[90] Vivre le Territoire n°140 jui/aoû 2013
[90] Vivre le Territoire n°140 jui/aoû 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°140 de jui/aoû 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : cet été venez découvrir le Territoire de Belfort.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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TRANSPORTS THÉMATIQUE routes titre N’en jetez plus, les fossés sont pleins ! ENTRETIEN Chaque année, la direction des routes du Conseil général ramasse des tonnes de déchets en tout genre sur les bords des routes départementales. La collectivité ne baisse pourtant pas les bras et renforce encore ses actions en faveur de l’environnement. ç Catherine Robet Voilà l’été ! Une saison qui annonce le va-et-vient des vacanciers sur les routes départementales et qui voit aussi fleurir sur les bas-côtés des chaussées… les détritus ! Jetés par la fenêtre de la voiture ou sciemment déposés dans le fossé, ils sont des milliers à joncher le sol, avec un impact à la fois sur l’environnement mais aussi sur l’image du département. « On trouve de tout, déplore Maud Lamour, responsable du Pôle entretien au sein de la direction des routes du Conseil général. Cela va des emballages gras de nourriture lorsqu’il y a un fast-food à proximité, aux papiers et plastiques de toutes sortes, jusqu’aux encombrants volumineux. » Des pneus, des matelas, de la ferraille, et même des sacs d’ordures ménagères sont ainsi ramassés par les agents des Centres d’exploitations routiers du Michel Roy Responsable d’équipe au centre d’exploitation routier de Belfort Certaines zones sont plus sales que d’autres. « L’été, c’est surtout aux abords des restaurants rapides que l’on ramasse le plus de papiers gras et de cartons. Il y a aussi de nombreuses bouteilles d’eau, des canettes de bières… On ramasse à pied, avec une pince spéciale, des gants, et un sac-poubelle. Pour les gros détritus, il faut s’y mettre à plusieurs, bien sûr, et aller chercher le camion pour charger. Pour trois kilomètres de route à nettoyer, il faut une journée entière. Et certaines zones sont plus sales que d’autres : entre Bavilliers et Essert, il n’y a qu’un kilomètre de route départementale. Nous y ramassons tout de même 100 litres de déchets à chaque passage. C’est vraiment décevant de voir cela ! Il faudrait mieux sensibiliser les automobilistes pollueurs à ce problème. Il faut qu’ils comprennent que la route n’est pas une poubelle. » 20 VivreleTerritoire N°140 LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT Département. Les aires de repos et les points d’arrêt touristiques aménagés pour faire une pause au cours d’un trajet routier pourraient être confondus avec une décharge publique s’ils n’étaient pas, chaque semaine, débarrassés de leurs immondices. Entretien Régulièrement, les agents départementaux ramassent ce qui, pourtant, aurait dû prendre le chemin de la poubelle ou de la déchetterie. « C’est très ingrat d’être obligé de pallier le manque de scrupule de certains automobilistes, et surtout cela coûte cher ! » poursuit la responsable. En 2012, le Département a ainsi déboursé plusieurs milliers d’euros pour le traitement des déchets ménagers. Pour les encombrants, les agents doivent consacrer du temps au tri des matériaux puis au transport vers une déchette- Sécurité et préservation de l’environnement constituent un leitmotiv à l’origine d’une nouvelle pratique mise en place cette année. » rie. Sur une année, ils gèrent ainsi 24 tonnes de détritus. Une tâche qui empiète sur leur mission première de maintenance du réseau départemental, et qui parfois même l’entrave. Environnement En effet, les déchets peuvent gêner le fauchage des bas-côtés et des fossés. Or, la coupe de l’herbe permet, entre autres, d’assurer une bonne lecture de la route dans les virages, une meilleure visibilité des accotements en cas de manœuvre ou de stationnement d’urgence et le bon écoulement des eaux de pluies. « Si des sacs ou des matériaux traînent en bord de route, on ne peut pas faucher, il faut d’abord nettoyer », précise Maud Lamour. Sécurité et préservation de l’environnement constituent par ailleurs un leitmotiv à l’origine d’une nouvelle pratique mise en place cette année : le fauchage raisonné. Traditionnellement, la coupe des végétaux en bordure de route avait lieu trois fois par an, au printemps, en été et avant l’hiver. Désormais, les centres d’exploitation réaliseront deux fauchages, le premier toujours au printemps lorsque la végétation repousse et le second à partir de la mi-août. « Il s’agit
REPÈRES Le nettoyage des routes en chiffres 4 centres d’exploitation routiers départementaux 546 km de routes à entretenir 24 tonnes de déchets ramassés aux bords des routes par an 2 341 heures de travail consacrées exclusivement au ramassage des déchets en 2012 1 237 heures consacrées au nettoyage des points d’intérêt touristiques et des aires de repos d’une pratique de plus en plus courante, non seulement du fait de la préoccupation environnementale, mais également pour le gain de temps et d’argent qu’elle génère », poursuit la responsable. Économie d’entretien, de carburant et augmentation de la durée de vie du matériel ont convaincu la direction des routes d’évoluer dans ce sens. Fleurs et insectes Les bénéfices écologiques liés à la mise en place du fauchage raisonné ont été étudiés par les services de l’environnement du Conseil général. « Après une première expérience réalisée à proximité des sites naturels sensibles, on a pu constater qu’en laissant le temps à la flore d’achever son cycle de fleurissement, le passage à deux coupes au lieu de trois permettait de préserver les espèces d’insectes pollinisateurs, et en particulier les papillons, en créant des corridors écologiques », explique Myrtille Le Moteux, chargée de développement à la direction de l’environnement du Conseil général. Véritables bioindicateurs, les papillons témoignent de l’équilibre écologique d’un territoire. Les bords des routes jouent alors le rôle de pont végétal reliant entre elles les parcelles agricoles. Ils offrent un véritable refuge aux insectes, en particulier lorsque les champs sont fauchés. Alors, si l’herbe est un peu haute cet été, pensons aux papillons et luttons contre les déchets sauvages, pour que la nature reste belle. l Cette été, consultez l’actualité des travaux routiers départementaux à la rubrique « Facilitons les transports ». TRANSPORTS THÉMATIQUE routes titre Désormais, les bas-côtés des routes départementales seront fauchés deux fois par an au lieu de trois. Grâce aux accotements routiers, les insectes pollinisateurs passent d’une parcelle agricole à une autre. LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT N°140 VivreleTerritoire 21



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