[90] Vivre le Territoire n°161 nov/déc 2015
[90] Vivre le Territoire n°161 nov/déc 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°161 de nov/déc 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (235 x 305) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 46,5 Mo

  • Dans ce numéro : une nouvelle jeunesse pour le Chênois...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
DOSSIER Le Chênois Le projet consiste à reconstruire cinq bâtiments polyvalents intégrés à l’environnement local. L’architecture au service des aînés LA CONCEPTION ET LA RÉALISATION des bâtiments ont été confiées à un groupement d’entreprises dont le mandataire est la Société Eiffage Construction. Ce groupement comprend notamment le cabinet d’architecture Catherine Dormoy dont le projet répond aux enjeux d’un établissement fonctionnel, offrant des conditions d’accueil performantes, le tout sans dénaturer l’esprit du domaine. ç Pauline Moiret-Brasier Créer une impression d’espace tout en conservant sensiblement la même envergure et les mêmes capacités d’hébergement, tel était le défi à relever pour la réhabilitation de l’établissement du Chênois. Le projet de l’agence Catherine Dormoy situé à Cunelières, dans le Territoire de Belfort et auteur de plusieurs ouvrages du même type, a été retenu pour son adéquation avec les enjeux futurs. Le nouvel ensemble bâti comprendra 23 800 m² de surface utile, contre 21 500 m² actuellement. Le projet consiste à reconstruire cinq bâtiments polyvalents à haute performance les bâtiments sont polyvalents, c’est-à-dire, conçus pour s’adapter aux situations de chaque résident. » 14 VivreleTerritoire N°161 LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT DU TERRITOIRE DE BELFORT énergétique ainsi qu’un bâtiment de liaison. Seul le Château Engel, autour duquel s’articulera l’ensemble du site, sera conservé et rénové pour accueillir, outre les services administratifs, les locaux du personnel de l’établissement (vestiaires, self...). Dans un premier temps, trois nouveaux bâtiments seront construits à l’arrière du Château. Puis, la résidence Émile Géhant, celle des Quatre Vents et l’espace logistique actuel seront déconstruits pour ériger à leur place deux nouveaux bâtiments, de chaque côté du château. À l’issue des travaux en 2019, la résidence Marcel-Braun sera rendue à son propriétaire Territoire Habitat et la résidence de La Charmeuse sera vendue. Catherine Dormoy, architecte Le patient retient toute notre attention. S’agissant d’une restructuration, les logiques habituellement prises en compte pour ce type d’établissement diffèrent. On part en effet d’un site occupé. De fait, la logique de construction en plusieurs étapes s’imposait afin de réduire le temps de chantier et la gêne que cela entraîne pour le résident ou le personnel. Le résident retient toute notre attention, que ce soit dans le traitement de son espace privé ou des espaces collectifs (voir architecture détaillée,ndlr). Mais il faut également veiller à ce que le personnel puisse trouver un outil adapté pour se consacrer pleinement à ses missions. D’un point de vue esthétique, l’univers médico-social est relativement codé (sol souple, protection murale, main courante, etc.). À l’intérieur, notre travail consiste donc à détourner ces codes, afin de retrouver l’ambiance d’un univers familier. L’écriture extérieure sera l’aboutissement de ces considérations où viendront se greffer celles liées au contexte urbain local. Le château par sa présence doit être magnifié et en harmonie avec le reste du site. L’ensemble doit conserver une taille humaine. Le paysage est aussi un facteur important. Le traitement du parc et des jardins se fera avec l’aide d’un paysagiste. » Le Chênois conservera une capacité totale d’hébergement de 390 lits, répartis en 13 unités autonomes. Chaque unité comportera 28 chambres individuelles et une chambre à deux lits, une salle à manger, des locaux de soins, des espaces logistiques et des locaux d’animation. Le projet répond aux normes handicaps et aux considérations actuelles pour ce type d’établissements. « Plutôt que d’imaginer des unités spécifiques à chaque type de personnes accueillies, les bâtiments seront polyvalents, c’est-àdire conçus pour s’adapter aux caractéristiques ou pathologies de chaque résident », souligne Philippe Meyer. Enfin, les fonctions logistiques (unité relais en restauration, lingerie, pharmacie) seront situées en sous-sol de manière à séparer les flux de personnes des flux matériels. Une galerie enterrée dédiée, accessible par l’extérieur, desservira directement les monte-charges pour rejoindre les différentes unités de vie.
PARTIES COMMUNES Des accès sécurisés sur l’extérieur Le bâtiment de liaison comprendra une zone centrale, où se trouveront le service accueil de jour (20 places pour les personnes non résidentes) ainsi qu’un plateau technique de kinésithérapie et d’ergothérapie. L’espace central comportera également une salle d’animation de 300 m², un salon de coiffure, un salon de thé et un espace bien-être. « Si l’aspect ergonomique sera privilégié, la lumière sera un facteur déterminant. » De la même façon, ASPECT MÉDICAL Une organisation spatiale adaptée La spécificité d’un projet hospitalier médicosocial en faveur des personnes âgées impose une organisation et un mode de fonctionnement complexe. « Le maintien du lien social est donc la priorité, tant pour les résidents et leurs familles, que pour les équipes soignantes », explique l’architecte. Les distances entre les services et les chambres des résidents seront adaptées pour permettre un gain de temps, avec, à la clé, des bénéfices thérapeutiques pour les personnes âgées. l’accès et les vues sur l’extérieur seront privilégiés afin d’éviter un sentiment d’enclavement des résidents et de leur famille. Dans chaque bâtiment, des cours Espaces de promenades aux abords du château. CHAMBRES 390 places réparties en 13 unités Chacune des 13 unités comprendra 28 chambres individuelles d’une superficie comprise entre 20,5 et 23 m² et une chambre double de 28 m². Chaque espace privé inclura un cabinet de toilette avec douche. « Si tout ce qui a trait au soin sera à disposition, le résident doit pouvoir personnaliser son espace, se l’approprier, en faire un nouveau chez soi », précise Catherine Dormoy. Les résidents hébergés dans les chambres aux étages auront accès à de grandes terrasses protégées de 50 à 80 m². Le nouvel ensemble bâti s’articulera autour du château. La fin des travaux est prévue pour juin 2019. DOSSIER Le Chênois intérieures avec jardins seront accessibles directement depuis les 150 chambres situées au rez-de-chaussée et depuis les étages par les escaliers et ascenseurs. CALENDRIER PRÉVISIONNEL Livraison du projet en juin 2019 ∙ Octobre 2015 à août 2016  : Phase d’étude Permis de construire, accessibilité, incendie. Aménagement de l’emplacement parking, de l’entrée et des réseaux de fluides (construction d’une chaufferie Biomasse destinée à assurer le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire de l’ensemble du site). ∙ Septembre 2016 à avril 2018  : Première phase de travaux Construction des trois nouveaux bâtiments à l’arrière du château, du bâtiment de liaison et du parking. ∙ Mai 2018 à juin 2019  : Seconde phase de travaux Désamiantage, déconstruction de la résidence Émile-Géhant et de la résidence des Quatre Vents. Leurs occupants rejoindront les trois nouveaux bâtiments déjà édifiés. Destruction des espaces logistiques. Restructuration du château et reconstruction de deux bâtiments. LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT DU TERRITOIRE DE BELFORT N°161 VivreleTerritoire 15



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :