[90] Vivre le Territoire n°154 déc 14/jan 2015
[90] Vivre le Territoire n°154 déc 14/jan 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°154 de déc 14/jan 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier solidarité... sur le terrain de la fraternité.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MÉMOIRE 1 re Guerre mondiale Le raid aérien sur Friedrichshafen Le 21 novembre 1914, trois aviateurs anglais partis de Belfort survolent le territoire allemand dans le but de bombarder les ateliers de guerre de Friedrichshafen. Un épisode méconnu de la guerre aérienne dont le Territoire de Belfort a été le théâtre au cours de la Première Guerre mondiale. ç Joseph Schmauch À la mobilisation, la place de Belfort compte deux escadrilles aériennes (BL 10 et BL 3) ainsi qu’une base de dirigeables. Dans une guerre d’un type nouveau, l’aviation tend à prendre une place de plus en plus importante ; aux missions d’observation s’ajoutent des opérations de chasse des engins ennemis et de bombardement d’usines de guerre et de villes. Des missions de bombardement sont ainsi confiées au groupe d’escadrilles commandé par le capitaine Happe, qui effectue depuis Belfort plusieurs raids sur les gares de Mulhouse, le terrain d’aviation d’Habsheim, les usines d’armement de Dornach ou les usines de Stuttgart. Plusieurs terrains d’aviation voient le jour autour de Belfort dans un but offensif et défensif, à l’exemple du terrain de Chaux qui accueillera les escadrilles 49, 92 et 315 (ces deux dernières adoptant le lion de Belfort comme emblème) ou du terrain de Romagny, affecté à l’escadre C 34 dès février 1915. Attaques contre les Zeppelins Le but de la mission, imaginée à l’automne 1914, est le bombardement des usines de construction de Les avions sont des biplans utilisés comme monoplaces, le poids des bombes devant remplacer celui des passagers. » dirigeables Zeppelin à Friedrichshafen, établies sur les rives du lac de Constance. L’armée allemande comprend, en 1914, une quinzaine de ces À SAVOIR Belfort, mais également les communes de Giromagny et de Valdoie, sont également soumises aux bombardements aériens allemands dès le mois de septembre 1914. À la fin de la guerre, Belfort recevra régulièrement des bombes de 100 kg. Avions militaires sur le terrain de Chaux. 30 VivreleTerritoire N°154 LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT
MÉMOIRE 1 re Guerre mondiale Carte postale du retour de l’aviateur Sipp. aéronefs rigides, d’une longueur de 150 menviron et portant le nom de leur inventeur (le comte de Zeppelin). Les dirigeables sont alors employés par les deux belligérants, qui fondent chacun de grands espoirs sur les capacités de destruction de ces engins. Les Anglais lancent une première attaque le 8 octobre sur la base de Düsseldorf à partir d’Anvers. La mission du 21 novembre Le site de Belfort est retenu comme point de départ d’une seconde attaque dirigée vers le sud de l’Allemagne. Trois aviateurs (un quatrième n’a pu partir) prennent leur envol vers 10 heures, ce 21 novembre 1914. Les avions sont des biplans utilisés comme monoplaces, le poids des bombes devant remplacer celui des passagers. Chaque appareil emporte quatre projectiles de 10 kg. Les conditions atmosphériques sont difficiles, en raison d’un vent important. Pour réaliser ce vol de plus de quatre heures en plein hiver dans des aéronefs dépourvus de cabine, les aviateurs se protègent du froid en portant des manteaux de fourrure, des gants et un casque en cuir fourré. Il est près de midi lorsque l’aviateur Sipparrive en vue de l’objectif ; il pique et lance ses bombes à une altitude de 150 mètres sur les hangars. Babbington le suit, pique violemment et largue également ses bombes. Le but de l’expédition a été atteint, puisque quatre bombes sont tombées sur les ateliers de construction, produisant un grand effet moral sur les personnels de l’usine. Un retour difficile En dépit des impacts de balles essuyés par les avions, Sippse pose à Belfort en début d’après-midi. Quant au lieutenant Babbington, il atterrit dans les champs près de Villersexel, provoquant d’abord l’affolement des populations locales avant d’être acclamé aux cris de « Vive l’Angleterre ». Les deux pilotes britanniques seront décorés de la Légion d’Honneur sur ordre du général Joffre dès le lendemain. Quant au lieutenant Briggs, touché en plein vol, il est contraint d’atterrir en territoire allemand et fait prisonnier. l Silhouette d’un zeppelin, extrait d’un carnet de silhouettes de dirigeables. Le dirigeable français « Le Lieutenant Chauré ». LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT N°154 VivreleTerritoire 31



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