[90] Vivre le Territoire n°177 jui/aoû 2018
[90] Vivre le Territoire n°177 jui/aoû 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°177 de jui/aoû 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : 30 ans d'Eurocks.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 24 - 25  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
24 25
MÉMOIRE Juillet et août 1918  : En route vers la victoire Du 21 mars au 13 juin 1918, l’état-major allemand jette ses dernières forces contre les troupes franco-britanniques de la Belgique à la Marne. Cet ultime coup de boutoir oblige la France à produire un effort supplémentaire pour s’assurer de la victoire ; un effort qui passe aussi par les usines. Casque Adrian produit par Japy (collection musée Japy Beaucourt). 1 290 femmes dans les ateliers Peugeot en 1917 Depuis le mois de septembre 1914, les arsenaux nationaux et les entreprises privées liées à la production mécanique et automobile sont totalement mobilisés pour l’effort de guerre. L’objectif est d’aboutir à produire plus vite et plus massivement du matériel de guerre pour les besoins toujours plus grands des armées françaises, mais aussi pour nos alliés serbes, belges, anglais ou russes. Dans notre région très industrialisée, ce sont les usines belfortaines de la S.A.C.M. qui ont la responsabilité de la coordination de la production de guerre pour le bassin Belfort-Montbéliard. Cette mobilisation des usines s’accompagne d’une mobilisation de la main-d’œuvre féminine pour remplacer les ouvriers qui sont au front. On assiste donc, dans les entreprises locales, à une entrée massive de personnel féminin dans des ateliers où jusque-là elles étaient peu présentes, voire absentes. Des femmes dans les usines Comme le démontre le registre d’entrée du personnel féminin, des femmes et jeunes filles viennent de toute la région, et même de Haute- Saône, pour prendre un emploi à la S.A.C.M. En mai 1917, elles sont 1 601 dans les ateliers, soit 24% du personnel, et l’année 1918 voit encore augmenter ces chiffres. Absentes chez Peugeot 24 Vivre le Territoire N°177 — Juillet/Août 2018
en 1914, elles sont environ 1 290 dans les ateliers en 1917, soit 21% des effectifs. Elles sont également présentes dans les usines Viellard à Morvillars et les usines Vermot de Châtenois-les-forges. Toutes ces usines locales fabriquent essentiellement des obus pour l’armée française. Autour de Beaucourt, les entreprises Japy reçoivent, elles, des commandes considérables pour la fourniture du premier casque Adrian, ce casque militaire en métal mis au point à l’aide de Louis Kuhn, chef de l’atelier d’agrafage mécanique des établissements Japy Frères, sous la responsabilité du sous-intendant militaire Adrian. Les ouvrières de Beaucourt et Fesche-le-Châtel passent donc de la fabrication de casseroles à celle de ce casque destiné à nos Poilus mais aussi aux soldats russes, serbes et belges. De nombreux accidents de travail Pour augmenter la production, les lois du travail sont suspendues, ce qui induit une augmentation de la durée légale et un retour du travail de nuit, même pour les femmes. Elles effectuent souvent les mêmes horaires que les hommes, occupent les mêmes postes mais pour un salaire moitié moindre. Les accidents du travail sont nombreux. À la S.A.C.M., le 4 mai 1918, une employée est très grièvement brulée par Juillet/Août 2018 — N°177 Vivre le Territoire Bon de commande de casques Adrian les produits chimiques répandus après l’explosion d’une bombe aérienne tombée sur l’usine. Le journal Germinal est le seul à Belfort à s’inquiéter de ces déplorables conditions de travail. » Cenrtre d’archives de Terres Blanches MÉMOIRE Ouvrières à la production d’obus chez Peugeot. ILS ONT LEUR NOM À BELFORT Finalement à Belfort, outre le président Wilson, ont obtenu une rue à leur nom après la Grande Guerre  : Albert I er de Belgique, Georges Clemenceau, les maréchaux Foch et Joffre, le général Sarrail, et nos régiments emblématiques l’as de Carreau (42 e Régiment d’infanterie) et l’as de trèfle (35 e Régiment d’infanterie). 25



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :