhône au Rhin. Redressés, détournés, exploités, les cours d’eau ont été mis au service de l’activité humaine. Ces usages aujourd’hui abandonnés ont profondément marqué et transformé les rivières du département. Seule une analyse régulière et sur plusieurs années, de l’ensemble des cours d’eau permettra d’établir un état de la qualité de l’eau dans le Territoire. magazine du Conseil général du Territoire de Belfort « Le retour à « l’âge d’or » n’est pas envisageable » démesurée notamment pour certains pays membres, le ton cependant est donné. La qualité de l’eau doit devenir une préoccupation majeure pour l’ensemble des États européens. Qu’en est-il en France ? « En l’état actuel, aucune obligation ne pèse sur les collectivités départementales. Le système français repose sur les agences de bassin et leur attribue un rôle majeur sans définir de niveau d’application ». Dès lors, la directive semble à ce jour rester « lettre morte », aucun département français ne s’est encore intéressé à la question, à l’exception… du Territoire de Belfort, où le message a semble-t-il été entendu. Cet automne, la Majorité départementale du Conseil général (voir interview de Daniel Lanquetin) a lancé une nouvelle politique de l’eau. Novatrice et ambitieuse, elle fixe comme objectif : « la mise en œuvre d’une dynamique qui permette dans un premier temps d’enrayer la dégradation de la situation et dans un second temps de « reconquérir » nos cours d’eau », explique Michel Estienne, directeur général adjoint du développement local au Conseil général. Premier département de France à se fixer de telles ambitions, le Territoire pourrait dès lors être reconnu comme département pilote. Ceci étant dit, on peut s’interroger sur l’ampleur de la tâche à accomplir ? D’où part-on ? Quel est l’état actuel des cours d’eau ? Et quels sont les bénéfices attendus ? Avec plus de 1000 km de torrents, ruisseaux, rivières, un nombre imposant d’étangs et une situation en tête de bassin, le Territoire de Belfort est responsable d’un « patrimoine eau » particulièrement dense et varié. « Notre position en tête de bassin ver- vivre le Territoire - novembre/décembre 2006 - n o 81
Vivre le Territoire : Le Conseil général se lance dans une ambitieuse politique de l’eau. Pourquoi ? Daniel Lanquetin : Pendant des générations l’Humanité s’est servie de l’eau comme d’une ressource inépuisable. Nous nous apercevons aujourd’hui des limites de cette attitude. Au Conseil général, la Majorité départementale a souhaité s’engager dans une prise en charge globale de cette problématique, d’une part, parce que la position du Territoire en amont des cours d’eau nous donne une responsabilité particulière et d’autre part, parce qu’il est question de notre cadre de vie, de l’image du Territoire de Belfort et tout simplement de l’héritage que l’on veut laisser à nos enfants. VLT : Pourquoi maintenant ? D. L : Nous ne partons pas de zéro. Cela fait des années que la question de l’eau est au cœur de nos politiques dans le vivre le Territoire - novembre/décembre 2006 -n o 81 Interview Daniel Lanquetin, Conseiller général en charge de l’environnement « Il est de notre devoir de préserver l’eau et d’apprendre à s’en préserver » Territoire. Il suffit d’évoquer l’effort considérable qui a été fait en matière d’épuration lors des 15 dernières années et les résultats spectaculaires que l’on recueille dès à présent pour s’apercevoir que notre Département a toujours été très actif en ce domaine. Il est vrai cependant, que l’objectif que nous nous sommes fixé est particulièrement ambitieux. Nous sommes le premier Département en France à porter ce type de projet. Cela s’inscrit dans la durée. Il va nous falloir de la persévérance et de la volonté mais croyez-moi, nous n’en manquerons pas car les enjeux sont essentiels. VLT : Avec les inondations de 1990 puis la rupture des bassins de rétention en 2001, le Territoire sait, par expérience, que l’eau peut également être une menace. Quel est votre point de vue sur cette question ? D. L : S’il est clair qu’il est de notre devoir de préserver l’eau, l’on doit également apprendre à s’en préserver. Le dispositif des bassins de rétention a été conçu pour cela. Il s’agit de protéger les habitants et les biens du Territoire de Belfort du risque inondation. La catastrophe vécue en 2001 par les habitants d’Éloie et de Valdoie est inacceptable. On ne peut tolérer qu’un dispositif conçu pour protéger les gens se transforme en menace. Aujourd’hui, nous comptons sur la justice pour pointer les responsables et faire en sorte que les habitants sinistrés soient, enfin, complètement dédommagés. En parallèle, nous faisons le nécessaire pour que le dispositif soit reconstruit. Son principe de fonctionnement n’a jamais été remis en cause. Il nous appartient dès lors, de le mettre en service dès que possible avec cette « chance » dans notre malheur que ce sera au final l’un des dispositifs les plus étudiés et les plus sécurisés de France. III



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