[90] Vivre le Territoire n°148 mai 2014
[90] Vivre le Territoire n°148 mai 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°148 de mai 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5,6 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... un Territoire d'Europe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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TERRITOIRES actualités LOUIS BERTRAND L’ancien résistant a choisi de reposer auprès de ses compagnons de déportation Louis Bertrand est né le 3 janvier 1923 à Vesoul, dans une famille de cheminots. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il devient responsable du scoutisme clandestin dans la région de Belfort. En 1941, il contribue à la création du clan « Guy de Larigaudie », une unité de résistance, dont il devient chef des équipes ville en 1943. Réfractaire au Service du travail obligatoire (STO), il entre en clandestinité en avril 1944. Arrêté par les Allemands au mois d’août, il est déporté à Buchenwald puis au camp de travail de Langenstein-Zwieberge. Il est libéré en avril 1945 par les Américains après une « marche de la mort » (Lire A savoir) à laquelle il survit mais dont il garde de lourdes séquelles. Après la guerre, Louis Bertrand se consacre au témoignage aux jeunes générations, s’engageant dans la réussite du Concours national de la Résistance et de la Déportation. Profondément humaniste, il accorde une importance primordiale au respect mutuel entre Français et Allemands, ne confondant jamais l’Allemagne avec le nazisme. Il joue un rôle moteur dans l’axe franco-allemand et dans la construction d’une Europe de paix et de prospérité. Louis Bertrand est également à l’origine, en 1998, de la coopération entre le Landkreis (arrondissement) du Harz et le Conseil général du Territoire de Belfort. Il est décédé le 13 juin 2013 à Belfort après avoir fait part de sa volonté de rejoindre ses camarades de détention. Sa famille et les autorités allemandes ont œuvré pour respecter ce souhait. Le cimetière de la commune d’Halberstadt où se trouve le camp, dans le centre de l’Allemagne, a été étendu. Un espace près de la fosse commune est désormais réservé aux anciens déportés qui souhaitent y reposer, rendant ainsi possibles les inhumations officielles. Les cendres de Louis Bertrand y ont été dispersées vendredi 11 avril 2014, en présence de sa famille et d’Yves Ackermann, président du Conseil général du Territoire de Belfort. Selon son fils, Jean- Louis Bertrand, « cela correspond à sa démarche de transmettre le passé », c’est sa manière de dire : « Je n’oublie pas les copains décédés sur place et je rends hommage à leur mémoire. » l N. G. À SAVOIR Les marches de la mort ont eu lieu à la fin de la Seconde Guerre mondiale lorsque les Alliés se rapprochaient des camps de concentration et d’extermination allemands. Des dizaines de milliers de prisonniers affaiblis par le travail, les privations ou les maladies sont morts au cours de ces marches de transfert d’un camp vers un autre (source Wikipédia). WEBAIREINFO Le nouveau « pure player » de l’Aire urbaine « Wai » pour « WebAireInfo » est un nouveau média présent sur la Toile depuis la fin avril. Il s’agit d’un « pure player », c’est-à-dire un organe de presse diffusé uniquement par Internet. Il n’y a pas de version papier. « Cela contribue à la pluralité des médias dans l’Aire urbaine », explique Pierre-Yves Ratti, l’un des trois associés fondateurs avec Manuel Brun et Noël Ludwig. Les deux premiers sont issus du journalisme (presse quotidienne régionale et institutionnelle), le troisième est créateur de sites Internet à Mulhouse. « WebAireInfo est moderne, aéré, agréable à consulter. » La raison d’être de ce nouveau média ? « Couvrir l’actualité politique, sociale, économique et de loisir de toute l’Aire urbaine Belfort – Montbéliard – Héricourt. » Il se veut aussi réseau social, réservé aux associations qui, une fois inscrites, pourront s’informer et se mettre en relation les unes avec les autres, partager expérience et matériel… « C’est une vraie aventure, avec des petits moyens mais beaucoup d’enthousiasme. Nous avons fait le choix d’un contenu entièrement gratuit, sans aucun abonnement. Nos seules ressources financières proviennent de la publicité. Nous travaillons avec passion car nous n’avons pas beaucoup d’argent au démarrage. Notre investissement de départ, c’est de l’énergie et des compétences », poursuit Pierre-Yves Ratti. Une passion qui paye car, dès le début, les taux de lecture sont très Manuel Brun (à gauche) et Pierre-Yves Ratti, deux des trois associés de Wai. À SAVOIR Consulter WebAireInfo sur : www.webaireinfo.fr encourageants. Huit contributeurs alimentent le site en informations : six rédacteurs et deux photographes, tous issus du journalisme. La commercialisation de la publicité est réalisée par des étudiants de l’Esta (École supérieure de technologie et des affaires) de Belfort. l N. G. 24 VivreleTerritoire N°148 LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT
