[90] Vivre le Territoire n°147 avril 2014
[90] Vivre le Territoire n°147 avril 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°147 de avril 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... direction les routes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER routes CIRCULATION Elles relient toutes les communes du Territoire de Belfort et constituent un réseau sûr et entretenu pour tous ceux qui en ont l’usage : particuliers, entreprises, transports scolaires, bus… Elles ? Ce sont les routes départementales dont le pouls bat quotidiennement au rythme du flux des véhicules. ç Catherine Robet Des artères en pleine forme Un réseau routier, c’est un peu comme un système sanguin. Entre les artères principales – autoroutes et nationales –, qui relient les grandes villes de France, et les veines que sont les voies communales, les routes départementales alimentent un territoire de tout ce qui le fait vivre : emploi, loisirs, santé, éducation… Avec 547 km de réseau routier, le Territoire de Belfort est plutôt bien pourvu. La desserte du Pays-sous-Vosgien, réalisée par le Conseil général et ouverte dans sa totalité en 2009, a permis de résorber les dernières difficultés de circulation au nord de Belfort. « Aujourd’hui, il y a moins besoin de créer de nouvelles voiries, Maintenir la chaussée en état et assurer le confort et la sécurité des usagers. » La desserte du Pays-sous- Vosgien, ouverte dans sa totalité en 2009, est la dernière route créée par le Conseil général. explique Jean-Patrice Demange, directeur des routes au Conseil général. Cela n’empêche pas d’apporter des améliorations au réseau existant. » Des améliorations qui passent notamment par l’aménagement de dessertes au niveau des grands équipements du Territoire, tels que la gare Belfort-Montbéliard TGV ou encore le futur hôpital Nord Franche-Comté à Trévenans. Aux petits soins Désormais, la priorité est de préserver ce patrimoine routier en poursuivant un double objectif : maintenir la chaussée en état et assurer le confort et la sécurité des usagers. L’un des plus gros postes se révèle en effet dans les 4 millions d’euros annuels que consacre le Conseil général à l’entretien des routes et des ouvrages d’art. « Cela va de l’entretien courant, comme le traitement des fissures ou le comblement des nids-de-poule, au renouvellement complet du revêtement de la chaussée », poursuit le directeur (lire page 14). En moyenne dans le Territoire de Belfort, une route départementale subit un renouvellement complet de sa chaussée tous les 17 ans, soit 30 km chaque année. « Les routes coûtent cher à la collectivité, mais ces dépenses sont indispensables si nous voulons maintenir un haut niveau de service », reconnaît Jean- Patrice Demange. En bon gestionnaire des deniers publics, la direction des routes n’écarte pas les solutions plus économiques. Hors agglomération, dans les secteurs ruraux peu fréquentés, elle privilégie notamment l’utilisation d’enduits superficiels, deux fois moins chers que les enrobés. Même si la technique est moins appréciée, car elle oblige à réduire la vitesse dans les premiers jours de mise en œuvre, elle fournit aux automobilistes une très bonne adhérence comparée à ses cousins « enrobés » qui laissent une chaussée lisse et noire. Usages et usagers Autre mission de la direction des routes, l’exploitation du réseau, c’est-à-dire la gestion des différentes perturbations qui l’affectent et contrarient la circulation. Ce peut être des événements programmés, comme les chantiers et les événements sportifs, ou des imprévus comme les accidents, les chutes d’arbres, une route inondée… Pour faire face à toutes les situations, le Conseil général dispose de cinq centres d’exploitation routiers. Depuis le transfert des personnels de la Direction départementale de l’équipement (DDE) au Conseil général, c’est à eux que reviennent l’entretien et la gestion du réseau. L’hiver, ce sont également ces postes avancés qui déneigent et permettent ainsi à tous de se déplacer dans le département (lire page 15). Partenaire des communes Si les aménagements sur routes départementales en agglomération restent à la charge des communes, le Conseil général mène depuis 25 ans une politique volontariste destinée à sécuriser les entrées des villages, les principaux carrefours et les zones centrales (école, mairie…). Plus de 200 aménagements communaux ont ainsi pu être réalisés grâce au Département qui finance 50% du coût des travaux. « C’est une action particulièrement appréciée des maires », qui participe à l’économie locale puisque la quasi-totalité des chantiers est confiée à des entreprises de la région. Il revient également au Conseil général de répartir le montant des amendes de police récoltées par l’État. Versée aux communes, cette manne financière est directement injectée dans les travaux de mise en sécurité. Le Conseil général est également amené à participer à des projets pilotés par l’État. En 2012, il réalisait l’échangeur des Fougerais situé sur la RN 1019 pour offrir une 12 VivreleTerritoire N°147 LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT
