[90] Vivre le Territoire n°154 déc 14/jan 2015
[90] Vivre le Territoire n°154 déc 14/jan 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°154 de déc 14/jan 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier solidarité... sur le terrain de la fraternité.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER solidarité POINT ACCUEIL SOLIDARITÉ Pour un soutien complémentaire et efficace PAS SUD TERRITOIRE Les paniers du Restos Les structures du Territoire de Belfort redoublent d’initiatives pour accompagner les personnes dans le besoin. Grâce au partenariat avec les Restos du cœur, le PAS Sud Territoire a créé en 2014, des ateliers cuisines, destinés aux bénéficiaires de l’aide alimentaire. Les usagers viennent chercher des astuces, des conseils pour confectionner des repas simples, variés et équilibrés sur la base des colis alimentaires distribués par les Restos du cœur. Les ateliers sont animés par Amandine Faudot, conseillère en économie sociale et familiale. Une manière de sensibiliser les publics à l’équilibre alimentaire et à la santé mais aussi à l’équilibre de son budget, grâce aux économies réalisées en cuisinant soi-même. Ils participent également àredonnerconfianceauxbénéficiairesquelaprécaritééconomiqueà tendance à isoler. Écouter, informer, aider, orienter… les Points accueil solidarité (PAS) du Conseil général du Territoire de Belfort sont à disposition de chaque habitant, et notamment des publics défavorisés. Qu’il s’agisse de problèmes financiers, familiaux ou d’accès à un logement, il est possible de rencontrer des spécialistes de l’action sociale. « La mission de ces professionnels consiste à s’adapter à chaque usager afin de les aider à dépasser des difficultés qui peuvent être momentanées ou persistantes », explique Julie Matray, directrice de l’action territoriale. En fonction des situations, les services du Conseil général peuvent alors mobiliser diverses aides (Chèques d’accompagnement personnalisés, Fonds d’aide aux jeunes, Aide sociale à l’enfance…) ou orienter vers les structures compétentes. Pour une action efficace, les Points accueil solidarité ont également tissé des liens avec les associations caritatives locales. Des projets solidaires innovants ont ainsi vu le jour avec l’Armée du Salut, la Croix- Rouge, Emmaüs, le Secours populaire ou les Restos du cœur. En 2014, la plupart ont touché à la gestion du budget et à l’équilibre alimentaire (lire ci-contre). « Il est important pour les acteurs sociaux d’un même territoire de se connaître mutuellement afin d’orienter au mieux, les personnes qui rencontrent des difficultés », poursuit Julie Matray. Une organisation destinée à répondre de la manière la plus efficace possible aux difficultés que peuvent rencontrer les habitants du Territoire. l Danièle Zapata, responsable du micro-crédit et directrice adjointe aux Restos du Cœur Une question de confiance. Depuis 2011, nous avons accompagné les projets d’une centaine de personnes grâce au micro-crédit, et nous avonsréussiàgagnerlaconfiancedelabanquepartenaire en montrant que les personnes défavorisées peuvent être aussi responsables que les autres dans la gestion de leur budget. Ainsi, Emmanuelle, maman de trois enfants et sans emploi, avait la possibilité de conduire une voiture cédée par un membre de la famille, mais elle n’avait pas le permis de conduire. Grâce au micro-crédit, elle a pu s’inscrire à l’autoécole et elle a passé l’épreuve avec succès ! Nous étions très heureux de cette réussite. Ce projet comptait beaucoup pour elle, en particulier dans le cadre de sa recherche d’emploi. Et elle a toujours remboursé ses échéances sans problème. » MICRO-CRÉDIT Le mini-prêt pour se projeter dans l’avenir Comment financer un permis de conduire, une formation professionnelle, ou encore comment s’équiper en électroménager lorsque l’on est exclu du crédit bancaire classique par manque de revenus ? Les Associations caritatives ont bien compris que le micro-crédit permettait de déclencher une dynamique d’insertion. Accordé par une banque partenaire, le prêt d’un faible montant (de 300 à 3 000 euros) et à taux d’intérêt très bas, responsabilise l’emprunteur qui bénéficie d’un accompagnement de l’association jusqu’à son remboursement complet. Il évite également aux personnes vulnérables de s’enliser dans les crédits à la consommation aux taux prohibitifs, et de sombrer dans la spirale du surendettement. Dans le Territoire de Belfort, la Croix-Rouge et les Restos du Cœur peuvent accompagner les personnes à très faibles revenus dans l’obtention et le suivi d’un micro-crédit. l Emmanuelle, mère de 3 enfants, bénéficiaire d’un micro-crédit.. Le permis de conduire, c’est important. Cela faisait longtemps que je voulais passer mon permis, mais j’avais peur d’avoir à sortir de grosses sommes d’argent d’un seul coup. J’en ai parlé avec Danièle, des Restos du Cœur, qui m’a dit qu’il existait une solution avec le micro-crédit. J’ai tout de suite voulu faire un dossier et dès qu’il a été accepté, j’ai pu démarrerlaformation.Depuis,jerembourse40eurostouslesmoisetj’auraibientôtfinide payer. C’est très important pour moi de pouvoir conduire. Avant j’habitais dans l’Yonne et j’allais travailler en vélo. Mais ici, si je dois me rendre au travail à 5 heures du matin, en plein hiver, avec le froid et les enfants, c’est vraiment nécessaire d’avoir un permis de conduire et une voiture. Sans les Restos, tout cela n’aurait pas été possible. Je leur suis vraiment reconnaissante. » 14 VivreleTerritoire N°154 LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT
