[90] Vivre le Territoire n°140 jui/aoû 2013
[90] Vivre le Territoire n°140 jui/aoû 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°140 de jui/aoû 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : cet été venez découvrir le Territoire de Belfort.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 TERRITOIRES actualités L’économie créative sort de l’ombre ÉCONOMIE La culture et la création seraient sources de croissance. Pour en avoir le cœur net et mieux cerner la place qu’elle occupe dans le Nord Franche-Comté, une étude a été commandée par le Syndicat Mixte de l’Aire urbaine (SMAU). Les résultats sont éloquents. ç Catherine Robet Aux sceptiques qui persistent à croire que la culture « coûte cher » et qu’elle « ne sert à rien », l’étude commandée par le SMAU et remise au Conseil général du Territoire de Belfort en juin dernier saura les faire changer d’avis. Menée comme une enquête, elle met en lumière une part de l’activité économique de l’Aire urbaine encore méconnue et qui a pour moteur la culture et la création artistique. Pendant un an, les chercheurs de l’unité mixte de recherche SAGE (Sociétés – Acteurs – Gouvernements en Europe) de l’université de Strasbourg sont allés interroger des responsables associatifs, des musiciens, des troupes de théâtre, des graphistes, des architectes, des programmateurs informatiques, des designers… Au final, ils sont arrivés à un constat très surprenant. « L’économie créative génère au minimum un chiffre d’affaires de 324 millions d’euros par an dans l’Aire urbaine hors industrie, commente Kevin Matz, chercheur en science politique et l’un des auteurs L’Aire urbaine recèle une richesse, jusqu’alors insoupçonnée, qui permet à 7 800 personnes de travailler. » de cette étude. Et si l’on tient compte de l’activité des employés de l’industrie dont le métier relève de ce secteur, tels que les designers de chez Peugeot par exemple, on arrive à 960 millions d’euros. » Une richesse insoupçonnée qui permet à plus de 7 800 personnes de travailler. « Même un artiste sculpteur ne travaille pas seul, ajoute Jean-Damien Collin, directeur du développement culturel au Conseil général. Il génère de l’activité en faisant, par exemple, appel à des fondeurs de métal pour réaliser une œuvre, à des transporteurs pour l’amener à son lieu d’exposition, à des imprimeurs pour l’édition du catalogue… » Une seule création de l’esprit et sa mise en œuvre mobilisent plusieurs métiers et secteurs différents. Du concept à la réalité Si les parcours professionnels sont variés, les acteurs de ce domaine ont en commun d’habiter plutôt les pôles urbains de Montbéliard et Belfort. « Le plus intéressant, c’est le constat que les métiers créatifs ne sont pas unique- Audrey Talfumier, graphiste indépendante à Belfort Même s’il est difficile d’en vivre, mon métier me plaît. « Après mes études à Strasbourg, j’ai suivi une formation à l’école d’art Gérard Jacquot à Belfort. Ensuite, j’ai travaillé pour un groupe international comme graphiste au service marketing où je concevais l’habillage graphique des emballages cartonnés. Après mon licenciement économique, j’ai ouvert ma propre boîte « Luna Graphica ». Mon métier me plaît beaucoup, même si actuellement c’est plutôt difficile. Pour la première fois après cinq ans d’activité, mes comptes sont dans le rouge. Mais je suis d’un naturel optimiste et je ne compte pas abandonner ! » VivreleTerritoire N°140 LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT Comédien, graphiste indépendant, concepteur de logiciels, réalisateur, musicien…, l’économie créative génère des emplois et des activités économiques très diversifiés. ment occupés par des Bac + 5. Ce n’est pas un secteur élitiste, d’où le fort potentiel de développement qu’il renferme. » L’absence de diplôme peut donc être compensée par le talent. Toutefois, Kevin Matz met en garde contre les idées reçues. « Les métiers artistiques sont très attractifs, surtout pour les jeunes, et très stimulants sur le plan personnel car ils permettent de s’exprimer. Mais attention à la réalité du terrain. » Emplois précaires, conditions de travail parfois difficiles, contrats en intermittence… Le revers de la médaille doit faire réfléchir. « C’est pourquoi cette première photographie de l’économie créative à l’échelle locale peut nous aider à faire évoluer nos politiques, notamment éducatives et culturelles, en tenant compte de l’importance de ce secteur, » conclut Jean-Damien Collin. Une réflexion que mène également la Communauté européenne, en particulier depuis que d’autres chiffres très prometteurs ont été rendus publics : l’économie créative en Europe devance le secteur de l’immobilier ou de l’industrie chimique ! l À SAVOIR Une étude* a établi que les secteurs culturels et créatifs représentaient 2,6% du PIB de l’Union européenne, avec une croissance plus rapide de 12% que celle de l’économie générale. Ils concernent quelque 5 millions de personnes en activité. (* « Study on the Economy of Culture in Europe », étude conduite en 2006 par KEA à la demande de la Commission européenne) PRATIQUE Les résultats de l’étude sur l’économie créative sont consultables en ligne sur : www.pays-aireurbaine.com
