[90] Vivre le Territoire n°137 avril 2013
[90] Vivre le Territoire n°137 avril 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°137 de avril 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : budget 2013, contraintes et responsabilité.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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SOCIÉTÉ labellisation ENFANCE Le Territoire de Belfort, ami des enfants En 2002 l’Unicef a mis en place le réseau « Ville amie des enfants » pour promouvoir l’application des droits des enfants, améliorer leur vie quotidienne, développer leur participation et leur écoute ainsi qu’un esprit de solidarité internationale. Depuis 2010, ce partenariat s’adresse également aux Conseils généraux, dont les compétences en font des acteurs de premier plan pour la promotion et le respect des droits de l’enfant. « Nous avons été sollicités par l’Association des Départements de France pour proposer notre candidature à l’Unicef afin d’obtenir le label Département ami des enfants », explique Serge Varvatis, Directeur de l’enfance et de la famille au Conseil général du Territoire de Belfort. Actuellement quatre départements sont inscrits dans la démarche : la Seine-et-Marne, le Doubs, le Val-de-Marne et les Hautes-Alpes. « Nos compétences autour de l’enfance sont importantes. L’intérêt de ce label, pour notre département, est qu’il permettra de valoriser les actions que nous menons en matière de prévention, de protection, d’éducation, de santé… » En devenant « Département ami des enfants, partenaire de l’Unicef », le Conseil À SAVOIR Dans le Territoire de Belfort, plus de 25% de la population a moins de 20 ans. DROITS DE L’ENFANT Un seul traité La Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) a été adoptée en 1989 à l’unanimité par les États membres des Nations Unies. Elle repose sur quatre grands principes : la non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, la survie et le développement de l’enfant, la participation. La CIDE est le traité le plus largement et le plus rapidement ratifié (193 pays). C’est le 1 er texte obligatoire et le seul traité qui reconnaît les droits fondamentaux à l’enfant. En savoir plus : www.droitsenfant.org/convention/général affiche son engagement dans le domaine de la protection de l’enfance. Il fait également le choix de mettre en œuvre des politiques locales innovantes pour faire vivre concrètement la Convention internationale des droits de l’enfant (Lire ci-contre). « Nous devrons développer l’implication des jeunes au travers d’actions de citoyenneté et de démocratie participative et établir régulièrement un état des lieux sur la situation des enfants et sur le budget que nous consacrons aux actions en direction de cette population », poursuit le Directeur. Par ailleurs, le Département devra soutenir l’action de l’Unicef sur l’ensemble de son territoire ainsi que dans ses actions de solidarité internationale. Le Territoire de Belfort saura avant la fin de l’année s’il est ou non labellisé : « Ami des enfants ». l N.G. COMMERCES Une charte pour reconnaître la qualité Mise en place par la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) en 2008 avec le soutien du Conseil général du Territoire de Belfort, la Charte Qualité, Commerce, Artisanat, Services a été attribuée depuis à une centaine de commerçants. « L’inscription dans cette démarche est volontaire », explique Marie-Christine Girard, de la CCI. « Il s’agit d’une reconnaissance de la qualité du service réservée chaque jour au client. » Pour obtenir le label, il faut être irréprochable sur 73 points de contrôle répartis en quatre thèmes : l’accueil téléphonique, les extérieurs du magasin, son intérieur et l’accueil, l’écoute et le conseil donnés aux clients. « Une fois inscrit, après avoir passé une sorte d’examen blanc qui lui permet d’améliorer les points qui doivent l’être, le commerçant est testé par un client mystère dans sa boutique et par téléphone. » Pour être labellisé, il doit obtenir impérativement la note minimale de 8 sur 10 à chacun des thèmes : on ne rigole pas avec la qualité de service ! « Cette charte permet aux commerçants de faire le point sur le niveau de qualité qu’ils offrent à leurs clients et de l’afficher clairement dans leur boutique. C’est également un outil de management et de motivation pour les équipes. » Attribué pour une année, c’est aussi une remise en cause permanente. Après cinq ans d’existence, une enquête de satisfaction va être menée auprès des clients des commerçants labellisés pour faire évoluer le dispositif et aller encore plus loin dans les critères de contrôle. La charte devrait également intégrer un label national, gagnant ainsi en visibilité. l N.G. Pour en savoir plus et connaître les commerçants engagés dans la Charte Qualité, Commerce, Artisanat, Services, rendez-vous sur www.enseignesdequalité.com. Gilles Jacquemain Boucher traiteur à Essert Un excellent outil de motivation Installé à Essert depuis six ans, Gilles Jacquemain a obtenu le label en 2013. « J’ai attendu d’être parfaitement installé pour m’inscrire dans la démarche. Nous avons reçu la visite du client mystère à la fin de l’année 2012. C’est beaucoup plus révélateur qu’une enquête auprès des clients », explique ce boucher dynamique qui se remet en question chaque jour. « Je souhaitais savoir ce que je devais améliorer. C’est très positif, les clients sont curieux et attentifs à ce genre d’initiative. C’est également un excellent outil pour motiver mes collaborateurs parce que leurs efforts pour bien faire sont récompensés. » Le fanion, symbole du label obtenu, est affiché en très bonne place dans sa boutique. 24 VivreleTerritoire N°137 LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT
ENVIRONNEMENT THÉMATIQUE jardiner titre bio Les conseils de Josiane Goepfert Avril au potager Il est encore temps de répandre du compost pour les légumes gourmands, à raison d’un seau ou deux pelletés par m², mais ne l’incorporez pas à plus de 5 cm de profondeur. Attendez deux semaines avant les semis et une avant de planter. Si la terre est mouillée attendez qu’elle soit sèche pour semer. Si vous vous basez sur des revues nationales, comptez trois semaines de retard par rapport au climat parisien. En pleine terre : semez des radis et salades, petits pois, carottes, épinards, oseille, panais, cerfeuil et persil. Ces semis supportent de légères gelées, vous pouvez aussi les couvrir d’un voile de forçage. Plantez oignons, ail, et échalotes ; et aussi arbustes, rosiers, groseilliers, framboisiers, fraisiers et aromatiques vivaces. Enfin désherbez les parcelles ornementales et les allées, pour bien démarrer la saison. En pépinière : tous les choux, des salades, des fleurs annuelles (capucine, souci, pois de senteur…) et des plantes aromatiques (ciboulette à l’extérieur, basilic dans la maison). Pour préparer une bonne terre de jardin POTAGER Bêcher la terre en automne, enfouir du fumier, passer le motoculteur au printemps, bien désherber pour rendre le jardin « propre » … Stop ! Cherchez les cinq erreurs ! Cette année, révolutionnez vos pratiques jardinières et boostez vos récoltes. ç Josiane Goepfert J’entends des murmures : « Mais on a toujours fait comme ça. » Comme, sans doute, vous avez toujours eu recours aux traitements ? Normal : le sol, mal traité, étouffe, se tasse, s’érode et ne sait plus défendre les végétaux contre les parasites et les maladies. Quant au jardinier, qui bine, bêche et sarcle à tour de bras, et bien… il a mal au dos ! Un sol naturellement fertile Reprenons depuis le début. Au commencement il y a la roche-mère, sur laquelle les alternances de gel, dégel, pluies et soleil dégradent la pierre. Lichens, mousses et plantes pionnières s’y installent. Les racines poursuivent la dégradation de la pierre en limons et argiles, tandis que la litière des feuillages fait appel aux décomposeurs de matière organique, pour la transformer en humus. Ainsi naît un sol vivant, avec ses milliards de micro-organismes dans un seul gramme de terre, avec ses microbes, bactéries, champignons, cloportes et autres vers de terre. Comprendre que ce sont eux les véritables travailleurs de la terre, c’est déjà faire la moitié du chemin. Bêcher puis laisser le sol à nu (entre deux rangs de légumes, entre deux cultures) entrave le développement de bactéries et de champignons microscopiques sur les racines des plantes. Pourtant ils assurent non seulement une meilleure fertilisation des végétaux (en azote, phosphore…) mais renforcent les défenses naturelles des plantes contre les stress climatiques (sécheresse…) et les parasites. Ainsi, la fertilité d’un sol ne dépend plus seulement des engrais que vous y apportez, mais aussi de la manière dont vous le travaillez. OUTILLAGE Un investissement durable Prendre soin de son sol Traditionnellement le bêchage automnal sert à ameublir la terre (pire à enfouir du fumier, on verra cela le mois prochain) et les sarclages continus en saison, à la maintenir dans cet état. La tradition a raison lorsque l’on hérite d’une « mauvaise » terre, mais le travail du jardinier consiste à lui donner tort dans la durée. En effet au bout de quelques années, le nombre est variable selon l’état initial des lieux, il remise (ou donne) sa bêche, pour ne plus retourner la terre. Le travail de la terre avant semis (au Québec on dit « la rendre amoureuse ») se fera à la grelinette. C’est quoi ce mot barbare ? C’est tout simplement l’outil inventé par Monsieur Grelin pour aérer le sol sans le retourner, pour respecter l’habitat de ses nombreux habitants (comme ceux qui vivent en surface parce qu’ils ont besoin d’oxygène)… Puis M. Grelin a été copié, et les copies s’appellent bio bêche. Pour les surfaces importantes, nécessitant l’usage d’un motoculteur, veillez à utiliser la vitesse la plus lente, en un seul passage. Les petites mottes restantes assureront une meilleure circulation de l’eau et de l’air. Pensez aux « p’tites bêtes » qui vont vous faciliter la vie. l Où trouver la grelinette ? Dans les jardineries ayant signé la charte de « zéro phyto » pour un développement durable ou les catalogues de produits bio par correspondance. Vous trouverez l’une ou l’autre version de la bio bêche. Comment l’utiliser ? Une fois en possession de l’engin, vous pouvez l’utiliser toute l’année sur une terre à décompacter et à désherber. Il suffit d’enfoncer les dents dans la terre, d’abaisser les manches vers soi, et de les secouer pour laisser s’effriter les mottes et éventuellement ramasser les herbes déchaussées à retirer du jardin. Reculez à chaque fois de 15 cm, et réitérez l’opération. C’est facile à faire et surtout beaucoup plus rapide que de bêcher ou de sarcler, le tout sans effort. Côté coût : environ 100 €. AGENDA Dimanche 12 mai à 14h30 : « Réussir un bon compost », atelier jardin proposé par la Maison départementale de l’environnement aux jardins ouvriers des Forges à Belfort (Renseignements : 03 84 29 18 12) PRATIQUE À lire pour approfondir le sujet : - www.terredhumus.fr - Revue les 4 saisons du jardin bio, n°196 – 197 – 198 (Editions Terre Vivante). LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT N°137 VivreleTerritoire 25



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