DOSSIER solidarité VÊTEMENTS – JOUETS La générosité, au cœur de l’entraide Depuis plusieurs années, la Croix rouge, les Restos du cœur, l’Armée du Salut et le Secours populaire mettent en place des aides vestimentaires en faveur des plus démunis. Les dons sont déposés par des personnes généreuses dans les conteneurs situés devant les locaux ou directement auprès des bénévoles. À Belfort, Delle et Giromagny, la Croix rouge a même généralisé les « vesti- boutiques ». Vêtements mais aussi des chaussures, des livres, des jouets, du matériel de vie quotidienne ou de puériculture se côtoient dans les rayons aménagés par les bénévoles. Ils sont vendus entre 20 centimes et 5 euros, prêts à bénéficier d’une seconde vie. À la veille des fêtes de fin d’année, la Croix rouge organise une braderie spéciale jouet pour le plus grand plaisir des enfants. l Annie *, une habituée de la vestiboutique Une petite famille. Je viens dans la vestiboutique très régulièrement. Ce n’est vraiment pas cher et on trouve de jolies choses surtout quand on a de jeunes enfants. C’est bien quand on n’a pas beaucoup les moyens. Parfois je n’achète rien, je viens surtout pour la convivialité. À force, on connaît du monde et les bénévoles sont sympathiques. Quand on n’a pas trop le moral, on vient regardercequ’ilyadenouveauetonenprofitepourdiscuterunpeu.Onsesalue, onparledelapluieetdubeautemps…C’estpresqueunepetitefamille. » *Le prénom a été changé Françoise Leboucher, Responsable-bénévole de la vestiboutique de la Croix rouge à Belfort Ici, l’entraide fonctionne très bien. Chaque semaine, je m’occupe de trier, laver et remettre en état les dons que nous récupérons dans les conteneurs situés devant les locaux de la Croix rouge. Je suis souvent surprise par l’excellentétatdesaffaires.Quandce n’est pas le cas, notre association reverse le tissu à une entreprise de recyclage de textile. Il y a aussi des dames qui nous amènent des vêtements qu’elles ont elles-mêmes tricotés pour les enfants. L’entraide fonctionne très bien ici. Je me rappelle qu’un jour une dame était venue pour noël en me disant quelle avaitquinzepetits-enfantsmaisseulement15euros…Grâceàlagénérositédesgensetdelavestiboutique,elleestfinalementrepartieavec de beaux jouets et le sourire aux lèvres. De nombreuses personnes viennenticichaquesemaine:nouveauxbénéficiairesdel’aidealimentaire et des gens qui n’osaient pas venir avant. Ils se rendent compte qu’ici,ilspeuventvenirentouteconfiance,sansavoirpeurduregard des autres et échanger un peu avec les bénévoles. » SANTÉ Un droit fondamental pour tous Si l’accès aux soins constitue un droit fondamental, de très nombreuses personnes en situation d’exclusion ne bénéficient pas toujours de traitements adaptés. C’est pourquoi plusieurs associations du Territoire de Belfort, telles que l’Armée du Salut, le Secours populaire, voir même la Croix Rouge pour les urgences, ont mis en place une permanence pendant laquelle les personnes qui le souhaitent bénéficient de soins et de conseils, et peuvent si nécessaire être orientées vers un service médical spécialisé. Certaines associations, telle que l’Armée du salut, proposent également aux personnes vulnérables de rencontrer un psychologue. Là encore, les permanences permettent de consulter sans prise de rendez-vous. l Monique Beck, psychologue de l’association « Insert Toi », à la permanence santé de l’Armée du Salut. Une démarche à la fois clinique et sociale. Ici, nous rencontrons unepopulationtrèsdiversifiée:despersonnessouffrantdepathologiepsychiatrique,des demandeurs d’asile qui ont subi des traumatismes, des jeunes à la rue en totale rupture avec leurfamille…Ensomme,despersonnestrèsseulesquin’ontpersonneàquiparler.Mon travaildiffèredonccomplètementdelaconsultationencabinet.Ils’agiticid’unedémarche à la fois clinique et sociale. Tous ont quelque chose qui les empêche d’avancer dans la vie, j’essaiedoncdelesaideràtrouvercequipeutfairenaîtreeneuxunelueurd’espoir,uneenviedefaire… C’est un suivi à très long terme, et ils me connaissent bien, voilà 10 ans que je suis là pour eux ! » Josiane, infirmière de l’association « Insert Toi », à la permanence santé de l’Armée du Salut Il suffit souvent de peu de chose. Ici, les gens viennent surtout pour parler. Les « bobos » sont souvent un prétexte. Les personnes se livrent alors vraiment. C’est un contact humain qu’elles n’ont pas dans la rue. La permanence santé constitue donc un point d’ancrage très important. C’est également le maillon indispensable pour accéder aux droits et avoir une prise en charge rapide. À l’extérieur, ils peuvent toujours trouver une ordonnance d’un médecin, mais comment obtenir lesmédicaments ? Etpuis,souvent,ilsuffit de peu de chose pour que la personne se sente mieux, un pansement, un comprimé de paracétamol, une demi-heure deconversation…etelle repart avec le sourire. » LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT N°154 VivreleTerritoire 15



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