BIEN MANGER recette Produit Plantes sauvages, entre tradition et modernité On trouve encore des zones préservées de la pollution. Les bonnes conditions sont donc réunies pour aller glaner plantes et baies sauvages et réaliser des « salades folles des prairies » : des gnocchis à l’ortie et autres quiches à la berce (appelée « herbe aux lapins »). Autrefois, on était ravi de faire « sa cure de printemps » aux vertus dépuratives et ravigotantes, grâce aux cueillettes sauvages. En effet, tout ce qui pousse spontanément est plus riche en vitamines, enzymes, oligoéléments, protéines et vertus médicinales que les plantes cultivées. Cette exceptionnelle valeur nutritionnelle tombe à pic, au moment où on nous propose des légumes primeurs souvent cultivés sous serre et hors de prix. Rechargeons donc nos batteries grâce aux vertus de l’ortie piquante, par exemple, qui est très riche en protéines, vitamines A etC, tonique, antianémique, diurétique, vasoconstrictrice et, pour les jeunes mamans, qui favorise la montée de lait. Côté cuisine, l’ortie se marie bien avec des noisettes, les raisins secs, des pruneaux d’Agen et du chocolat, dans des gâteaux secs. Seules les jeunes feuilles sont douces à manger, les tiges sont fibreuses, d’ailleurs elles sont considérées comme textiles. Pour avoir des jeunes pousses presque toute l’année, il faut faucher régulièrement votre lieu de cueillette. À propos de cueillette, voici quelques règles de base à respecter : évitez les lieux pollués, abstenez-vous lorsque vous n’êtes pas sûr de la détermination d’une plante, cueillez avec sagesse et selon vos besoins, surtout s’il s’agit d’une plante pas très présente, et, enfin, ne ramenez à la maison que les parties comestibles, le tri sera ainsi déjà réalisé. Recette : La croustade aux orties CUISINE Le Territoire de Belfort bénéficie du double héritage des recettes traditionnelles du Sundgau et de celles de Franche-Comté. Ces recettes peuvent être détournées en substituant les légumes cultivés par des plantes sauvages. Voici la croustade aux orties, où il est question d’ajouter au plaisir d’une balade en pleine nature la joie d’une cueillette, puis le bonheur de partager une recette maison. ç Josiane Goepfert• Préparez la pâte brisée en mélangeant tous les ingrédients. Laissezla reposer 30 minutes au frigo.• Pendant ce temps, cuisez les orties à l’eau bouillante salée. Il faut environ 10 minutes, une fourchette doit facilement pénétrer dans les feuilles. Égouttez et hachez menu. APPEL Vous aussi partagez vos recettes ! Que vous les ayez en mémoire ou sous le coude, vos recettes de soupe aux orties, de quiche à l’ail des ours ou encore vos beignets aux fleurs d’acacia, de sureau, légumes et fruits de saison nous intéressent ! Peut-être même réalisez-vous votre confiture aux fleurs de pissenlit, ou de baies d’églantines, de prunelles ? Envoyeznous vos plus belles réussites, et nous publierons celles qui feront le plus saliver. Alors, tous à vos plumes, pour nous mettre en appétit ! Contact : pauline.moiret@cg90.fr• Préparez la béchamel en faisant fondre le beurre dans une casserole. Versez d’un coup la farine et remuez 1 minute sur le feu. Arrosez avec le lait et fouettez vigoureusement pendant 4 minutes, pour ne pas avoir de grumeaux. Si tel était le cas, vous pouvez mixer la préparation. Ajoutez les deux œufs, le hachis d’ortie et le comté râpé.• Partagez la pâte brisée en deux et étalez au rouleau 2 abaisses égales. Garnissez un plat à tarte avec l’une d’elles, versez la garniture et recouvrez avec la seconde abaisse. Froncez la bordure et badigeonnez le dessus avec le jaune d’œuf. Entaillez légèrement le dessus en croix avec un couteau, de façon à laisser s’échapper les vapeurs de cuisson. Laissez cuire à four chaud (th. 7) pendant environ une demi-heure. La croustade doit être bien dorée à la sortie du four.• Servez avec une salade sauvage de pousses de coquelicot, de mouron blanc, de laitue à couper et de fleurs de myosotis, de compagnon rouge et de salsifis des prés. l INGRÉDIENTS POUR 6 PERSONNES : Pour la pâte brisée : - 200 g de farine - 100 g de beurre - 1 pincée de sel - eau Garniture : - 200 g de jeunes pousses d’ortie -1 demi-litre de béchamel (40 g de beurre, 45 g de farine, 1 demi-litre de lait) - 2 œufs - 1 jaune d’œuf - 100 g de comté À SAVOIR Daniel Zenner, chroniqueur gastronomique et cuisinier alsacien, nous régale avec 2 tomes de Gastronomie et plantes sauvages et un autre livre intitulé Gastronomie et plantes des jardins, autrement dit les fameuses « mauvaises herbes », chez I.D. l’Édition. LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT N°148 VivreleTerritoire 25



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