[90] Vivre le Territoire n°160 sep/oct 2015
[90] Vivre le Territoire n°160 sep/oct 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°160 de sep/oct 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Belfort-Delle, travaux sur les rails.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CULTURE école d’art À SAVOIR Exposition « Retour sur l’abîme » À l’occasion des 70 ans de la Libération, l’École d’art de Belfort – Gérard Jacot, le 19/CRAC à Montbéliard, les Musées de la Ville de Belfort et le Granit, Scène nationale à Belfort, présentent une grande exposition évoquant le génocide des communautés juives et tsiganes d’Europe. Exposition du 10 octobre au 19 décembre. Vernissage à l’École d’art de Belfort le samedi 10 octobre à partir de 15h. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h, le samedi de 14h à 18h. Accès libre Jean-Marie Boizeau, nouveau directeur de l’École d’art de Belfort - Gérard Jacot 24 VivreleTerritoire N°160 LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT DU TERRITOIRE DE BELFORT Une école ouverte sur la cité Pour moi, une école d’art ne doit pas seulement être un espace où des étudiants viennent apprendre les Beaux- Arts ou les arts graphiques, c’est véritablement un outil de promotion de l’art auprès du grand public, un lieu ouvert sur la cité, qui joue non seulement un rôle éducatif mais également social. L’école doit être un élément moteur aussi bien dans un parcours professionnel que, plus simplement, dans le quotidien en participant à la vie culturelle des habitants du Territoire. Élèves, parents, adultes en formation, amateurs d’art ou artistes professionnels doivent pouvoir y trouver un lieu d’échanges, d’enrichissement mutuel. Toutes les villes n’ont pas la chance d’avoir une école d’art regroupant toutes ces pratiques. Celle de Belfort est ouverte au plus grand nombre. » Au rendez-vous des créatifs ÉDUCATION L’École d’art de Belfort, installée dans un magnifique bâtiment militaire au cœur de la vieille ville, compte parmi les établissements culturels soutenus par le Département. Son nouveau directeur ambitionne d’en faire un acteur important de la scène artistique et culturelle dans l’Aire urbaine. ç Catherine Robet 450 élèves de 7 à 77 ans s’inscrivent chaque année aux ateliers de pratiques artistiques. Amis, familles, élèves, professeurs, artistes ou amateurs d’art… Ils étaient plus de 200 en juin dernier à se presser dans les salles de l’École d’art de Belfort pour le vernissage de l’exposition des travaux des élèves. Sur près de 1 900 m², dans tous les ateliers et même dans les escaliers, les arts plastiques étaient à l’honneur. Si ce genre d’événement permet de braquer momentanément les projecteurs sur l’établissement, ses différentes missions méritent d’être mieux connues. Elle est notamment l’une des rares écoles d’art publiques (seulement 14 en France) habilitées à préparer les étudiants aux concours d’entrée des Écoles supérieures d’art, telles que l’Institut supérieur des Beaux-Arts à Besançon ou la Haute école des arts du Rhin à Mulhouse. « La classe préparatoire accueille ainsi chaque année environ 30 étudiants post-bac qui veulent s’engager dans un métier artistique, » explique le directeur Jean-Marie Boizeau, nommé en 2014 à la tête de la structure. L’école propose également une formation qualifiante en arts graphiques dans le cadre des formations professionnelles adultes mises en place par la région Franche-Comté. « Ces formations permettent à des personnes en recherche d’emploi d’acquérir de nouvelles compétences professionnelles ou de se réorienter vers un métier de la création », précise le directeur. Mais le gros des troupes réside dans les ateliers de pratiques amateurs qui réunissent près de 450 élèves de 7 à 77 ans ! Peinture, sculpture, dessin, art numérique, illustration… l’éventail des pratiques est large et un grand nombre d’ateliers ont lieu en dehors des horaires de bureaux ou d’école. Nouveaux projets Pour cette rentrée 2015, Jean-Marie Boizeau ambitionne de renforcer la présence de l’École d’art dans le paysage culturel local. Plusieurs nouveaux ateliers de pratique amateur ouvrent en septembre. L’école a également mis en place, via le dispositif de formation professionnelle pour adulte de la Région Franche-Comté, une nouvelle formule de qualification en arts plastiques. Un partenariat est par ailleurs en cours avec l’Espace multimédia gantner, service du Département, les Musées de la Ville de Belfort et le 19/Centre régional d’art contemporain à Montbéliard, pour recevoir en dépôt un fonds d’ouvrage consacré à l’art. Le Centre de documentation de l’école devrait ainsi devenir un centre de ressources consacrées aux arts plastiques en libre accès. Quant à la salle d’exposition, elle devrait être mieux identifiée en accueillant toujours une programmation pointue d’art contemporain. Le public pourra y rencontrer des artistes, mais aussi assister à des conférences ou à différents événements. Souhaitons à ce nouvel espace, baptisé « La Cantine », de remporter un succès aussi grand que celui de l’exposition annuelle des travaux des élèves. l École d’art de Belfort – Gérard Jacot 2, avenue de l’Espérance à Belfort Tél. 03 84 36 62 10 www.ecole-art-belfort.fr
