[90] Vivre le Territoire n°73 jun/jui 2005
[90] Vivre le Territoire n°73 jun/jui 2005
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°73 de jun/jui 2005

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 3,0 Mo

  • Dans ce numéro : un dossier sur le Ballon d’Alsace.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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économie le magazine du Conseil général du Territoire de Belfort Téléperformance se connecte au Technopôle Prestataire de services pour l’opérateur de téléphonie SFR, cette société va ouvrir un site à Belfort le 1er septembre. Entre deux et trois cents emplois seront créés d’ici début 2006. Le 1er septembre prochain, Téléperformance investira 4000 m² de bureaux dans le bâtiment 13 du Technopôle. Paris, Lyon, Marseille et maintenant Belfort. Le 1er septembre prochain, la société Téléperformance va ouvrir une succursale de près de quatre mille mètres carrés sur le Technopôle. Cet « outsourceur » français démarrera son activité avec une quarantaine de personnes. Il montera progressivement en puissance pour atteindre le chiffre de deux à trois cents salariés (en majorité des chargés de clientèle en CDI, rémunérés sur la base du SMIC) avant la fin du premier semestre 2006. Environ 80% de son recrutement sera effectué avant fin 2005. Qu’est-ce que l’« outsourcing » ? Pour une entreprise, cela consiste à confier une partie de ses activités à des consultants ou des prestataires de services. Téléperformance a la particularité de n’avoir à ce jour qu’un seul client, à savoir l’opérateur de téléphonie SFR. Bien que sa venue dans le Nord Franche- Comté soit acquise, ses responsables restent très discrets quant à leurs objectifs chiffrés et à leurs perspectives de développement. Une certitude toutefois : ce prestataire de services aura besoin d’autres clients pour occuper la totalité de ses vastes bureaux. Situés dans le bâtiment 13 du Technopôle, ils seront livrés clés en main par la SEMPAT, la Société d’économie mixte patrimoniale du Territoire de Belfort. Téléperformance, c’est à ce jour une quinzaine de sites en France. Pour sa succursale belfortaine, 99% du recrutement seront réalisés sur place. Les quarante premiers salariés constitueront l’ossature de l’entreprise. Certains d’entre eux seront rapidement appelés à occuper des postes d’encadrement (responsables d’équipe, superviseurs, responsables d’unités de production, etc.). Quel(s) profil(s) recherche Téléperformance ? Les diplômes ne font pas partie des critères de sélection. Candidats sortis du système scolaire dès l’âge de 16 ans, chômeurs de longue durée, titulaires d’un Brevet des collèges, Bac + 2 ou + 3 : tous partiront sur un même pied d’égalité. La présélection de la première vague d’embauchés a été confiée à l’ANPE de Belfort. Comment se déroule le recrutement ? Via une méthode estampillée Agence Nationale Pour l’Emploi et baptisée « Méthode par simulation ». Elle a déjà été éprouvée par Peugeot à Sochaux, De 2 à 300 salariés d’ici juin 2006 Plastic Omnium et Wagon Automotive à Fontaine, ainsi que par les Manufactures de Seloncourt. Concrètement, L’ANPE a défini une série de critères - aptitude à communiquer oralement ou à suivre les consignes du personnel d’encadrement, maîtrise de l’outil informatique et de la langue française, capacité à gérer le stress et les interlocuteurs difficiles, etc. - étalonnés auprès des salariés du site lyonnais de Téléperformance et validés par sa direction. Les tests consistent, par exemple, à se mettre dans la peau d’un chargé de clientèle et à répondre à des appels téléphoniques fictifs, mais très proches de ceux gérés au quotidien par les téléopérateurs. Phase ultime du recrutement après cet écrémage : un entretien avec les responsables de Téléperformance. À ce jour, l’ANPE a reçu près d’un millier de candidatures. Une première présélection a eu lieu en avril et en mai et les embauches ont débuté en juin. Les personnes retenues suivront une formation à Belfort même, courant août. J.O. Contact 3 Pour le recrutement : ANPE de Belfort 28 rue Thiers Tél. : 03 84 58 75 30 vivre le Territoire - juin/juillet 2005 - n o 73
le magazine du Conseil général du Territoire de Belfort Lycée professionnel Diderot Du lycée à l’entreprise, il n’y a qu’un pas BBI développe ses produits et met en place sa stratégie commerciale. C’est la rencontre entre deux hommes et deux talents, Philippe Fuessinger l’industriel et Jean-Frédéric Nothomble commercial d’origine belge, et le soutien très fort du groupe Sigmakalon Euridep qui a permis à BBI (Belgium Belfort Industrie) de renaître des cendres de Sigmakalon le 1er avril dernier sous la forme d’une société par action simplifiée. L’activité en France de Sigmakalon, groupe mondial spécialisé dans la peinture en bâtiment pour les professionnels, était répartie sur quatre sites dont l’usine de Valdoie. Devant la vivre le Territoire - juin/juillet 2005 - n o 73 Les élèves du Lycée professionnel Denis Diderot sont sensibilisés tous les jours : la vie professionnelle s’apprend et se prépare à l’école. Toutes les formations dispensées dans l’établissement, du BEP au bac professionnel, sont assorties de stages en entreprises de 3 à 8 semaines. Une méthode infaillible pour découvrir et se familiariser avec le milieu professionnel. Les meilleurs sont d’ailleurs très vite repérés et reçoivent des propositions à l’issue de leur formation. Les cours eux-mêmes sont rythmés par des applications très concrètes. Un compacteur de cannettes très astucieux - primé en novembre 2004 par le Syndicat des machines outils de production - et un moteur Stirling - du nom de son inventeur - économique, silencieux et écologique sont déjà sortis des jeunes esprits des élèves, étroitement accompagnés par leurs professeurs. Rien n’est laissé au hasard pour développer l’intérêt des jeunes adolescents et pour redorer l’image de métiers qui souffrent d’une conjoncture peu reluisante dans l’aire urbaine alors qu’ils sont porteurs d’emplois. Et les idées ne manquent pas : s’adapter au rythme des élèves en permettant à ceux qui en ont la capacité de passer un bac professionnel en 3 ans (au lieu de 4 actuellement) en « repérant des vocations » dès la sortie de 3 e ; développer des pôles d’excellence en ajoutant un bac SEN (Systèmes Electroniques Numériques) au bac MRIM (Micro-info et Réseaux : Installation et Maintenance) qui permet d’orienter les élèves vers les métiers de l’électronique ; avoir un BTS (Brevet de Technicien Supérieur) au terme de ces bacs et ouvrir l’établissement vers les métiers du tertiaire pour parvenir à un équilibre garçons - filles (elles ne sont que 18 sur 447 élèves actuellement). Des souhaits qui seront soumis au Conseil d’administration du Lycée et stagnation du marché, il lui fallait fermer un site. Le choix s’est porté sur celui de Valdoie qui ne disposait d’aucune possibilité d’extension. « La direction du groupe Sigmakalon voulait cependant trouver une solution pour éviter la fermeture de l’usine », explique Philippe Fuessinger, le directeur de BBI. « Nous avons opté pour la reprise de la société par le cadre dirigeant et nous avons signé un contrat de 3 ans pendant lesquels Sigmakalon s’engage à fournir à BBI des volumes de production suffisants ». Le temps pour BBI de mettre en place une stratégie commerciale qui lui permette d’assurer son avenir. « Nous travaillons autour de deux axes : la soustraitance en développant les produits très spécifiques dont les grands fabricants ont besoin dans leur gamme d’une part, et d’autre part la fabrication des Le moteur Stirling : il est économique, silencieux et il fonctionne ! qui ont un objectif commun : la réussite des élèves et leur préparation au monde professionnel. N.G. Contact 3 Lycée professionnel Denis Diderot Tél : 03 84 57 37 27 Courriel : Lp.Diderot.Bavilliers@ac-besancon.fr Belgium Belfort Industrie Sigmakalon c’est fini, voici BBI produits à la marque des grossistes indépendants qui, avec 40% du marché représente un vrai potentiel ». 122 personnes réparties entre l’usine de Valdoie et l’entrepôt de Sermamagny travaillaient pour Sigmakalon. Aujourd’hui BBI compte 58 salariés à Valdoie. Une cellule de reclassement cherche des solutions pour moins de 20 personnes, les autres ont accepté une mobilité à l’intérieur du groupe, ont créé leur propre entreprise ou ont profité d’un départ en retraite anticipé. Une réflexion est toujours en cours pour trouver un repreneur pour Sermamagny. N.G. Contact 3 BBI Philippe Fuessinger Tél : 03 84 54 22 50 économie



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