TERRITOIRES actualités RANDONNÉE GUSTATIVE DE SAINT-DIZIER-L’ÉVÊQUE Le rendez-vous incontournable avant la rentrée À SAVOIR Renseignements et inscriptions (avant le 10 août dans la limite des places disponibles) au 03 84 36 03 54/03 84 56 31 63 ou par courriel : anniep2749@ live.fr/hcolin90@free.fr Adultes : 24 euros Jeunes de 12 à 16 ans : 12 euros Enfants de 6 à 12 ans : 5 euros TOURISME La péniche restaurant remet le couvert La boucle est bouclée. Le bâtiment qui accueille aujourd’hui le siège de la Communauté de communes de la Bourbeuse abritait jadis le « Restaurant du canal ». La collectivité ayant investi les lieux et disposant de la compétence « tourisme » est à l’origine de la création du restaurant « La Péniche » qui, comme son Y ALLER La Péniche Halte fluviale de Montreux-Château Ouvert tous les jours, midi et soir sauf le dimanche soir et le lundi toute la journée. Tél : 03 84 58 91 28. On savoure et on déguste… la promenade, le paysage et le menu. La 12 e édition de la randonnée gustative de Saint-Dizier-l’Évêque aura lieu cette année le dimanche 25 août dans la petite commune du sud du Territoire de Belfort. Organisée par l’association « En marche avec Saint- Dizier » et soutenue par le Conseil général du Territoire de Belfort, la balade dominicale a gagné en maturité et en saveur au fil des ans jusqu’à accueillir plus de 1000 randonneurs l’an passé : 400 « seulement » avaient répondu présent lors de la toute pre- Il y avait une forte demande. C’est un site touristique très fréquenté. » mière édition. Le circuit de 7,5 km sillonne le village, les vignes, la campagne, la forêt et est ponctué de cinq étapes gourmandes. Il dure environ 2 h 30 et s’adresse à toute la famille. Cette année encore, les pauses gastronomiques composeront, à la fin du parcours, un repas complet, avec apéritif, entrée, plat, fromage et dessert. Une dégustation à l’aveugle de cinq vins différents sera également proposée aux adultes. Les départs se feront par groupes d’une soixantaine de personnes, toutes les 10 minutes environ entre 11h et 13h. l N.G. À SAVOIR Un pôle d’excellence rurale est un projet de développement qui contribue à l’attractivité et au développement d’un territoire rural. 115 projets de pôles d’excellence rurale ont été retenus et présentés en 2010 par les ministères alors en charge de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de l’espace rural et de l’aménagement du territoire. Le restaurant dispose d’une terrasse et d’une salle pouvant accueillir 35 convives. Les vignes de Saint-Dizier-l’Évêque nom l’indique, se trouve sur une… péniche ! « Le bateau appartient à la communauté de communes. Il est amarré au port fluvial de Montreux-Château. C’est un projet qui a vu le jour lorsque la Communauté de communes est devenue le premier Pôle d’excellence rural du Territoire de Belfort au titre du développement touristique en 2010 », explique Laurent Conrad, Maire de Montreux- Château et délégué communautaire. Quatre projets étaient éligibles : la réalisation d’une liaison douce entre le centre du village et la piste cyclable Eurovélo 6, la restauration de l’ancienne synagogue de Foussemagne et la réalisation d’un musée, la construction d’un ponton d’amarrage pour les plaisanciers sur le canal du Rhône au Rhin à Brebotte et la péniche restaurant à la Halte fluviale. « Il y avait une forte demande. C’est un site touristique très fréquenté par les cyclistes qui empruntent l’Eurovélo 6, les promeneurs le long du canal et les camping-caristes installés sur l’aire toute proche. Il nous manquait un endroit convivial où les touristes pourraient se restaurer ou prendre un verre en terrasse. » Après une première tentative en 2012 échouée puisque la péniche a failli sombrer à la suite d’une avarie liée au gel, le restaurant a réouvert ses portes en mars dernier. L’intérieur a été totalement réaménagé et de nouveaux gérants ont été recrutés. Une carte gourmande, un cadre bucolique, le clapotis de l’eau contre la coque. Pour un peu, lorsque le soleil brille, on se croirait en vacances le temps d’une pause-déjeuner. l N.G. LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT N°140 VivreleTerritoire 9



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