Escrime Le corps et l’esprit Vitesse, précision, souplesse, stratégie et respect de l’adversaire… L’escrime est un sport complet alliant le corps et l’esprit. Présentation avec la Belfortaine vicechampionne de France cadette Joséphine Fourniguet et Philippe Vidal, maître d’arme à l’ASMB escrime. ç Pauline Moiret-Brasier PRATIQUE Quand débuter  : Dès 7 ans Qualités développées  : Vitesse, précision, souplesse, stratégie, respect de l’adversaire, etc. Entraînement  : De 2 à 6 par semaine en fonction de l’âge et du niveau de pratique. Prix d’une licence  : De 150 euros à 300 euros à l’année. Où pratiquer  : ASMB Escrime 15 Rue du Général Strolz, 90000 Belfort 03 84 21 29 69-06 28 20 27 41 www.escrime-belfort.fr/CE de Giromagny Gymnase de l’École Lhomme, rue Lhomme 90200 Giromagny 03 84 29 03 90 À SAVOIR L’ASMB Escrime lance pour les adultes une licence à 57 euros et un système de tickets (à 12 euros la séance). Possibilité de découvrir le sport grâce à trois séances d’essais gratuites. Les inscriptions ont lieu début septembre et jusqu’à la Toussaint. Il est toutefois possible de s’inscrire en cours de saison. Quand on évoque l’escrime, on pense notamment aux exploits sportifs et olympiques de la Française Laura Flessel, qui a largement contribué à faire connaître ce sport hérité des techniques anciennes de combat. Joséphine Fourniguet, 14 ans, l’a découvert à 6 ans dans le sillage de son frère aîné, au club de l’ASM Belfort. Premier duel en compétition, première victoire. La jeune fille a depuis amassé beaucoup de titres, dont celui de vice-championne de France 2015 en individuel et en équipe au fleuret. C’est généralement avec cette arme, légère et souple, que les jeunes escrimeurs apprennent les fondamentaux. « J’aime bien l’idée que le combat dure. Au fleuret, on ne touche que le buste, c’est une technique de duel où l’intention compte, plus que le combat à l’épée où le but est de toucher coûte que coûte l’adversaire », évoque Joséphine. Il existe en effet trois armes, chacune ayant sa spécificité. Vitesse, précision, souplesse ainsi que coordination font partie des innombrables qualités physiques développées quelle que soit la pratique. Une affaire de stratégie On a beau se battre avec des armes, cela n’en fait pas une discipline dangereuse. Les règles sont pointues et le respect des adversaires, inhérent à la plupart des sports de combat, est de rigueur. Et puis que l’on se rassure  : les lames ne coupent pas ! « De Joséphine Fourniguet et son entraîneur, Philippe Vidal plus, nous sommes équipés de protection  : le masque, la coque, les cuirasses, le pantalon, les gants, la veste électrique pour comptabiliser les points de touche lors des combats », liste Joséphine. Chaque compétition est un moyen de se surpasser en se mesurant à de nouveaux adversaires. Et même si les duels n’y sont pas mixtes, filles et garçons peuvent croiser le fer à l’entraînement. « Au départ, les jeunes garçons sont davantage attirés par la confrontation. Les jeunes filles sont souvent plus observatrices et attentives à la beauté du geste, ce qui donne une belle technique », constate depuis des années Philippe Vidal. Une différence qui s’estompe bien sûr au fil des années de pratique. Car pour gagner, Joséphine Fourniguet en sait quelque chose  : c’est avant tout une affaire de stratégie. Savoir anticiper, riposter, emmener l’autre dans son propre jeu… « En escrime, on apprend non pas à être bagarreur, mais à être combatif », conclut l’entraîneur. l SPORT discipline Liste des structures sur http://territoiredebelfort.franceolympique.com rubrique « comités et clubs sportifs. » REPÈRES Les armes de l’escrime FLEURET  : Seules les touches au niveau du tronc (buste, flancs et dos) sont autorisées avec la pointe du fleuret. Contrairement à l’épée où le premier qui touche marque le point, c’est l’intention d’attaquer qui est évaluée par un arbitre. ÉPÉE  : Les touches sur toute la surface du corps sont autorisées avec la pointe de l’épée. Le premier qui touche l’adversaire, marque le point. SABRE  : Contrairement à l’épée et au fleuret, on se bat essentiellement avec la tranche. On peut porter des coups sur le haut du corps, à la tête et au bras. LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT DU TERRITOIRE DE BELFORT N°160 VivreleTerritoire 25



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