[90] Vivre le Territoire n°138 mai 2013
[90] Vivre le Territoire n°138 mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°138 de mai 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : la réouverture de la voie ferrée Belfort-Delle a été validée lors du conseil d’administration de Réseau ferré de France (RFF) le 28 mars dernier.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MÉMOIRE coopération AGENDA Les Archives départementales présentent une exposition consacrée aux actions menées depuis 30 ans par les comités de jumelage, associations de solidarité et collectivités du Territoire de Belfort en lien avec les acteurs locaux opérant à Tanghin-Dassouri et Komki-Ipala. « Territoire de Belfort – Burkina Faso : du temps de l’aide humanitaire à la coopération décentralisée, trente ans d’aventure humaine », exposition jusqu’au 24 mai 2013. Hall de l’Hôtel du Département, place de la Révolution Française à Belfort Du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h30. Une aventure humaine de 30 ans au Burkina Faso En 1982, Louis Lacaille, syndicaliste belfortain tourné vers la défense de la dignité humaine, répond à l’appel d’un père blanc de Dassouri, un village du Burkina Faso qui subit alors une sécheresse dramatique. En Afrique, il découvre une réalité qui le stupéfie et le révolte. ç Joseph Schmauch S’appuyant sur les photographies collectées au cours de ses voyages, Louis Lacaille déclenche alors un élan de solidarité populaire, relayé par des municipalités, des associations, des écoles, des bénévoles et des donateurs individuels. Les jumelages constituent alors un moyen de sensibiliser les élus locaux et les habitants du Territoire de Belfort aux enjeux du développement des pays du Sud. 30 VivreleTerritoire N°138 LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT Apprentissage de l’écriture en langue moré à l’école Bang’r Zaka. Cahier réalisé par les enfants de Grandvillars et vendu au profit du jumelage. Mouvement associatif Au secours d’urgence des premiers temps, succède une série d’actions visant à soutenir l’éducation, la santé et l’artisanat. Dès 1982, un vaste mouvement de solidarité est mis en œuvre dans tout le département. C’est la grande époque des jumelages entre établissements scolaires : chaque année, plusieurs tonnes de matériel scolaire (livres, cahiers, stylos, dictionnaires, crayons, etc.) sont collectées dans les écoles et collèges du Territoire de Belfort et expédiées au Burkina Faso. Cette solidarité entre populations belfortaine et burkinabè prend forme aussi dans les villages du département, s’appuyant, à défaut de liens institutionnels, sur des associations communales. En 1983, la municipalité de Valdoie soutient les actions engagées dans le village de Vipalogo. Dès 1984, 29 communes du Territoire de Belfort et de l’Aire urbaine disposent d’une association impliquée dans des projets au Burkina. Ces actions sont enfin complétées, à partir de 1985, par des convois de vivres et de fournitures à destination de l’Afrique. Le plan de développement local Le partenariat prend cependant une orientation nouvelle lorsque Pierre Michaillard succède à Louis Lacaille à la présidence du comité de jumelage en 1995. Les projets impliquent désormais davantage les populations de Tanghin-Dassouri et Komki-Ipala. Ils permettent notamment d’accompagner la formation des futurs décideurs locaux dans la perspective de la décentralisation qui se profile dans le pays. À la suite d’une visite du président du Conseil général et du président du comité de jumelage en 1995, le projet Dassouri prend une nouvelle dimension et priorité est donnée à un dévelop-
pement économique durable au Burkina. Ce projet original et ambitieux prend le nom de plan de développement local. Pierre Michaillard s’installe alors à Ouagadougou, en 1998, où il devient le principal relais du jumelage sur le terrain. Naissance des communes En 1993, suite au vote d’une loi de décentralisation par le parlement burkinabè, des conseils municipaux sont installés à Tanghin-Dassouri et Komki-Ipala en 1995 et les budgets votés dans la foulée. La décentralisation conduit la coopération décentralisée à prendre un nouveau visage, en accompagnant les communes burkinabè dans la gestion des structures dont elles ont la charge. L’interlocuteur, dans le cadre des jumelages, devient le conseil municipal présidé par le maire. L’enjeu est important : il s’agit de fonder l’État par la base afin de voir émerger une citoyenneté nationale au travers de la citoyenneté locale. Depuis 1999, date de la création du CERCOOP (Centre de ressources pour la coopération décentralisée en Franche-Comté), ces partenariats se sont renforcés sur la base d’une mutualisation progressive des projets menés en ce sens par différentes collectivités territoriales franccomtoises, dans le but de favoriser le développement de synergies entre acteurs. Quatre axes prioritaires d’actions sont ainsi retenus depuis 2010 : agriculture et alimentation, tourisme et patrimoine, eau et assainissement, fracture numérique. Si l’action du Conseil général s’est concentrée au cours des dernières années sur le développement du maraîchage et du tourisme, des efforts collectifs (Département, Ville de Belfort, associations et comités de jumelage franc-comtois) ont également porté sur le développement d’écoles de la « deuxième chance », sur l’exemple de l’école Bang’r Zaka, afin de pallier l’absence de scolarisation pour de nombreux enfants burkinabè. l Louis Lacaille lors d’une campagne d’information menée par le Secours populaire à Belfort en 1985. MÉMOIRE coopération Point de distribution d’eau à Tanghin-Dassouri. LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT N°138 VivreleTerritoire 31



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