[90] Vivre le Territoire n°151 septembre 2014
[90] Vivre le Territoire n°151 septembre 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°151 de septembre 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,6 Mo

  • Dans ce numéro : bien manger... le territoire dévoile ses recettes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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14 DOSSIER bien manger La cuisine pédagogique de la Maison départementale de l’environnement accueille adultes et enfants pour des ateliers gourmands. En 2011, l’approvisionnement des demi-pensions des collèges est devenu le symbole concret du développement des filières courtes dans le département. Des champs du Gaec Tacquard, à Reppe, aux assiettes des élèves, les légumes fraîchement récoltés passent par l’ESAT (établissement et service d’aide par le travail) des Hauts de Belfort, où des personnes handicapées s’occupent de leur épluchage et de leur conditionnement dans un atelier adapté. Ainsi préparés, les produits rejoignent les cuisines des établissements scolaires. Le succès de cette opération a incité le Conseil général à aller plus loin dans la promotion des circuits courts. L’approvisionnement VivreleTerritoire N°151 LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT BI Manger local ? DAIS LE PE DE BELFORT "ÇSc FILIÈRES COURTES Retrouver le lien avec la nature, les paysages, déguster des produits frais, suivre le rythme des saisons, s’avère bénéfique pour un grand nombre d’acteurs sur un même territoire. Conscient des différents enjeux que revêt l’alimentation, le Conseil général encourage le développement et la promotion des circuits courts. Sylvie Bugnon, Maraîchère, « Le potager des jeunes pousses » à Grosmagny Le particulier redécouvre le métier d’agriculteur, celui qui vit du travail de la terre. « Dans mon métier, j’ai pu constater l’évolution des modes de vie et de consommation qui ont bouleversé la place du repas. Cuisiner des plats, même simples, s’est progressivement effacé au profit d’une alimentation déjà préparée. Mais depuis deux ou trois années, on trouve des personnes de tous horizons qui redécouvrent qu’il existe, près de chez soi, des producteurs qui vendent sur les marchés ou à la ferme, des produits qui ne sont pas plus chers qu’en grandes surfaces. Je cultive pour ma part des légumes bio que les clients viennent récupérer sous forme de paniers, sur place ou dans des points de dépôt. Je suis toujours étonnée par les clients qui se surprennent à aimer des légumes qui ne répondent pas aux « standards » des grandes surfaces et confient apprécier de retrouver le goût de leur enfance. « Le potager des jeunes pousses » est aussi doté d’une ferme pédagogique. Ici, le particulier redécouvre le métier d’agriculteur, celui qui vit du travail de la terre. C’est à mon sens tout un aspect indissociable de notre culture. » Une consommation locale contribue directement à l’économie d’un territoire, à l’entretien des paysages. » ç Pauline Moiret-Brasier en viande bio est par exemple en projet. Le Territoire de Belfort a aussi été l’un des premiers départements à développer l’outil Agrilocal, une plateforme de mise en relation entre des producteurs locaux et des acheteurs publics. Les initiatives comme les groupements de consommateurs ou les paniers de producteurs se mettent également en place, pour faciliter l’achat direct auprès des fermes voisines. Pour sa première année d’animation sous le signe de l’alimentation, la Maison départementale de l’environnement, autour de laquelle s’articule un nombre important d’actions consacrées au « Bien manger » a d’ailleurs choisi d’explorer la thématique d’une consommation locale, avec tous ses enjeux, ses bénéfices et ses difficultés. « Notre but est de réconcilier les gens avec leur environnement et l’agriculture de leur région. Nous donnons les clés pour permettre à chacun de comprendre qu’une consommation locale contribue directement à l’économie d’un territoire, à l’entretien des paysages et donc, à leur cadre de vie », explique Vincent Rouire, responsable de la Maison départementale de l’environnement. l MDE Les bons plans pour manger local Exposition sur l’agriculture et les paysages, conférence gourmande, cuisine pédagogique, jardinage au naturel… Pendant toute la durée de ce cycle pluriannuel « Bien manger dans le Territoire », la MDE incarne un lieu de référence, où le public peut participer à des ateliers et des animations au fil des saisons (le programme détaillé de l’automne est à découvrir en page 9 de ce magazine). Les habitants du Territoire de Belfort peuvent également se procurer à tout moment les bons plans pour Manger local. Les adresses et coordonnées des producteurs qui exercent de la vente directe à la ferme ou sur les marchés, ainsi que celles des associations, coopératives et groupements de consommateurs sont à retrouver sur place et sur le site internet de la Maison départementale de l’environnement : cg90.fr/mde.
