[90] Vivre le Territoire n°154 déc 14/jan 2015
[90] Vivre le Territoire n°154 déc 14/jan 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°154 de déc 14/jan 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier solidarité... sur le terrain de la fraternité.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER solidarité ASSOCIATIONS Au cœur de l’hiver les conditions d’existence des moins favorisés se durcissent. Soutenus par le Conseil général, associations caritatives et bénévoles sont plus que jamais sur le terrain. Ils y mènent un combat quotidien contre le désespoir, la pauvreté et ses préjugés. ç Patrick Fitamant Les associations caritatives soutiennent chaque jour les plus démunis. Combattre la pauvreté et les préjugés Dans chaque ville de France une légende urbaine hante les trottoirs, les cafés, les commerces. On y évoque cette famille qui aurait fait de nombreux enfants pour… ne pas travailler ! Et vivre « grassement » des allocations familiales, des aides sociales, des vêtements et colis alimentaires fournis par les associations caritatives. Nul n’a jamais vraiment rencontré cette famille mais beaucoup sont convaincus de son existence. Dans chaque ville de France, l’on se raconte ce type d’histoire. Avec entre les lignes, cette idée que finalement, la vraie pauvreté, ça n’existe pas. Pendant que les Selon une étude d’ATD quart-monde, « 97% des Français ont au moins un préjugé sur la pauvreté ». » honnêtes gens travaillent durement pour gagner leur vie, d’autres joueraient au pauvre pour profiter de la générosité d’autrui et du système. Si quelques-uns croient pleinement à ces contes pour adultes, la majorité cependant, sans y croire, s’en accommode bien volontiers. Pourquoi ? Peut-être parce qu’il est difficile voire douloureux d’accepter la réalité. Cette réalité qui dit qu’en France aujourd’hui, les principaux bénéficiaires des associations caritatives sont les travailleurs pauvres, les femmes seules avec enfant, les jeunes de 18- 25 ans en rupture familiale, les retraités. Alors oui, sans doute, il est difficile quand on a une famille sur qui compter, des amis pour vous épauler, un revenu régulier, d’accepter qu’il y ait aujourd’hui encore, des personnes qui n’ont rien, sauf un passé douloureux et le désespoir conjugué au présent et au futur. Il est plus facile dès lors d’imaginer que derrière ce dénuement se dissimulent des individus qui se complaisent dans l’oisiveté. AIDES ALIMENTAIRES ET HÉBERGEMENTS D’URGENCE Les associations caritatives du Territoire de Belfort Aide alimentaire, vestimentaire, resto bébé, hébergement, accueildejour,microcréditsocial,espacesanté…Lesassociations caritatives du Territoire de Belfort mettent à disposition des personnes défavorisées, sous conditions, de nombreuses aides etservices.Afindefaciliterl’accèsàcesdispositifs,leConseil général du Territoire de Belfort édite un document récapitulatif à destination des personnes concernées et des prescripteurs. On y trouve la liste des associations, leurs contacts, les types d’aides proposées, les lieux et jours d’accueil et de distribution. Cependant, pendant que certains préfèrent se raconter des histoires pour ne pas affronter la violence de nos sociétés, d’autres non seulement ouvrent les yeux mais tendent aussi la main. Et ils sont nombreux dans le Territoire de Belfort à faire vivre chaque jour ces valeurs de solidarité et cette « Fraternité » constitutive du socle de la République française. Ils sont nombreux à tendre la main quotidiennement à ceux que la vie a brisés, avec cette satisfaction parfois d’un espoir qui renaît. l 12 VivreleTerritoire N°154 LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT
DOSSIER solidarité 2 QUESTIONS À Yves AckermannPrésident du Conseil général du Territoire de Belfort Quel sens donnez-vous aux politiques sociales menées par le Conseil général et tout particulièrement aux politiques en faveur des plus démunis ? Y. A. : Je crois fondamentalement que le degré de civilisation d’une société se mesure à sa capacité à répondre aux besoins des plus fragiles. Le rôle des pouvoirs publics, et à fortiori du Conseil général, qui est le chef de file de l’action sociale dans le département, est de protéger les plus démunis et ce, d’autant plus, en période de difficulté économique. Notre collectivité mène une politique sociale volontariste, diversifiée et conçue dans la proximité : les professionnels de nos cinq Points accueil solidarité (PAS), répartis sur l’ensemble du territoire, se chargent d’écouter, d’informer et d’orienter les habitants qui en ont le plus besoin et ce, dans tous les domaines : protection maternelle infantile, gestion de budget, conseils aux jeunes en difficulté, conseils sur le RSA, aide en matière de santé. Nous soutenons également les publics dans l’accès ou le retour à l’emploi, en proposant des chantiers d’insertion pour les plus jeunes, en finançant la formation, les structures d’insertion socioprofessionnelle. Notre action sociale, c’est également une aide à toute personne ou ménage qui rencontre des difficultés pour se loger. Nos politiques sociales ne doivent pas être figées, c’est pourquoi nous les rénovons aujourd’hui en mobilisant plus fortement nos partenaires pour la mise en œuvre de solutions concertées pour les personnes démunies. C’est tout l’enjeu de la démarche des Projets sociaux de Territoire que nous avons impulsée et dans laquelle Samia Jaber, vice-présidente en charge de l’action sociale territoriale s’est fortement impliquée. Le PAS « Les dominicaines » est l’un des 5 Points accueil solidarité du Conseil général du Territoire de Belfort. Quel regard portez-vous sur le travail effectué par les associations caritatives et leurs bénévoles ? Y. A. : Les associations caritatives réalisent un travail colossal avec leurs bénévoles. Elles doivent aujourd’hui faire face à une augmentation importante de bénéficiaires (3 250 personnes aux Restos du Cœur l’année dernière, à titre d’exemple) et à une évolution de leur public, constitué de plus de jeunes et de personnes retraitées. Le Conseil général soutient financièrement ces associations et malgré les difficultés financières de notre collectivité, nous avons fait le choix de leur réaffirmer notre soutien. Au-delà du financement de ces structures, nous organisons avec elle des actions partenariales concrètes, en lien avec les PAS. Je donnerai l’exemple d’activités pédagogiques organisées pour les publics en difficulté autour du « bien manger » et de l’alimentation, en lien avec le PAS du Sud Territoire et les Restos du Cœur. l LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT N°154 VivreleTerritoire 13



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