[90] Vivre le Territoire n°159 jui/aoû 2015
[90] Vivre le Territoire n°159 jui/aoû 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°159 de jui/aoû 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,6 Mo

  • Dans ce numéro : Malsaucy, un été à la plage.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ÉCONOMIE environnement EN CHIFFRES Depuis 2011, la Chambre de commerce et d’industrie a contacté et sensibilisé 1 017 entreprises. La Communauté de l’agglomération belfortaine a déposé 49 dossiers de demande de subvention à l’Agence de l’Eau pour environ 735 000 euros de subventions versées. Elle a réalisé 336 visites en entreprise. POLLUTIONS Depuis 2011, un dispositif permet aux entreprises de s’équiper pour limiter la diffusion de produits toxiques dans l’environnement et les rivières. L’opération s’achève fin 2015. ç Catherine Robet Des aides pour les entreprises propres Le programme de réduction des pollutions toxiques mis en place par la Communauté de l’agglomération belfortaine (CAB) et le Département du Territoire de Belfort, en partenariat avec l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, l’Association des collectivités pour la maîtrise des déchets et de l’environnement, et la Chambre de commerce et d’industrie du Territoire de Belfort, s’achève à la fin de l’année. « Depuis 2011, cette opération a permis de sensibiliser environ 1000 entreprises au problème des rejets toxiques, explique Mélanie Sandoz de la Cellule conventions de rejets des industriels à la CAB. Et une quarantaine d’entre elles a bénéficié de conseils et de financements très avantageux de l’Agence de l’eau, allant parfois jusqu’à 60% du coût des installations. » À l’origine de cette opération, l’alerte donnée par les ser- J’ai investi dans une fontaine écologique Il y a quelque temps, j’avais équipé le garage d’Essert d’une nouvelle cabine de peinture sans solvant. Lorsque j’ai appris qu’il existait un programme d’aides financières aux entreprises pour lutter contre les pollutions toxiques, j’ai décidé d’aller plus loin et d’investir dans une fontaine écologique pour le lavage et le dégraissage des pièces. Frédéric Beurier, Sirufo Automobiles à Essert 20 VivreleTerritoire N°159 LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT DU TERRITOIRE DE BELFORT La station de dépollution des eaux de Belfort traite jusqu’à 10 millions de m 3 d’eau par an et réalise 156 analyses en entrée et sortie de la station. vices du Département quant à la présence de plomb, de zinc ou en- Et comme nous avons quelques produits en stock, tels que du liquide de refroidissement ou des hydrocarbures, nous avons également installé un bac de rétention sous l’espace de stockage. De cette façon, aucun produit ne peut s’écouler accidentellement. Ne pas polluer l’environnement, c’est faire en sorte qu’il ne soit pas toxique pour les individus, en particulier pour les employés. C’est notre responsabilité de chef d’entreprise. core de cuivre dans l’eau des rivières, et notamment dans la Savoureuse. « Du cadmium également, ajoute Stéphanie Vernier, de la direction de l’environnement au Département du Territoire de Belfort, qui réalise les analyses des cours d’eau. Il peut provenir des pneus des voitures mais aussi des pesticides et de l’industrie des métaux. » Le Département et la CAB se sont donc associés pour remonter à la source de ces pollutions. Attention à la station Pour la CAB, l’enjeu est en effet de taille. Son réseau de station d’épuration ne peut pas recevoir n’importe quelles eaux usées. « Une station ne doit recevoir que des eaux sanitaires biodégradables, pour le reste, il faut demander une autorisation
spéciale », poursuit Mélanie Sandoz. « Si des professionnels déversent des eaux trop toxiques dans le réseau d’assainissement, les bactéries des bassins ne peuvent pas agir et le bassin lui-même est pollué. » Les toxiques passent ensuite dans l’eau de la rivière et perturbent la physiologie des organismes aquatiques, avec un impact important sur la biodiversité, tandis que la collectivité doit supporter des coûts supplémentaires pour l’incinération des boues d’épuration contaminées qui ne peuvent plus être recyclées en agriculture. Des aides sur-mesure Pour des professionnels, laver son matériel de peinture ou sa bétonnière, dégraisser des pièces mécaniques ou encore stocker des produits ne sont pas des gestes anodins. Les grands industriels sont généralement bien au fait des réglementations et contrôlent leurs rejets. Du côté des PMI/PME ou encore des artisans, il reste en revanche des efforts à faire. « Les solutions peuvent aller du simple bac de rétention pour stocker les produits dangereux à la mini-station de traitement des métaux lourds », précise Magali Rihn qui aide également les entreprises à monter leur dossier de demande de subvention à la CAB. La prévention étant de mise, les espaces de stockage peuvent être aménagés pour éviter que la pluie ne lessive les bonbonnes, pots de peintures et autres fûts, ou que des fuites accidentelles ne contaminent le réseau. « Mais il ne faut pas commencer les travaux sans l’accord de l’Agence de l’eau. » Ensuite, l’entreprise aura jusqu’à quatre ans pour réaliser les Les solutions peuvent aller du simple bac de rétention pour stocker les produits dangereux à la mini-station de traitement des métaux lourds. » installations, les aides étant versées sur factures acquittées. Économie d’eau Le dispositif de soutien aux entreprises qui adoptent de bonnes pratiques comporte également un volet lié aux économies d’eau. « Il est réservé aux établissements situés le long de la Savoureuse. » Ces entreprises ont la possibilité d’être subventionnées pour installer, par exemple, des récupérateurs d’eau de pluie ou des circuits fermés. « L’été, le bassin-versant est déficitaire en eau parce que la nappe est très sollicitée. Il faut donc économiser au maximum la ressource », reprend Stéphanie Vernier. Même si notre département semble verdoyant, la CAB doit fréquemment acheter de l’eau potable à nos voisins du Doubs et de Haute-Saône. Pour éviter le scénario catastrophe d’un manque d’eau qui aurait un impact important sur l’activité économique du Territoire, il est donc conseillé aux entreprises de s’équiper sans attendre. Côté pollution, les résultats complets des analyses annuelles réalisées dans la Savoureuse et la Douce seront rendus en 2016, mais les premiers chiffres montrent déjà une sensible amélioration de la qualité des cours d’eau. l Communauté de l’agglomération belfortaine Cellule convention des rejets industriels Mélanie Sandoz – Tél. 03 84 90 11 99 Magali Rihn – Tél. 03 84 90 11 36 ÉCONOMIE environnement Les fontaines biologiques permettent de laver sans polluer (ici au garage Sirufo Automobiles à Essert). LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT DU TERRITOIRE DE BELFORT N°159 VivreleTerritoire 21



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