ÉDUCATION Au menu des collèges Des formations « Plaisirs à la cantine », mise en œuvre en partenariat avec la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt, ont été proposées l’année dernière à la communauté éducative des collèges du Territoire de Belfort. Cette année, une nouvelle étape est franchie avec la « Charte nationale Plaisir à la cantine » dans laquelle les établissements s’engagent notamment à inclure les produits locaux et de saisons dans leurs menus, à valoriser le personnel de cuisine pour faciliter les échanges avec les élèves, et surtout à inscrire la restauration scolaire comme enjeu éducatif dans leur projet d’établissement. Ainsi la restauration scolaire n’est plus ce que l’on appelait par le CULTURE Des événements qui donnent faim Tout au long du cycle « Bien manger dans le Territoire », plusieurs événements culturels prendront une saveur toute particulière. Car la question de l’alimentation est également une affaire de culture. Le menu commencera dès ce mois-ci par trois spectacles présentés dans le cadre de Conte et Compagnies (Lire page 18). Cerise sur le gâteau : les Créatures (voir page 8) et leur magnifique roulotte feront Le festival Conte et Compagnies vous invite à la table de Pouchkine (Cie Vivre dans le feu). passé « la cantine » mais bien un lieu privilégié qui a toute sa place dans l’éducation et concourt au développement des jeunes. Déjà trois collèges se sont porté candidats pour la signer. Par ailleurs, le Département a favorisé la mise en place d’un groupement d’achat entre tous les collèges, la restauration municipale de Belfort et le Lycée agricole de Valdoie. « L’objectif est de réaliser des économies sur les produits de consommation courante pour accroître les possibilités d’achat de produits frais issus de l’agriculture locale, » explique Évelyne Dolard-Savonito, directrice de l’éducation au Conseil général. La lutte contre l’obésité chez les jeunes fait également partie des objectifs départementaux. Le partenariat avec étape dans chaque village où sont programmés les spectacles afin de proposer aux festivaliers quelques douceurs sucrées ou salées produites localement. Dans la même veine, le Mois du film documentaire, du 5 au 23 novembre, proposera 12 projections à travers le département en lien avec les bibliothèques du réseau départemental. La Maison départementale de l’environnement, accueillera le Réseau de prévention et de prise en charge de l’obésité pédiatrique de Franche-Comté (REPOP) se poursuit cette année pour proposer aux collégiens en surpoids des activités sportives adaptées. Le succès de cette opération est tel que de nombreux jeunes s’inscrivent ensuite dans un club de sport et reprennent les cours d’éducation sportive avec plaisir. l ET AUSSI… Petits plats, petit budget I DOSSIER bien manger Comment concocter des plats savoureux pour toute la famille avec un budget très restreint ? La solution est donnée à travers les ateliers « Petits plats, petits budgets » organisés par les Points accueil solidarité (PAS) Est Territoire et Jean-Jaurès, en partenariat avec le Centre communal d’action sociale de la Ville de Belfort, le Secours populaire français et la Maison de quartier Jean-Jaurès. « À partir des dons de la banque alimentaire, ces ateliers prennent la forme de cours de cuisine dans lesquels les participants conçoivent des menus équilibrés, avec des produits simples et de qualité », précise Marie- Anne Clerc, responsable du PAS Jean-Jaurès. Ils ont également le mérite de recréer du lien social chez des personnes que la précarité économique isole. Apprendre à mieux manger permet ainsi de retrouver le goût des autres. quant à elle une exposition du 17 octobre au 9 novembre consacrée à l’agriculture familiale réalisée par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement et de l’Agence française de développement. Elle sera ensuite reprise par le lycée agricole de Valdoie du 10 au 22 novembre. Enfin en 2015, les Archives départementales proposeront dans le hall de l’Hôtel du Département une exposition retraçant l’histoire de l’alimentation dans le Territoire de Belfort du XIX e siècle à nos jours. On y apprendra le rôle du potager familial, les différentes productions agricoles dans le département, ou encore les us et coutumes en matière d’alimentation. l Après la mise en place des filières courtes pour alimenter les restaurants scolaires en légumes produits localement, les collèges sont invités à adhérer à la charte « Plaisir à la cantine ». Toutes les infos sur le cycle « Bien manger dans le Territoire » sur www.cg90.fr/bienmanger LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT N°151 VivreleTerritoire 15



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