DOSSIER routes Les agents des cinq centres d’exploitation routiers du Conseil général assurent l’entretien et la surveillance du réseau départemental. 2 QUESTIONS À Anne-Marie Forcinal, 1 re vice-présidente du Conseil général, déléguée aux transports et aux déplacements nouvelle desserte au parc d’innovation la Jonxion, à la gare TGV et à la caserne du 1er régiment d’artillerie. Le cas se renouvellera bientôt avec le projet de réaménagement de l’échangeur autoroutier à Sevenans. Celui-ci étant attendu depuis plusieurs années, le Département s’est engagé à participer à son financement dans l’objectif d’accélérer le démarrage des travaux. L’enjeu est EN CHIFFRES 5 centres d’exploitation routiers 14 circuits de déneigement 547 km de routes départementales 264 ouvrages d’art 1 031 aqueducs 183 murs de soutènement de taille puisqu’il s’agit d’absorber l’augmentation du trafic généré par l’ouverture du nouvel hôpital et par la mise en service de l’autoroute suisse Transjurane. Anticipation et prévention sont donc de mise pour que les artères routières du Territoire restent en bonne santé. l www.cg90.fr/route Vivre le Territoire : Le Conseil général mène régulièrement des chantiers sur le réseau routier. Quelle place ces opérations occupent-elles dans la politique départementale ? Anne-Marie Forcinal : Il faut que les habitants puissent circuler sur des routes en bon état, hors agglomération mais également dans les communes où les maires sont responsables de l’entretien des voies départementales. Nous menons d’ailleurs depuis de nombreuses années un programme d’aide aux communes – les opérations partenariales de sécurité – qui permet de financer à hauteur de 50% les travaux de mise en sécurité à l’entrée des villages, près des écoles ou encore des mairies. Le Conseil général agit ainsi pour garantir un réseau routier de qualité. Par ailleurs, il n’est plus nécessaire de créer de nouvelles routes. Par contre, nous devons accompagner les grands projets qui impactent notre réseau. C’est le cas du futur échangeur autoroutier à Sevenans. Il va permettre de fluidifier le trafic dans un secteur en plein développement, où se trouve la gare TGV, le parc d’innovation de la Jonxion, le futur hôpital Nord Franche-Comté et son pôle logistique… Nous avons par ailleurs financé pour moitié les travaux d’aménagement de l’itinéraire des convois exceptionnels pour permettre aux grands industriels du secteur de l’énergie, installés à Belfort, d’asseoir leurs activités dans le Territoire. Un exemple qui montre que routes départementales et économie sont aussi étroitement liées. Vivre le Territoire : Ce patrimoine routier nécessite un entretien conséquent. Quels en sont les enjeux ? Anne-Marie Forcinal : En premier lieu, la sécurité des personnes qui empruntent les routes départementales. Les agents des centres d’exploitation routiers surveillent en permanence le réseau pour intervenir et réparer une chaussée abîmée. Les réunions avec les maires permettent également de pointer les endroits dangereux où il faut programmer des travaux plus importants, par exemple pour modifier un carrefour. L’hiver, les habitants du Territoire sont également très attentifs à la qualité du déneigement des routes. Il est donc de notre devoir d’assurer un service public à la hauteur des attentes, toute en cherchant a en réduire l’impact financier et environnemental. Je tiens d’ailleurs à rappeler que la Direction des routes du Conseil général s’est rapprochée de la Direction de l’environnement pour mettre en place des actions innovantes. Par exemple, le fauchage des bas-côtés est réduit à deux fois par an pour offrir aux insectes pollinisateurs des corridors écologiques. Des dispositifs réfléchissants ont également été installés pour effaroucher le gibier et l’éloigner des zones dangereuses. C’est également une sécurité supplémentaire pour les automobilistes qui risquent de perdre le contrôle de leur véhicule en percutant un animal. La route est aussi synonyme de vacances et de découverte. J’ai donc tenu à ce que des panneaux touristiques indiquant le nom des cours d’eau soient installés sur chaque ouvrage d’art. Les routes doivent être sûres et belles ! l LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT N°147 VivreleTerritoire 13



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